[1] Sir George Prevost (1767-1816), gouverneur, successeur de Craig; commandant des forces armées de l'Amérique du Nord pendant la guerre de 1812-1814.
[2] Depuis le 18 janvier 1813, le Dr René-Joseph Kimber (1786-1843), né à Québec, est le chirurgien du 4e bataillon cantonné à Saint-Denis. Il devient plus tard député de Trois-Rivières et de Champlain. ANC, RG 9, Milice et défense, IA7, vol. 12.
[3] Louis-François Dunière (1754-1828), major du 4e bataillon de la milice d'élite et incorporée, depuis le 25 mai 1812.
[4] Le Dr François Blanchet (1776-1830) de Québec, chef de l'état-major médical du Bas-Canada.
[5] William Morrison (1785-1866), commerçant de fourrure à sa retraite depuis 1826, établi sur l'île qui porte son nom, près de Berthier.
[6] L'expression «bourg pourri» désigne un lieu où les voteurs sont peu nombreux par rapport à la population; ici, en occurrence, il s'agit d'un bourg où la corruption politique est monnaie courante.
[7] James Stuart (1780-1853) avocat, politicien. En 1822, il va promouvoir l'union des Canadas à Londres. Nommé procureur général du Bas-Canada en 1825 par lord Bathurst. Député du bourg de William Henry de 1825 à 1827, année où il est défait par Wolfred Nelson. Accusé de corruption par l'Assemblée, il est suspendu de sa charge par lord Aylmer et tente de défendre sa cause à Londres sans succès. Membre du Conseil spécial sous Colborne, nommé ensuite juge en chef du Bas-Canada par Durham.
[8] Andrew Stuart (1785-1840), avocat et politicien, frère de James. Il défend P.-S. Bédard lorsqu'il est emprisonné par Craig en 1810. Député de la basse ville de Québec puis de la haute ville, de 1814 à 1830. Partisan de l'union des Canadas.
[9] Cet homme est François Saint-Germain, cultivateur de Sorel.
[10] Benjamin Shiller, huissier à la solde de James Stuart. Voir La Minerve, 22 décembre 1828.
[11] Louis Bourdages (1764-1835), notaire, élu député depuis 1804. D'abord adversaire de Papineau puis patriote à partir de 1826.
[12] «My friend the Attorney general»: ironie de Wolfred Nelson, qui parle de son ancien adversaire James Stuart.
[13] Anthony von Iffland (1798-1876), né à Québec, d'origine franco-allemande, étudie la médecine en Europe, fonde la première école d'anatomie à Québec en 1820. Etabli comme médecin de la garnison, à Sorel, au moins à partir de 1823, il devient un allié des Bureaucrates. Président du Bureau médical de Montréal au cours de la décennie 1840.
[14] Richard Burke, gentleman de Sorel.
[15] Il faut être propriétaire et tenir feu et lieu pour pouvoir voter aux élections.
[16] Stewart Park, médecin de Verchères, époux de Marie-Louise Noyelle de Fleurimont et, en secondes noces, de Geneviève Bruneau, décédé du delerium tremens le 21 janvier 1841. Beau-frère de Wolfred Nelson. Voir Lettre d'Adolphe Malhiot à Mme Wolfred Nelson, sa cousine, le 22 janvier 1841. ASTR, Fonds Nelson, 0416-039. Louis-Fleury Deschambault, avocat, seigneur de Saint-Denis, associé à Wolfred Nelson dans la distillerie, époux de Marie-Anne Noyelle de Fleurimont. Aussi beau-frère de Wolfred Nelson.
[17] Transaction sous seing privé entre MM. Malhiot, Nelson, Park et Deschambault (projet de partage entre les héritiers Noyelle de Fleurimont et Malhiot). Rapporté dans l'inventaire des biens de défunt Louis-François Fleury-Deschambault et de défunte Marie-Anne-Élisabeth Noyelle de Fleurimont, ANQM, CN 601-127, no 1290, 12 mars 1840.
[18] Joseph-Sabin Raymond, prêtre, directeur du collège de Saint-Hyacinthe.
[19] George Ramsay, 9e comte de Dalhousie (1770-1838), né et décédé au château de Dalhousie en Écosse. Gouverneur à partir du 12 avril 1820 jusqu'en septembre 1828. Défenseur de la Couronne britannique contre la Chambre d'Assemblée. À titre de résident de l'endroit, il appuie James Stuart lors de l'élection de 1827, contre Wolfred Nelson.
[20] Alphery Nelson (1789-1876), frère de Wolfred Nelson, fermier au Pot-au-Beurre de Sainte-Victoire, près de Sorel.
[21] Ne varietur, expression latine utilisée à la fin d'un écrit pour signifier que les signatures qui suivent en attestent l'authenticité et la totalité, sans aucune modification.
[22] Le «massacre du 21 mai» 1832 survient à Montréal, lors de l'élection du député Daniel Tracey contre Stanley Bagg. Trois francophones sont atteints mortellement par les militaires qui veulent réprimer un semblant d'émeute. François Charpentier dit Languedoc, frappé à la tête, est ouvrier du faubourg Saint-Laurent, époux de Josèphe Gagné; Pierre Billet, aussi ouvrier, époux de Scholastique Labranche, est frappé en plein coeur; enfin Casimir Chauvin, un jeune typographe de 20 ans, a le crâne fracassé. Les auteurs de ce massacre, le colonel Mackintosh et le capitaine Temple, sont traînés en justice et acquittés par un jury majoritairement anglais.
[23] Matthew Whitworth Aylmer (1775-1850), gouverneur à partir du 4 février 1831 jusqu'en août 1835. Destitué par Londres.
[24] Austin Cuvillier (1779-1849), alors député de La Prairie. Vire-capot qui n'appuie pas les 92 Résolutions des patriotes.
[25] Clément-Charles Sabrevois de Bleury (1798-1862), alias Sabre-de-bois, avocat de Montréal, élu député de Richelieu à une élection partielle, le 8 août 1832 (George Nelson, frère aîné de Wolfred, a voulu se présenter à cette élection). Bleury est réélu en 1834 pour le parti patriote, mais il devient bureaucrate en 1836.
[26] François-Xavier Malhiot (1781-1854), tuteur de ses nièces Noyelle de Fleurimont, dont une, Charlotte, épouse le Dr Wolfred Nelson. Marchand de Verchères. Destitué par le gouverneur Dalhousie de sa fonction de lieutenant-colonel. Député de Surrey. Membre du Conseil législatif en 1832.
[27] Daniel Tracey (c1794-1832), médecin d'origine irlandaise, fondateur de l'Irish Vindicator and Canadian Advertiser en 1828. Pour avoir publié un article contre le Conseil législatif, il est arrêté et emprisonné, de même que Ludger Duvernay, en 1832. Élu de justesse député de Montréal-Ouest le 21 mai 1832, pour le parti patriote. Célibataire, décédé du choléra le 18 juillet 1832, le Dr Tracey laissait un frère et une soeur avec lesquels il demeurait.
[28] Louis Bourdages. Voir la note 12.
[29] Charles Olivier.
[30] Louis Marcoux, marchand de Sorel, avait soutenu la candidature de Wolfred Nelson en 1827. Froidement assassiné par Isaac Jones le 6 novembre 1834, lors d'une élection. Wolfred Nelson fera ériger un monument en son honneur à Saint-Denis, en 1836.
[31] Louis-Salomon Brodeur, veuf d'Émélie Hébert, marchand de Saint-Charles, passe un contrat de mariage avec Madeleine Cheval-St-Jacques. ANQM, Louis Chicou-Duvert, 602-28, le 8 février 1834. Deux jours plus tard, le mariage a lieu à la paroisse de La Présentation. L'épouse est fille de François Cheval-St-Jacques et de Madeleine Brien-Desrochers.
[32] Charles Mittleberger, marchand de Montréal.
[33] Mgr de Telmesse (Jean-Jacques Lartigue) ne semble pas avoir répondu à la lettre du D r Nelson.
[34] Toussaint Pothier (1771-1845), avocat, membre du Conseil législatif et, plus tard, du Conseil spécial de Colborne.
[35] Lors d'une assemblée tenue à Saint-Ours, le dimanche 27 mars 1836, de Bleury, M.P.P., se prononce contre les 92 Résolutions et particulièrement la question des subsides. Wolfred Nelson lui répond par ce discours.
[36] Étienne Soupras et Louis Marchand, marchands de Saint-Mathias, associés depuis 1831 avec Alfred B. Laberge, sous la raison sociale Soupras, Marchand & Laberge. Voir La Minerve, 1er mai 1831. Soupras et Marchand prennent part à l'insurrection.
[37] Édouard Cartier, de Saint-Denis, commis et agent de la compagnie Wolfred Nelson & Cie, engagé au salaire de 30 £ par année.
[38] La Pointe-Olivier ou Saint-Mathias.
[39] Wolfred Nelson n'aurait donc pas exigé le départ de Papineau, qui aurait quitté le théâtre du combat de son propre chef, en compagnie du Dr O'Callaghan.
[40] Sophie Nelson (1823-1914), troisième enfant de la famille de Wolfred Nelson et Charlotte Noyelle de Fleurimont. Sophie sera en réalité l'aînée des filles, car Marie-Anne-Charlotte, sa soeur, mourut à un an en 1821. Sophie Nelson épousera Cornelius Marcellus Brossnan, avocat à Syracuse, N.Y. (Notre-Dame de Montréal, 1844, 23 juillet). Ce mariage aboutit à la séparation des époux. Brossnan devint juge en chef de la Cour suprême du Nevada; il est décédé à San Jose, Californie, en 1867. Par son testament, en 1861, Wolfred Nelson lègue ses biens à ses enfants, mais Sophie serait privée de son héritage si elle «se remettait ou cohabitait» de nouveau avec son mari. Sophie Nelson eut deux enfants: Wolfred Brossnan, né à Syracuse en 1845 et décédé des fièvres scarlatines à l'âge de deux ans, et Alfred Brossnan, chez qui elle décéda à Québec.
[41] Miss A.-A. Hennessy est la préceptrice privée de Sophie Nelson. Après le déménagement de la famille Nelson à Plattsburgh, on retrouve Miss Hennessy à Burlington, au Vermont, où elle fait paraître une annonce dans le Burlington Sentinel, offrant des cours de français, de musique et de dessin aux jeunes filles, et se proposant de leur enseigner «all the branches of a useful and ornamental education.» Miss Hennessy enseigna ensuite en Floride.
[42] Alfred Nelson (1827-1873), cinquième enfant de Wolfred Nelson et Charlotte Noyelle de Fleurimont. Baptisé du prénom Wolfred. Pratiquera la médecine à Montréal. Il épouse Caroline Scott (Montréal, St. Paul Presbyterian Church, 1852, 26 août), fille unique de William H. Scott, député de Deux-Montagnes. Caroline Scott mourut en 1870, en donnant naissance à sa fille Marie-Caroline. Le Dr Alfred Nelson était le grand-père de l'écrivain Wolfred Nelson.
[43] Outre Alfred Nelson, les autres frères de Sophie sont: Horace (Voir note 5), Arthur, Walter-James et Charles. Arthur Nelson (1825-1868) militaire, fait la guerre en Crimée (1854-1856) et devient ensuite journaliste pour le Sindian, à Kurrachee, en Inde (aujourd'hui Karachi au Pakistan) où il est décédé sans descendance, malgré son mariage avec Jane Tarleton (Plattsburgh, 1853, 16 juillet). Walter-James Nelson (1830-1911), commerçant en ferronnerie, vit un certain temps à Sorel puis à Saint-Martin de l'île Jésus, où son père lui achète une ferme en 1854; il épouse Caroline Walker (Saint-Pierre de Sorel, 1857, 12 octobre) et le couple a 9 enfants, dont John George, célibataire, décédé en 1941. Enfin, Charles Nelson (1836-1902), marchand quincaillier à Saint-Hyacinthe et à Montréal, épouse Elmire Leclère, fille du policier P.-É. Leclère (Saint-Hyacinthe, 1863, 14 janvier); Charles devient ensuite agent d'immeuble et secrétaire d'une compagnie minière au Montana; il est décédé à St. Paul, Minnesota, et son corps est rapatrié à Montréal, au cimetière de la Côte-des-Neiges; descendance de Charles Nelson: huit enfants, dont Wolfred Fleurimont décédé à Montréal en 1934. Quant à Julie Nelson (1833-1870), la jeune soeur de Sophie, elle épouse Jonathan Saxton Campbell Würtele, avocat, seigneur de Rivière-David et du Bourgmarie de l'Est (comté d'Yamaska), à Montréal (Anglican Christ Church, 1854, 7 janvier). Jonathan-S.-C. Würtele est issu d'une famille aristocrate allemande de la région de Stuttgart. Würtele deviendra professeur de droit à l'Université McGill puis juge en chef de la Cour du banc de la Reine.
[44] Horace Nelson (1821-1863), baptisé du prénom Henri, fils aîné de Wolfred Nelson et Charlotte Noyelle de Fleurimont. Patriote comme son père, il prend part au combat à Saint-Denis en 1837. Il épouse Cornelia Breckenridge McNeil, à l'église épiscopalienne de Plattsburgh, N.Y. (1843, 20 octobre). Professeur d'anatomie à l'Université McGill. Descendance: quatre enfants, dont Wolfred-Daniel-Emelius Nelson qui signe le registre de sépulture de son grand-père Wolfred en 1863, et qui deviendra un médecin célèbre; Cornélia Nelson, épouse du capitaine Harris, décédée à Malte; George- Washington Nelson, médecin, décédé à Santa Barbara en 1884; enfin Francis-Joseph Nelson, qui pratiqua la médecine en Californie, où il épousa Florence Logan, et qui décédera à Canon City, au Colorado, en 1887.
[45] D. Winslow, éditeur et Azro B. Bishop, «publisher» du Burlington Sentinel, journal de Burlington, Vt.
[46] Les témoignages sont nombreux qui font état des traitements inhumains que subirent 22 patriotes incarcérés temporairement à l'Île-aux-Noix. Voir entre autres le Journal d'un patriote de Jean-Philippe Boucher-Belleville.
[47] Le Morning Courier, journal publié à Montréal. Le mois de mars 1838 est manquant aux Archives de la Bibliothèque nationale du Québec.
[48] Charles Richard Ogden (1791-1866), procureur général du Bas-Canada.
[49] Michael O'Sullivan (1784-1839), avocat, nommé par lord Aylmer solliciteur général du Bas-Canada.
[50] L'éditeur du Morning Courier est Rollo Campbell; le journal est imprimé par James Ellis, rue Saint-François-Xavier, à Montréal.
[51] Selon Wolfred Nelson, le comportement de John Colborne est plus cruel que celui de Nicolas Ier de Russie, le «gendarme de l'Europe»,
l'autocrate russe qui vient de réprimer les Polonais. Idée reprise par Amédée Papineau dans son Journal d'un Fils de la Liberté.
[52] À Saint-Benoît, «Colborne logea dans la maison de M. [Jean-Joseph] Girouard. Le matin, avant de partir, il regardait tranquillement à la fenêtre les progrès de l'incendie qui commençait à s'allumer.» Amédée Papineau, Mon pèlerinage en Canada en 1840, 27 août 1840.
[53] L'outrage du corps du Dr Jean-Olivier Chénier est nié par le curé Paquin de Saint-Eustache, mais attesté par Wolfred Nelson et Amédée Papineau (Journal, 2: 52). Voir à ce sujet Le Canadien, 22 décembre 1837.
[54] Nelson cite ici un des nombreux exploits du Dr François Cornelius Thomas Arnoldi, fils du Dr Daniel Arnoldi (1774-1849). «Ce poltron entra chez ma tante [Dessaulles?], enleva plusieurs livres de beurre et de miel qu'il trouva dans la cave, saisit quelques cuillers qu'il vit luire dans un buffet, mais, surpris de les trouver d'étain au lieu d'argent, il les remit tout piteux à leur place...» Amédée Papineau, Ibid., 28 août 1840.
[55] Sir George Arthur (1784-1854) vient d'être nommé gouverneur du Haut-Canada, le 23 mars 1838. Il sera responsable de l'exécution des patriotes Lount et Matthews en avril 1838, puis des 18 autres exécutions qui suivront.
[56] Selon Louis Perrault, cette lettre du 4 avril 1838, parue dans le Burlington Sentinel du 26 avril, est de Wolfred Nelson. La lettre serait sortie de la prison par «les femmes qui portent la soupe» et envoyée à Robert Nelson, son frère, qui l'aurait remise à Mackenzie. Voir la lettre de Louis Perrault à E.-B. O'Callaghan, 23 mai 1838, ANC, MG 24, B 2, Fonds Papineau, vol. 2: 2961-2964.
[57] Les mots «the above documents» font référence aux lettres du 18 et du 26 juin 1838, adressées toutes les deux à lord Durham et reproduites dans le North American de Swanton.
[58] Louis-Hippolyte La Fontaine, en Europe depuis le mois de décembre 1837, vient tout juste d'arriver à Montréal, le 23 juin 1838.
[59] Sans doute son tout jeune fils Charles. Cette offre d'adoption n'eut pas de suite.
[60] Adèle Berthelot, fille d'Amable Berthelot, riche avocat, député, bibliophile, épouse Louis-Hippolyte La Fontaine à Québec, (1831, 9 juillet).
[61] Charles Drolet (1795-1873), avocat patriote de la ville de Québec.
[62] En effet, à 19 h, le 4 juillet 1838, il y eut une assemblée en face de l'église de Saint-Roch à Québec, présidée par le notaire Jean Guillet-Tourangeau, qui adopta cinq résolutions demandant la clémence du gouverneur pour les huit exilés politiques, pour les patriotes encore emprisonnés et leurs concitoyens exilés aux États-Unis. Le texte des résolutions fut remis à Charles Buller, secrétaire de lord Durham. Voir La Quotidienne, 10 juillet 1838, p. 119-120.
[63] En 1775 et en 1812.
[64] En juin 1838, la rumeur se répandit, parmi les patriotes réfugiés aux États-Unis, que Wolfred Nelson, R.-S.-M. Bouchette et le Dr Kimber s'étaient évadés de la prison de Montréal. Voir la longue lettre de Louis Perrault à E.-B. O'Callaghan, Burlington, 21 juin 1838, ANC, Fonds Papineau, vol. 2: 3021-3024. Amédée Papineau, lui, fait mention de l'évasion de Nelson dans son Journal, le 12 juin, en précisant qu'il n'en croit rien.
[65] Louis Lussier, un des accusés du meurtre de Weir, réussit à s'évader de la prison du Pied-du-Courant, le 22 juin 1838, et gagna les États-Unis.
[66] H.M.S.: Her Majesty's Ship.
[67] I have reason to believe that the vandalism which is referred to here and which was chiefly conspicuous at St. Eustache & St. Benoit, where houses & barns were fired & property destroyed wantonly, was the act of the volunteers in defiance of Sir John Colborne's orders. This I learnt from the public papers long after this «Brief Sketch» was written on board of the Vestal. R.S.M.B.
[68] Il faudrait lire: jeudi 26 juillet ou vendredi 27 juillet.
[69] Ici prend fin le manuscrit conservé aux Archives du séminaire de Trois-Rivières.
[70] Cette lettre fut confiée à Joseph Bouchette, père du patriote, alors en visite aux Bermudes, pour être apportée à Québec.
[71] Une proclamation du général Stephen Remnant Chapman, gouverneur de la Bermude, datée du 25 octobre 1838 et publiée dans la Royal Gazette du 30 octobre suivant, à Hamilton, libère les exilés du Bas-Canada, qui y étaient détenus en vertu d'une ordonnace passée au Bas-Canada, le 28 juin 1838.
[72] Robert Nelson «encore une fois s'est laissé prendre»: l'auteur fait allusion aux deux tentatives de Robert Nelson de réaliser l'indépendance du Bas-Canada, la première fois le 28 février et, plus récemment, le 3 novembre 1838, lors du soulèvement général des Frères Chasseurs.
[73] Fanny Wright et Robert Dale Owen, tous deux chefs du Working Men's party, enflammaient les foules en prônant des droits égaux à l'éducation et au travail pour tous et l'abolition de l'emprisonnement pour dette, quels que soient la race et le sexe des individus.
[74] Le Dr Wolfred Nelson, reconnu dans la salle du Richmond Hill House de New York, lors d'une assemblée réunissant plus de 2000 chauds partisans de Fanny Wright, le 11 novembre 1838, aurait été invité à prendre la parole et aurait déclaré son intention de «take part with the liberators of Canada and to do all that men can do to effect the removal of the English yoke.» Burlington Sentinel, 19 novembre 1838.
[75] Miss Fitch, 79 North Pearl Street, Albany. Wolfred Nelson passa le jour de Noël 1838 à cette adresse, en compagnie des familles Papineau et Porter.
[76] Le 29 décembre 1837, jour de l'incendie de la Caroline, navire qui servait à approvisionner les patriotes du Haut-Canada. Ce méfait, qui coûta la vie à plusieurs personnes, fut commémoré aux États-Unis, les années suivantes, par plusieurs assemblées patriotiques. Ainsi, près de la frontière, le 29 décembre 1838, on en profita pour allumer quelque incendie en guise de représailles.
[77] Les parents de Louis-Joseph Papineau à Saint-Denis: Pierre Bruneau, son beau-frère; à Saint-Hyacinthe: Rosalie Papineau-Dessaulles, sa soeur...
[78] Le notaire Augustin Papineau (1790-1876), de Saint-Hyacinthe, frère de Louis-Joseph, participa activement aux combats de Saint-Denis et de Saint-Charles et connut la prison du Pied-du-Courant. Son nom seul étant suffisant pour le faire arrêter lors de la deuxième insurrection, il ne fut libéré, sans procès, que le 22 janvier 1839. Augustin Papineau avait épousé Sophie Lebrodeur.
[79] Wolfred Nelson lui-même venait tout juste de recevoir une telle adresse, datée de Swanton, Vt., le 24 janvier 1839, et signée du Dr A.-P.-L. Consigny. ASTR, 0416-030.
[80] c.a.: cours ancien.
[81] Eustache Masson avait établi un magasin à Fort Covington, N.Y., en copropriété avec le Dr L.-H. Masson, son neveu, après le retour d'exil de ce dernier.
[82] Non pas Julie mais Azélie, fille de Louis-Joseph Papineau et de Julie Bruneau, alors âgée de quatre ans et demi.
[83] Corbeau: Coopersville, au sud de Rouses Point, dans l'État de New York.
[84] François Trépanier, ancien aide de camp de Robert Nelson, à la bataille d'Odelltown.
[85] Hubert Lefebvre-Rigoche (1817-1899), marchand à La Tortue. Il s'enfuit aux États-Unis après la bataille d'Odelltown et revint plus tard s'établir à Saint-Philippe de La Prairie.
[86] C'est aux États-Unis que Robert Shore Milnes Bouchette, à 34 ans, épousa en deuxièmes noces Caroline-Anne Berthelot, sa cousine, âgée de 17 ans.
[87] W. Nelson répond à la lettre d'Amédée Papineau, datée du 26 avril 1839, qui lui demandait des détails sur les combats de Saint-Denis et de Saint-Charles.
[88] Thomas Storrow Brown, général de l'armée patriote à Saint-Charles, refusa l'aide de Wolfred Nelson qui venait de remporter la victoire sur les troupes anglaises, à Saint-Denis.
[89] Sans doute Théophile Bruneau, avocat, oncle d'Amédée Papineau.
[90] Julie Bruneau-Papineau, mère d'Amédée Papineau, arrivée aux États-Unis en juin 1838, passa l'hiver à Albany avec la famille Porter; en juin 1839, elle retourna aux Sources de Saratoga, N.Y., prendre des «bains d'eau de pluie», avant de partir de New York le 1er août 1839 à bord du British Queen, pour rejoindre son mari à Paris.
[91] Il y avait donc une ressemblance physique entre Julie Nelson, née en janvier 1833 et Azélie Papineau, née en août 1834...
[92] 11. Il s'agit de la «brochure» publiée d'abord à Paris par Louis-Joseph Papineau dans La Revue du Progrès, en juin 1839, puis à Burlington, à l'imprimerie du Patriote canadien de Ludger Duvernay et dans la Gazette de Mackenzie. Cette brochure d'une trentaine de pages est intitulée: Histoire de l'Insurrection du Canada, en réfutation du Rapport de Lord Durham, «première partie». Papineau avait eu d'abord l'idée d'écrire une Histoire complète du Canada et, à Paris, il recueillait des documents pour ce faire. Quand parut le Rapport Durham, il crut bon de le réfuter sur-le-champ, mais déçu de l'accueil reçu par son livre, la «seconde partie» ne vit jamais le jour.
[93] Célestin Beausoleil, époux de Marguerite Viau-Lespérance. De juin à novembre 1838, Célestin Beausoleil vécut en clandestinité à Montréal, à l'auberge de Sarah Hamilton ou en pension chez Mme Provencher, à la Pointe-à-Callière. Agent de Robert Nelson, cet ancien membre de la Société Beausoleil & Cie devenu Frère Chasseur, prépara activement de Montréal la deuxième insurrection, planifiant même des assassinats, selon le Dr Brien. Après l'échec de novembre 1838, il força son retour aux États-Unis en traversant à toute vitesse la frontière, au milieu d'un groupe de 16 cavaliers, dont Alexandre Drolet, Consigny et Malhiot. Près de la frontière, il organisa en représailles, avec Bonaventure Viger, plusieurs vols et incendies de fermes appartenant à des loyaux. Arrêté le 13 juin 1839, Célestin Beausoleil fut longtemps logé incommunicado, subit plusieurs procès, mais croupit en prison jusqu'en février 1841.
[94] William Lyon Mackenzie, un des chefs patriotes du Haut-Canada, fondateur d'une Gazette publiée d'abord à New York, puis à Rochester. À Canandaigua, en juin 1839, il fut condamné à 18 mois de prison et à 10 $ d'amende pour «violation de neutralité».
[95] Le notaire Médard Hébert, de La Prairie, qui participa au combat d'Odelltown en novembre 1838; en tant que brigadier général, il prit avec Hindenlang le commandement des patriotes après le départ du Dr Robert Nelson. En fuyant vers la frontière en compagnie d'un jeune Lefebvre, marchand de Saint-Philippe, tous deux eurent les pieds gelés et furent soignés en sol américain par le Dr Davignon. En 1840, Médard Hébert était établi à Champlain, N.Y.
[96] Ludger Duvernay, fondateur et rédacteur de La Minerve à Montréal, est maintenant établi à Burlington, où il s'apprête à lancer son journal, Le Patriote canadien.
[97] W. Nelson fait allusion à la suite qui ne vit jamais le jour de l'Histoire de l'Insurrection du Canada, par Louis-Joseph Papineau.
[98] Dans le Fonds Duvernay, cette lettre sans date de Wolfred Nelson est mal classée; elle fut écrite en 1848. Voir note suivante.
[99] L'infâme journal L'Avenir, et non «l'infâme Brien» selon la lecture erronée de ce manuscrit de Nelson, dont la transcription parut dans le RAPQ. Ainsi, la mention du journal L'Avenir ramène la date de rédaction de cette lettre à l'année 1848, époque du différend Papineau-Nelson. Le journal L'Avenir, journal rouge, prit alors la défense de Papineau contre Nelson.
[100] Ce «correspondant de la Nouvelle-Orléans» est en réalité Amédée Papineau, fils aîné de Louis-Joseph Papineau, établi à Saratoga Springs, N.Y., où il étudie le droit. Entre octobre et décembre 1839, il fait paraître dans Le Patriote canadien des articles signés du pseudonyme «Pierre-Paul», à son cousin «Jean-Baptiste», où s'entremêlent patriotisme et citations de Lamennais.
[101] Étienne Chartier, ex-curé de Saint-Benoît, interdit par Mgr Lartigue, ex-curé de Salina (Syracuse), N.Y. En automne 1839, il fait un retour incognito au Bas-Canada pour y sonder les opinions politiques des prêtres et des habitants. En juin 1839, dans une lettre à son mari, Julie Bruneau-Papineau, qui connaissait bien l'abbé Chartier, dit de lui qu'il «est violent, inconséquent et facile à duper: il a été gagné par Robert le Diable [Robert Nelson], ils sont ensemble à St. Albans et puis Malhiot.»
[102] Le curé Chartier partit de New York pour le Havre, à bord de La Louise, le 30 janvier 1840, dans le but de mesurer l'efficacité des démarches de Papineau auprès du gouvernement français.
[103] Le manuscrit est déchiré.
[104] Pendant son voyage en France, Étienne Chartier projeta d'aller à Rome pour faire lever par le pape l'interdiction prononcée contre lui par Mgr Lartigue. Mais il annula son voyage en Italie en apprenant, en France, la mort de l'évêque de Montréal.
[105] Van Buren, président des États-Unis, avait fait voter la loi de neutralité, qui rendait illégal l'appui des citoyens américains à la cause patriotique des Canadiens.
[106] À cette époque, les frontières du Maine, encore imprécises, faillirent provoquer une guerre entre les États-Unis et l'Angleterre. Les patriotes réfugiés aux États-Unis misaient grandement sur cette guerre pour faire valoir leur cause auprès des Américains. Mais le différend frontalier qui traînait depuis longtemps fut enfin réglé par le traité d'Ashburton en 1842.
[107] En décembre 1838, Louis-Joseph Papineau et Wolfred Nelson se rendirent à Washington avec l'intention de solliciter l'appui du président Van Buren à la cause patriotique canadienne. Il étaient en compagnie de Silas Wright, sénateur de l'État de New York. «Votre père est allé avec Wolfred Nelson jusqu'à Washington. Je ne sais si leur voyage sera utile à notre pauvre cause. Il n'en faut rien dire.» Lettre de Julie Bruneau à Amédée Papineau, 5 décembre 1838.
[108] Cornelius Peter Van Ness (1782-1852), un démocrate, gouverneur de l'État du Vermont.
[109] Cet article n'a pas été retrouvé dans le North American.
[110] Le roi Louis-Philippe Ier avait laissé l'Angleterre et ses alliés s'emparer de la Syrie en en chassant Méhémet-Ali, l'allié des Français.
[111] William Harrison, neuvième président des États-Unis, élu en décembre 1840, entra à la Maison Blanche le 4 mars 1841.
[112] Alexander McLeod, shérif d'un district du Haut-Canada, fut arrêté à Lewiston, près de Niagara, N.Y., en novembre 1840, après avoir été reconnu comme un des pirates de la Caroline et soupçonné du massacre de plusieurs Américains en 1837. Emprisonné à Lockport, N.Y., McLeod attendait alors son procès qui devait s'instruire en février 1841.
[113] Cette lettre, du 2 janvier 1841, fut copiée à la suite de la lettre de W. Nelson.
[114] Louis-Antoine Dessaulles, neveu de Papineau, part alors pour un voyage d'affaires en Angleterre et en France.