[16] Stewart Park, médecin de Verchères, époux de Marie-Louise Noyelle de Fleurimont et, en secondes noces, de Geneviève Bruneau, décédé du delerium tremens le 21 janvier 1841. Beau-frère de Wolfred Nelson. Voir Lettre d'Adolphe Malhiot à Mme Wolfred Nelson, sa cousine, le 22 janvier 1841. ASTR, Fonds Nelson, 0416-039. Louis-Fleury Deschambault, avocat, seigneur de Saint-Denis, associé à Wolfred Nelson dans la distillerie, époux de Marie-Anne Noyelle de Fleurimont. Aussi beau-frère de Wolfred Nelson.
[22] Le «massacre du 21 mai» 1832 survient à Montréal, lors de l'élection du député Daniel Tracey contre Stanley Bagg. Trois francophones sont atteints mortellement par les militaires qui veulent réprimer un semblant d'émeute. François Charpentier dit Languedoc, frappé à la tête, est ouvrier du faubourg Saint-Laurent, époux de Josèphe Gagné; Pierre Billet, aussi ouvrier, époux de Scholastique Labranche, est frappé en plein coeur; enfin Casimir Chauvin, un jeune typographe de 20 ans, a le crâne fracassé. Les auteurs de ce massacre, le colonel Mackintosh et le capitaine Temple, sont traînés en justice et acquittés par un jury majoritairement anglais.
[40] Sophie Nelson (1823-1914), troisième enfant de la famille de Wolfred Nelson et Charlotte Noyelle de Fleurimont. Sophie sera en réalité l'aînée des filles, car Marie-Anne-Charlotte, sa soeur, mourut à un an en 1821. Sophie Nelson épousera Cornelius Marcellus Brossnan, avocat à Syracuse, N.Y. (Notre-Dame de Montréal, 1844, 23 juillet). Ce mariage aboutit à la séparation des époux. Brossnan devint juge en chef de la Cour suprême du Nevada; il est décédé à San Jose, Californie, en 1867. Par son testament, en 1861, Wolfred Nelson lègue ses biens à ses enfants, mais Sophie serait privée de son héritage si elle «se remettait ou cohabitait» de nouveau avec son mari. Sophie Nelson eut deux enfants: Wolfred Brossnan, né à Syracuse en 1845 et décédé des fièvres scarlatines à l'âge de deux ans, et Alfred Brossnan, chez qui elle décéda à Québec.
[43] Outre Alfred Nelson, les autres frères de Sophie sont: Horace (Voir note 5), Arthur, Walter-James et Charles. Arthur Nelson (1825-1868) militaire, fait la guerre en Crimée (1854-1856) et devient ensuite journaliste pour le Sindian, à Kurrachee, en Inde (aujourd'hui Karachi au Pakistan) où il est décédé sans descendance, malgré son mariage avec Jane Tarleton (Plattsburgh, 1853, 16 juillet). Walter-James Nelson (1830-1911), commerçant en ferronnerie, vit un certain temps à Sorel puis à Saint-Martin de l'île Jésus, où son père lui achète une ferme en 1854; il épouse Caroline Walker (Saint-Pierre de Sorel, 1857, 12 octobre) et le couple a 9 enfants, dont John George, célibataire, décédé en 1941. Enfin, Charles Nelson (1836-1902), marchand quincaillier à Saint-Hyacinthe et à Montréal, épouse Elmire Leclère, fille du policier P.-É. Leclère (Saint-Hyacinthe, 1863, 14 janvier); Charles devient ensuite agent d'immeuble et secrétaire d'une compagnie minière au Montana; il est décédé à St. Paul, Minnesota, et son corps est rapatrié à Montréal, au cimetière de la Côte-des-Neiges; descendance de Charles Nelson: huit enfants, dont Wolfred Fleurimont décédé à Montréal en 1934. Quant à Julie Nelson (1833-1870), la jeune soeur de Sophie, elle épouse Jonathan Saxton Campbell Würtele, avocat, seigneur de Rivière-David et du Bourgmarie de l'Est (comté d'Yamaska), à Montréal (Anglican Christ Church, 1854, 7 janvier). Jonathan-S.-C. Würtele est issu d'une famille aristocrate allemande de la région de Stuttgart. Würtele deviendra professeur de droit à l'Université McGill puis juge en chef de la Cour du banc de la Reine.
[44] Horace Nelson (1821-1863), baptisé du prénom Henri, fils aîné de Wolfred Nelson et Charlotte Noyelle de Fleurimont. Patriote comme son père, il prend part au combat à Saint-Denis en 1837. Il épouse Cornelia Breckenridge McNeil, à l'église épiscopalienne de Plattsburgh, N.Y. (1843, 20 octobre). Professeur d'anatomie à l'Université McGill. Descendance: quatre enfants, dont Wolfred-Daniel-Emelius Nelson qui signe le registre de sépulture de son grand-père Wolfred en 1863, et qui deviendra un médecin célèbre; Cornélia Nelson, épouse du capitaine Harris, décédée à Malte; George- Washington Nelson, médecin, décédé à Santa Barbara en 1884; enfin Francis-Joseph Nelson, qui pratiqua la médecine en Californie, où il épousa Florence Logan, et qui décédera à Canon City, au Colorado, en 1887.
[56] Selon Louis Perrault, cette lettre du 4 avril 1838, parue dans le Burlington Sentinel du 26 avril, est de Wolfred Nelson. La lettre serait sortie de la prison par «les femmes qui portent la soupe» et envoyée à Robert Nelson, son frère, qui l'aurait remise à Mackenzie. Voir la lettre de Louis Perrault à E.-B. O'Callaghan, 23 mai 1838, ANC, MG 24, B 2, Fonds Papineau, vol. 2: 2961-2964.
[64] En juin 1838, la rumeur se répandit, parmi les patriotes réfugiés aux États-Unis, que Wolfred Nelson, R.-S.-M. Bouchette et le Dr Kimber s'étaient évadés de la prison de Montréal. Voir la longue lettre de Louis Perrault à E.-B. O'Callaghan, Burlington, 21 juin 1838, ANC, Fonds Papineau, vol. 2: 3021-3024. Amédée Papineau, lui, fait mention de l'évasion de Nelson dans son Journal, le 12 juin, en précisant qu'il n'en croit rien.
[92] 11. Il s'agit de la «brochure» publiée d'abord à Paris par Louis-Joseph Papineau dans La Revue du Progrès, en juin 1839, puis à Burlington, à l'imprimerie du Patriote canadien de Ludger Duvernay et dans la Gazette de Mackenzie. Cette brochure d'une trentaine de pages est intitulée: Histoire de l'Insurrection du Canada, en réfutation du Rapport de Lord Durham, «première partie». Papineau avait eu d'abord l'idée d'écrire une Histoire complète du Canada et, à Paris, il recueillait des documents pour ce faire. Quand parut le Rapport Durham, il crut bon de le réfuter sur-le-champ, mais déçu de l'accueil reçu par son livre, la «seconde partie» ne vit jamais le jour.
[93] Célestin Beausoleil, époux de Marguerite Viau-Lespérance. De juin à novembre 1838, Célestin Beausoleil vécut en clandestinité à Montréal, à l'auberge de Sarah Hamilton ou en pension chez Mme Provencher, à la Pointe-à-Callière. Agent de Robert Nelson, cet ancien membre de la Société Beausoleil & Cie devenu Frère Chasseur, prépara activement de Montréal la deuxième insurrection, planifiant même des assassinats, selon le Dr Brien. Après l'échec de novembre 1838, il força son retour aux États-Unis en traversant à toute vitesse la frontière, au milieu d'un groupe de 16 cavaliers, dont Alexandre Drolet, Consigny et Malhiot. Près de la frontière, il organisa en représailles, avec Bonaventure Viger, plusieurs vols et incendies de fermes appartenant à des loyaux. Arrêté le 13 juin 1839, Célestin Beausoleil fut longtemps logé incommunicado, subit plusieurs procès, mais croupit en prison jusqu'en février 1841.
[101] Étienne Chartier, ex-curé de Saint-Benoît, interdit par Mgr Lartigue, ex-curé de Salina (Syracuse), N.Y. En automne 1839, il fait un retour incognito au Bas-Canada pour y sonder les opinions politiques des prêtres et des habitants. En juin 1839, dans une lettre à son mari, Julie Bruneau-Papineau, qui connaissait bien l'abbé Chartier, dit de lui qu'il «est violent, inconséquent et facile à duper: il a été gagné par Robert le Diable [Robert Nelson], ils sont ensemble à St. Albans et puis Malhiot.»