[1] Dans ce 12e cahier, beaucoup plus volumineux que les précédents, les paragraphes sont numérotés en deux séries, l'une en chiffres romains et l'autre en chiffres arabes. Trudeau a préparé une table des matières et donné un titre à chacun des paragraphes. Cette table des matières a manifestement été composée après coup, en deux étapes. Elle a été terminée en décembre 1844 et comporte la signature de R. Trudeau. Nous avons choisi de réinsérer ces titres dans le texte.
[2] Basile Proulx, architecte, veuf de Geneviève Chénier, a été inhumé à Montréal le 27 juillet 1808, à l’âge de 79 ans. Voir son testament devant Joseph Papineau, 26 avril 1808, minute 3887.
[3] Nommé évêque en février 1836, George Jehoshaphat Mountain (1789-1863) est le fils de Jacob Mountain, premier évêque anglican de Québec. DBC.
[4] Cette nouvelle paraît dans La Minerve, 9 mai 1836, p. 3. Trudeau oublie de mentionner le nom de J. McDougall, j r, secrétaire du comité de régie.
[5] John Redpath (1796-1869), né en Écosse, entrepreneur de construction à Montréal. Associé à Thomas McKay dans la construction de la nouvelle église Notre-Dame de Montréal. Il fera fortune dans l'industrie du sucre. DBC.
[6] Joseph Vallée (1778-1850), voyageur et marchand, sera emprisonné au Pied-du-Courant du 14 avril au 9 mai 1838. A. Fauteux, Patriotes de 1837-1838, Montréal, Éditions des Dix, 1950, p. 390.
[7] Thomas Storrow Brown (1803-1888), quincaillier à Montréal, sera général du côté patriote au combat de Saint-Charles-sur-Richelieu en 1837, mais quittera rapidement les lieux, avant de s'enfuir aux État-Unis. DBC.
[8] Jean-Roch Rolland (1785-1862), avocat en 1806, nommé juge de la Cour du banc du roi en 1830. DBC.
[9] Benjamin Holmes (1794-1865), né en Irlande, directeur de la Banque de Montréal de 1827 à 1846; lieutenant-colonel dans la Montreal Light Infantry, il contribuera à la répression des Patriotes en 1837-1838; mais, député de Montréal en 1841, il donnera son appui aux réformistes de L.-H. La Fontaine et de Robert Baldwin, au scandale de la presse tory montréalaise; signera le manifeste annexionniste en 1849. DBC.
[10] Paul-Joseph Lacroix, associé de 1813 à 1825 à l'orfèvre et trafiquant de fourrures Dominique Rousseau; deviendra marguillier à Montréal et bienfaiteur des oeuvres catholiques. DBC, notice de D. Rousseau.
[11] John Easton Mills (1796-1847), né au Massachusetts, marchand de fourrures, puis banquier dans les années 1840; élu maire de Montréal le 14 décembre 1846; décédé du typhus en 1847. Site web de la Ville de Montréal.
[12] Frédéric-Auguste Quesnel (1785-1866), avocat et homme d'affaires, député à partir de 1820, il est alors près du Parti canadien, mais il se séparera des Patriotes en 1834 lors des 92 Résolutions et il perdra son siège; en 1837 il sera nommé conseiller exécutif; dans les années 1840, il sera député réformiste, puis conseiller législatif jusqu'à sa mort. DBC.
[13] John Holmes (1799-1852), né au Vermont au sein d’une famille protestante. Converti au catholicisme en 1817 et rebaptisé Jean, il est ordonné prêtre en 1823. Orateur et pédagogue renommé. Auteur d’un Abrégé de géographie. DBC.
[14] La Minerve du 19 mai 1836 qui rapporte ce procès ne mentionne pas les noms des parties.
[15] Trudeau utilise presque toujours cette graphie pour John Colborne (1778-1863), militaire de carrière et administrateur colonial; était lieutenant-gouverneur du Haut-Canada depuis 1828. DBC.
[16] « Dufort, Benoît & cie, assortiment étendu de marchandises sèches », annonce La Minerve, 13 juin 1836. On se rappellera que Théophile Dufort était un collègue de Trudeau au Collège de Montréal.
[17] Henri-Marie Dubreil de Pontbriand (1708-1760), né à Vannes (Morbihan), sixième évêque de Québec, décédé à Montréal le 8 juin 1760. DBC.
[18] Paschal Persillier dit Lachapelle (1771-1851), commerçant, constructeur de ponts et de moulins. Le pont Lachapelle relie Montréal à l’île Jésus (Laval). Voir Denis Gravel, Moulin et meuniers du Bas-Lachine, 1667-1890, Sillery, Septentrion, 1995.
[19] Même si le manuscrit porte « Trudeau », il s'agit d'Alexis-Frédéric Truteau (1806-1872), secrétaire de l'évêque Bourget; futur chanoine et grand vicaire à Montréal. DBC.
[20] Ecce sacerdos magnus qui, in diebus suis, placuit Deo… : « Voici le grand prêtre qui en ses jours a plu au Seigneur. » Début d’une antienne du Graduel romain chantée lors du sacre d’un évêque.
[21] Trudeau utilise parfois cette graphie pour Ignace Bourget.
[22] Edmund Bailey O'Callaghan (1797-1880), né en Irlande, médecin puis rédacteur du Vindicator, est élu député en 1833; Patriote radical, sa tête sera mise à prix en 1837; réfugié aux États-Unis, il ne reviendra plus au Bas-Canada; passionné d'histoire, il abandonnera la médecine en 1848 pour le poste d'archiviste de l'État de New York. DBC.
[23] Premium, mot anglais emprunté au latin praemium, récompense. On le traduirait ici par « intérêt » ou « plus-value ».
[24] À la suite du rapport d'enquête de la commission Gosford, dix résolutions furent présentées au Parlement de Londres par John Russell (1792-1878), le 6 mars 1837. C'était une fin de non-recevoir à l'endroit des 92 Résolutions adoptées par les Patriotes de la Chambre d'assemblée en 1834.
[25] Quid non mortalia pectora cogis, auri sacra fames! : « À quoi ne pousses-tu pas les coeurs des mortels, exécrable appétit de l'or! », Virgile, Énéide, III, 57.
[26] Ebenezer Stevens Greeley (1797-1869), citoyen du Maine, responsable du recensement de Madawaska, deux fois emprisonné par les Canadiens.
[27] Le manuscrit porte le conditionnel « acquerraient ».
[28] L'événement est rapporté dans La Minerve, 7 septembre 1837, p. 2 et 3. Mais le récit n'est pas recopié et, notamment, le commentaire du deuxième paragraphe est de Trudeau.
[29] Eugène-Napoléon Duchesnois (1808-1880), médecin, époux de Françoise Ainsse, fille du seigneur de Varennes. Exilé d'abord aux États-Unis, puis dans la région de La Plata (Argentine) où il fonda l’Hôpital Français; décédé à Buenos Aires. Marcel J. Rheault et Georges Aubin, Médecins et patriotes, Québec, Septentrion, 2006.
[30] François-Joseph-Victor Regnaud (1798-1872), avait dirigé une École normale en France, à Montbrison; par contre, Andrew Findlater serait plutôt originaire d'Écosse. DBC, notice de « John (Jean) Holmes ».
[31] Bureaucrate affichée, cette dame, née Marie-Rosalie Cherrier, est séparée de Louis Cheval, dit Saint-Jacques; elle est la soeur de C.-S. Cherrier et la cousine de L.-J. Papineau. On peut lire un récit très antipatriote de ce charivari dans Le Populaire, 2 octobre 1837, p. 2 et 3; une lettre de lecteur donne un autre point de vue dans La Minerve, 12 octobre 1837, p. 2. Ce ne sont manifestement pas les sources de Trudeau.
[32] Bartholomew Conrad Augustus Gugy (1796-1876), député de Sherbrooke de 1831 à 1838; en tant que colonel, il dirigera la milice contre les Patriotes en 1837 à Saint-Charles. DBC.
[33] « Tout homme est un menteur. » Psaume, 115.
[34] George Pemberton (1795-1868), commerçant; bureaucrate et partisan de l'Union des Canadas, il est conseiller exécutif de 1837 à 1841, puis conseiller législatif de 1841 à 1849. DPQ.
[35] Louis Panet (1794-1884), notaire, nommé conseiller exécutif en 1837; sera plus tard conseiller législatif, puis sénateur. DPQ.
[36] René-Édouard Caron (1800-1876), avocat, Patriote modéré, député de Québec de 1834 à 1836; aux mêmes dates, il est maire de Québec et le sera à nouveau de 1840 à 1846; en 1837, il refuse le poste de conseiller exécutif, mais accepte d'être nommé au Conseil législatif. Antiunioniste en 1840; nommé membre puis président du Conseil législatif dans les années 1840; fera ensuite une importante carrière de juge. DBC.
[37] Charles-Nathaniel Boucher de Montizambert (1810-1885), fils de Louis Niverville de Montizambert et de Sarah Taylor. Jean Langevin (1785-?), fils de Jean Bergevin-Langevin et de Françoise Villers; époux de Sophie Laforce.
[38] Pierre-Louis Bilaudèle (1796-1869), originaire du diocèse de Reims. Joseph-Antoine Casimir Chalbos de la Felgère (1811-1863), né à Viviers, retournera en France en 1850. DC.
[39] Frères ignorantins : surnom donné aux Frères des écoles chrétiennes. Institution fondée à Reims en 1684 par Jean-Baptiste de La Salle.
[40] « Qu’ils reposent en paix! »
[41] Joseph Légaré (1795-1855), peintre et collectionneur; nationaliste, il soutient L.-J. Papineau; sera emprisonné durant cinq jours en novembre 1837. En 1842, il est un des membres fondateurs de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec. Antiunioniste, il oscille entre les réformistes et les Rouges durant les années 1840. DBC.
[42] Eugène Trudeau (1797-1878), marchand et frère de Romuald.
[43] Robert Symes, dont le père originaire du pays de Galles émigra à Québec en 1801, était marchand détaillant à Québec, assistant-chef de la police de Québec et juge de paix. DBC, notice de « George Burns Symes », frère de Robert.
[44] Antoine Manseau (1787-1866), missionnaire, grand vicaire à Montréal en 1837; participe à la rédaction des Mélanges religieux; curé du village d'Industrie (Joliette) de 1843 à 1866. DBC.
[45] Jean-Charles Prince (1804-1860), professeur, puis secrétaire de l'évêque J.-J. Lartigue en 1826; directeur du collège de Saint-Hyacinthe en 1831; de 1840 à 1843, il est le principal rédacteur des Mélanges religieux; nommé évêque et coadjuteur de l'évêque I. Bourget en 1844, il devient évêque de Saint-Hyacinthe en 1852. DBC.
[46] Hyacinthe Hudon (1792-1847), missionnaire, puis curé à Rigaud, puis à Boucherville; en 1841, il devient chanoine et vicaire général à Montréal. Décédera du typhus en secourant les Irlandais atteints de cette maladie. DBC.
[47] Trudeau a raturé cette phrase et inscrit « faux » dans la marge.
[48] Jean-Joseph Girouard (1794-1855), notaire, un des chefs patriotes de Saint-Benoît. Emprisonné à Montréal, il a laissé un grand nombre de portraits de patriotes. DBC. Voir aussi Jonathan Lemire, Portraits de patriotes, 1837-1838, œuvres de Jean-Joseph Girouard, Montréal, VLB éditeur, 2012.
[49] Edme (Edmund) Henry (1760-1841), notaire et homme d’affaires. C'est aussi le propriétaire du bâteau à vapeur qui porte son nom. DBC.
[50] Les parenthèses sont de Trudeau qui, avec raison, a inscrit « faux » dans la marge.
[51] Augustin-Magloire Blanchet (1797-1887), curé de Saint-Charles-sur-Richelieu depuis 1830; sans être partisan de la violence, il aurait béni ses paroissiens le matin de la bataille; emprisonné au Pied-du-Courant du 16 décembre 1837 au 31 mars 1838. En 1846, il sera sacré évêque de Walla Walla, dans le Nord-Ouest américain; puis évêque de Nesqualy (aujourd’hui État de Washington). DBC.
[52] Du latin, « coupable de lui-même », c’est-à-dire coupable de suicide.
[53] Trudeau a écrit W. S. Scott, par erreur; il s'agit de William Henry Scott (1799-1851), marchand, député à partir de 1829; ami de L.-J. Papineau et de Wolfred Nelson; emprisonné de décembre 1837 à juillet 1838. Sera à nouveau député à partir de 1844. DBC.
[54] Le manuscrit porte « Stewart ».
[55] John Molson (1787-1860), fils aîné de John Molson dit l'Ancien, homme d'affaires, brasseur et armateur, industriel et banquier, affilié aux associations tories de Montréal, promoteur de l'Union du Bas et du Haut-Canada; participe à la répresion de la rébellion en 1837; sera nommé au Conseil spécial en 1838; signera le manifeste annexionniste en 1849. DBC.
[56] Le manuscrit porte « Van Ranslaer ».
[57] De l’anglais copper. Pièce de monnaie en cuivre d’une valeur d’un sou. Le premier numéro de La Quotidienne, le 30 novembre 1837, affiche son prix de vente à « 2 sous ».
[58] François Lemaître (1797-1873?) a imprimé plusieurs journaux plus ou moins éphémères : notamment à Québec, la Gazette patriotique (juillet-octobre 1827), L'Électeur/The Elector (juillet-août 1827), Le libéral/The Liberal (juin-novembre 1837), un journal papineauiste. Lemaître fut aussi typographe à La Minerve. Son journal La Quotidienne, lancé à Montréal en novembre 1837, sera suspendu de janvier à mai 1838, mais reprendra ensuite jusqu'en novembre de la même année. BH, vol. 1.
[59] Le Populaire du 7 mars 1838, p. 2, rapporte cette nouvelle répandue au sein de la population du Bas-Canada, que 10 000 Américains s’apprêtaient à envahir le Canada.
[60] John George Lambton, comte de Durham (1792-1840), arrive à Québec en mai 1838. Devenu célèbre par son fameux Rapport qui recommandait l’union du Bas et du Haut-Canada et l'assimilation des Canadiens français, il sera désavoué par Londres à la suite de son ordonnance exilant huit patriotes aux Bermudes; il démissionna et retourna à Londres à l’automne de 1838. DBC.
[61] Samuel Lount, forgeron, et Peter Matthews, cultivateur, premiers patriotes haut-canadiens à être pendus, à Toronto.
[62] Loi promulguée en Angleterre (1679) visant à protéger le sujet contre les arrestations arbitraires : toute personne arrêtée a le droit de savoir de quoi elle est accusée; cette loi s'appliquait au Bas-Canada.
[63] Tradition, de tradere (lat.), livrer. Ici, l'arrestation.
[64] La « Star Chamber » était un tribunal particulièrement autoritaire, qui rendait la justice sans jury et sans appel. Elle fut abolie par le « Long Parlement » en 1641.
[65] C'est bien sûr avec ironie que Trudeau renvoie à cet homme politique grec considéré comme un des fondateurs de la démocratie.
[66] Robert Sweeny, avocat, tua en duel le major Henry Ward qui avait envoyé une lettre d’amour à Mme Sweeny. Ce major Ward avait combattu les patriotes à Saint-Charles, selon La Quotidienne, 31 mai 1838, p. 3.
[67] Charles Buller (1806-1848), premier secrétaire de lord Durham. DBC.
[68] De l'anglais clear : innocentés.
[69] Thomas Jefferson Sutherland (c1801-1852), imprimeur américain, volontaire dans l’armée patriote du Haut-Canada. DBC. Edmund Alexander Theller (1804-1859), né en Irlande, médecin à Détroit; emprisonné avec William Wallin Dodge à la citadelle de Québec, les deux s'évadèrent et se rendirent aux États-Unis. DBC.
[70] Cette nouvelle a paru dans La Quotidienne, 9 juin 1838, p. 2.
[71] Charles Paget (1778-1839), amiral anglais, commandant de la frégate Vestal qui transportera huit patriotes en exil aux Bermudes. L’Ami du peuple, de l'ordre et des lois, 13 mars 1839, p. 2.
[72] Toussaint-Hubert Goddu n'était pas notaire à Saint-Ours, mais charpentier à Saint-Césaire. A. Fauteux, op. cit., p. 256-258.
[73] John Arthur Roebuck (1802-1879), député libéral de Bath (Angleterre). Allié des Patriotes canadiens, il est nommé en 1832 représentant en Grande-Bretagne des intérêts de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada; il proteste vivement aux Communes contre la suspension de la constitution canadienne en 1838. DBC.
[74] Timothée Kimber (1797-1852), médecin, un des principaux Patriotes de la région de Chambly. DBC. Louis Coursolles (?-1840), aubergiste de Saint-Benoît; a pris part au combat de Saint-Eustache; emprisonné deux fois lors des rébellions. Jean-Baptiste-Eusèbe Durocher (1807-1864), marchand, un des Patriotes très engagés de Saint-Charles. A. Fauteux, op. cit., p. 187-188 et p. 239-240.
[75] La copie comporte un blanc à cet endroit. Voir Jean-Jacques Lefebvre, « Le Curé Louis Nau », Rapport de la Société canadienne d'histoire de l'Église catholique, 1956-1957, p. 88.
[76] Adam Thom (1802-1890), né en Écosse, avocat, rédacteur en chef du Settler en 1833, puis du Montreal Herald de 1835 à 1838; a aussi publié Anti-Gallic Letters. Antidémocrate, francophobe avéré, voire carrément raciste, il est lié aux marchands tories de Montréal; il participe aux travaux de la commission Durham et même à la rédaction du fameux Rapport. Par la suite, il fera carrière à la Hudson's Bay Company, suscitant le vif mécontentement des Métis. DBC.
[77] Bill of indictment : accusation formelle.
[78] Il s'agit de François Jalbert, François Mignault, Jean-Baptiste Lussier et son fils, Louis Lussier. Voir A. Fauteux, op. cit., p. 58.
[79] François Nicolas et Amable Daunais. Voir A. Fauteux, op. cit., p. 58.
[80] Un « Feuilleton extraordinaire », c'est-à-dire une feuille volante de La Quotidienne du 18 septembre 1838 a rapporté cette nouvelle.
[81] Toussaint-Hubert Goddu.
[82] Francis W. Desrivières, avocat, François Pigeon, aubergiste, Amable-Henri Badeau, marchand et Charles Mongeon, marchand, ont été incarcérés. Mais James Phelan, avocat et journaliste, et Victor Chénier, capitaine de navire, n’ont pas été emprisonnés lors de la seconde insurrection. Voir « Return of persons imprisoned in Lower Canada », adressé au marquis de Normanby, signé J. Colborne, Montreal, 4 January 1840.
[83] Joseph-Narcisse Cardinal (1808-1838), notaire à Châteauguay, et Joseph Duquet (1815-1838), clerc notaire, seront les deux premiers Patriotes pendus devant la nouvelle prison de Montréal, au Pied-du-Courant, le 21 décembre 1838. DBC. François-Maurice Lepailleur (1806-1891), d’abord condamné à mort, fut exilé aux Terres australes. Voir son Journal d’un patriote exilé en Australie, 1839-1845, Québec, Septentrion, 1996. Voir aussi Georges Aubin, dir., Au Pied-du-Courant, lettres des prisonniers politiques de 1837-1839, Montréal, Comeau & Nadeau, 2000.
[84] John Clitherow (1782-1852), officier et administrateur colonial anglais. Engagé à réprimer vigoureusement la seconde insurrection (1838), il présida les conseils de guerre (« procès ») qui aboutirent à la pendaison de douze patriotes. DBC.
[85] Jean-Baptiste-Henri Brien; Louis-Guillaume Lévesque; Samuel Newcomb père et fils; Moïse, William et Thomas Dalton; James Perrigo.
[86] Nils von Schoultz (1807-1838), patriote né en Finlande et non en Pologne, prit part à l’attaque de Prescott (Haut-Canada), fut arrêté et condamné à mort. DBC.
[87] Thomas Cushing Aylwin (1806-1871), avocat à Québec, prit la défense des patriotes; se prononcera contre l'Union de 1840. DPQ.
[88] Philippe Panet (1791-1855), député de 1816 à 1824, puis de 1830 à 1832, moment où il devient juge de la Cour du banc du roi à Québec; nommé conseiller législatif en 1831; retrouvera son poste de juge en 1840. DPQ.
[89] Pierre-Théophile Decoigne (1808-1839), notaire à Napierville; Ambroise Sanguinet (1799-1839), cultivateur à Saint-Constant, frère de Charles Sanguinet (1801-1839), cultivateur à Saint-Philippe; François-Xavier Hamelin (1817-1839) et Joseph-Marie Robert (1780-1839), cultivateurs à Saint-Philippe, tous pendus au Pied-du-Courant le 18 janvier 1839.
[90] Louis-Paschal-Achille Taché (1812-1839), assassiné le 31 janvier 1839 par le docteur George Holmes, amant de Joséphine-Éléonore d’Estimauville, épouse séparée du seigneur Taché. Ce drame a inspiré le roman Kamouraska d'Anne Hébert (1970). DBC, notice de J.-É d'Estimauville.
[91] François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier (1803-1839), notaire à Montréal; François Nicolas (1795-1839), instituteur à L’Acadie; Pierre-Rémi Narbonne (1807-1839), peintre et huissier à Saint-Édouard; Amable Daunais (1816-1839), cultivateur à Napierville; Charles Hindenlang (1810-1839), militaire français, tous pendus au Pied-du-Courant le 15 février 1839.
[92] À la fin du XVIIIe siècle, l'évêque de Québec, Jean-François Hubert, avait déjà éliminé ces jours de la liste des fêtes d'obligation; ainsi il était permis de travailler le lendemain et le surlendemain de Noël (sauf si ça tombait un dimanche), les lundi et mardi de Pâques et de la Pentecôte, ainsi que le jour de l'octave de la Fête-Dieu. En 1839, l'évêque Lartigue se scandalise du fait que ces fêtes soient toujours chômées et qu'elles servent « généralement de prétexte à l'oisiveté scandaleuse et aux désordres de toute espèce ». Aussi demande-t-il à ses curés de ne plus célébrer d'offices publics à ces occasions. Voir Mandements [...] publiés dans le diocèse de Montréal [...], Montréal, J. Chapleau et Fils, 1887, vol. 1.
[93] John Bradish Eliovitch, baron Fratelin, emprisonné avec les Patriotes; ses déclarations aux autorités laissent croire qu'il jouait sur les deux tableaux. L’origine, peut-être hongroise, de ce singulier baron est restée mystérieuse. Voir à son sujet Le Populaire, 31 août, 17 et 19 octobre 1838; Le Canadien, 8, 15 et 26 avril 1839.
[94] L’écrit de Papineau en réfutation du Rapport Durham parut d’abord dans la Revue du progrès à Paris, puis fut édité à Burlington par Ludger Duvernay. La dernière édition retrouve son titre original : L.-J. Papineau, Histoire de la résistance du Canada au gouvernement anglais, Montréal, Comeau & Nadeau, 2001, 82 p.
[95] Trudeau écrit invariablement « Thompson ». Par souci de clarté, nous avons rétabli l'orthographe dans ce cas. Charles Edouard Poulett Thomson (1799-1841) gouverne avec le Conseil spécial mis sur pied après la rébellion; il fait alors adopter plusieurs mesures réclamées par la minorité britannique; il deviendra baron Sydenham en août 1840. DBC.
[96] Sur la rue La Gauchetière, entre Saint-Laurent et de Bleury.
[97] Alderman (angl.) : conseiller municipal.
[98] Catherine Elizabeth Beckwith, née à Fairfax (Vermont) le 15 décembre 1810, fille de Samuel Beckwith, maître d’école, et d’Adélaïde Lebrun. Elle a été baptisée à Montréal le 5 mai 1824, en même temps que son frère James Théodore Francis Beckwith, âgé de 10 ans. Registre de la paroisse Notre-Dame de Montréal.
[99] Julie-Sylvia-Matilda Smith, fille de Daniel Smith, du Vermont, et épouse d’Alexis Trudeau (Montréal, 3 juin 1822), cousin de Romuald.
[100] Charles-Auguste-Marie-Joseph de Forbin-Janson (1785-1844), évêque de Nancy et de Toul, prêche des retraites en Amérique en 1840 et 1841. DBC.
[101] Armand-François-Marie de Charbonnel (1802-1891), sulpicien, professeur au séminaire de Montréal; sera sacré évêque de Toronto en 1850. DC.
[102] Lévite : d’abord, membre de la tribu sacerdotale de Lévi; le mot est ensuite appliqué aux clercs, prêtres et séminaristes. TLF.
[103] « Avec ses vêtements pontificaux », pour les grandes cérémonies.
[104] La prière qui commence par « Je crois en Dieu », créée lors du concile de Nicée en 325.
[105] « Tu ne commettras point d’adultère », sixième commandement du Décalogue.
[106] Nicolas-Alexandre-Marie Vattemare (1796-1864), de France; ses projets d'établir des Instituts Vattemare à Montréal et à Québec n'aboutirent pas, mais ils influencèrent la fondation de l'Institut canadien en 1844. DBC.
[107] La Maison de la Trinité, à Montréal et à Québec, responsable du transport et du commerce sur le Saint-Laurent.
[108] Les Mélanges religieux, journal publié par l’évêché de Montréal à l'instigation de l'évêque Bourget; paru d'abord sous le titre Prémices des Mélanges religieux le 14 décembre 1840, le journal simplifie son nom et commence à être numéroté (Vol. 1 no 1) à partir du 22 janvier 1841; il se maintiendra jusqu’au 16 juillet 1852. Voir BH, vol. 1. D'une manière générale, Trudeau ne copie pas les articles de ce journal, mais il le lit certainement. En outre en tant qu'apothicaire, il fera paraître une annonce dans ce journal entre novembre 1842 et janvier 1843, stipulant qu’il a des objets de culte à vendre.
[109] Joseph-Octave Paré (1814-1878), ordonné prêtre en 1838, a passé sa vie à l’évêché de Montréal comme secrétaire de Mgr Bourget. DC.
[110] Michael Power (1804-1847), curé à La Prairie de 1839 à 1842, date à laquelle il devient évêque de Toronto. DBC.
[111] Richard Downes Jackson (1777-1845) a succédé à John Colborne en tant que commandant en chef des troupes de l'Amérique britannique du nord en 1839; il sera temporairement chef du gouvernement à trois reprises. DBC.
[112] Benoît-Marie Granjon (1807-1885), de Lyon, arrive à Montréal où il est nommé vicaire puis aumônier des Frères des Écoles chrétiennes et des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. DC. Remi Carroff (1815-1847), né dans le diocèse de Quimper, ordonné chez les sulpiciens en 1840. DC. Adolphe Pinsonnault (1815-1883), né à Saint-Philippe-de-La Prairie, ordonné à Paris chez les sulpiciens, sera le premier évêque de London, Ontario. DC.
[113] Cet événement est raconté dans les Mélanges religieux, 8 octobre 1841, p. 228-231, mais le récit de Trudeau est différent et laisse croire qu'il a assisté lui-même à la cérémonie.
[114] Jean-Louis-Melchior Sauvage de Chatillonet (1768-1841), ordonné prêtre en France en 1791. À Montréal, le 9 septembre 1841, il est inhumé dans les voûtes de l’église Notre-Dame. DC.
[115] Religious Tract Society, fondée à Londres en 1799 pour répandre la doctrine de l’Église évangélique, au moyen de tracts. William Jones, The Jubilee Memorial of the Religious Tract Society, London, 1850, 706 p.
[116] Charles Bagot (1781-1843) s'est acquitté habilement d'un rôle diplomatique aux États-Unis, en Russie et à La Haye entre 1815 et 1831; il sera généralement apprécié par les Canadiens français. DBC.
[117] Jean-Baptiste Meilleur (1796-1878), médecin à L’Assomption, cofondateur du Collège de cette ville en 1834; cette année-là, il devient aussi député; Patriote modéré, il condamne la violence et se range du côté de l'évêque Lartigue à l'automne de 1837. En 1842, il devient surintendant adjoint de l’Instruction publique pour le Bas-Canada. Il démissionne en 1855. Auteur d’un Mémorial de l’éducation (1860). DBC.
[118] Charles Dewey Day (1806-1884), né aux États-Unis, adversaire déclaré du programme patriote et partisan de l’Union des Canadas; membre du Conseil spécial, solliciteur général, sera nommé juge en 1842. DBC.
[119] Robert Baldwin (1804-1858), membre du Conseil exécutif et solliciteur général pendant la première année de l’Union. Réformiste, il formera en 1842 un ministère en association avec Louis-Hippolyte La Fontaine. DBC.
[120] William Henry Draper (1801-1877), né en Angleterre, avocat, député tory au Haut-Canada en 1836, membre du Comité exécutif, puis solliciteur général; en 1842, il devient le principal conseiller du gouverneur Bagot; membre du Conseil exécutif de 1843 à 1847, il s'efforcera de rallier aux tories modérés la frange conservatrice des réformistes canadiens-français. DBC.
[121] Jean-Joseph Girouard refusa le poste qu’on lui offrait.
[122] James Edward Small (1798-1869), député réformiste modéré du Haut-Canada de 1832 à 1836, puis de 1839 à 1847. DBC.
[123] Étienne Parent (1802-1874), rédacteur du Canadien de 1822 à 1825, puis de 1831 à 1842, il est aussi traducteur, puis bibliothécaire et greffier de l'assemblée du Bas-Canada; à partir de 1835, il s'éloigne de leaders patriotes radicaux; emprisonné de décembre 1838 à avril 1839; député en 1841, puis reprend divers postes de fonctionnaires; sera aussi un important conférencier à l'Institut canadien de Montréal et à Québec. DBC.
[124] Patrick Phelan (1795-1857), né en Irlande, ordonné prêtre par Mgr Lartigue en 1825, est sacré évêque de Carrha in partibus par Mgr Bourget le 20 août 1843; il sera coadjuteur puis évêque de Kingston. DBC.
[125] Antoine-Olivier Berthelet (1798-1872), fils de Pierre Berthelet et de Marguerite Viger; riche propriétaire foncier et philanthrope; député de 1832 à 1834. L’épouse de Berthelet est Marie-Angélique Chaboillez. DBC.
[126] Joseph Bourret (1802-1859), avocat en 1823, est maire de Montréal de 1842 à 1844 puis de 1847 à 1849. Site web de la ville de Montréal.
[127] Cette nouvelle et les trois suivantes paraissent dans les Mélanges religieux entre décembre 1842 et mars 1843, mais Trudeau ne copie pas.
[128] Pierre Chazelle (1789-1847), né en France, ordonné chez les jésuites en 1820, est supérieur des jésuites du Canada à La Prairie. DC.
[129] Félix Martin (1804-1886) né à Auray (Morbihan); recruté par Mgr Bourget, il arrive à Montréal en mai 1842; célèbre pour ses prédications, supérieur des jésuites du Bas-Canada et fondateur du collège Sainte-Marie. DBC.
[130] L’Annonciation de Marie : le 25 mars.
[131] Charles Theophilus Metcalfe (1785-1846), hostile à la politique de gouvernement responsable préconisée par La Fontaine et Baldwin; sera fait baron en janvier 1845, après avoir gagné les élections contre les réformistes; malade, il démissionnera en octobre 1845. DBC.
[132] Le 22 juin 1843, une assemblée, présidée par le maire Joseph Bourret, s'est tenue à Montréal à propos de l'incendie de Boucherville. Romuald Trudeau est désigné pour faire partie d'un comité de citoyens responsable d'acheminer les secours aux sinistrés; cependant, il n'assiste pas à la réunion du lendemain. Voir La Minerve, 22 juin et 27 juin 1843.
[133] Le banquet prévu pour la soirée a été annulé pour ne pas nuire à la souscription en faveur des sinistrés de Boucherville. Il y eut tout de même un dîner à l'hôtel Nelson en présence de D.-B. Viger, président de l'Association Saint-Jean-Baptiste, du maire Bourret, de Peter Dunn, des vice-présidents Ludger Duvernay et Romuald Trudeau. La salle était décorée avec « un superbe transparant [sic] représentant le saint patron du pays, entouré du drapeau britannique et de nombreuses touffes d'érable [...]. » Plusieurs « santés » furent portées, dont une à « Sa Majesté la reine et la famille royale ». La Minerve, 30 juin 1843.
[134] Il s'agit plutôt de Thomas Mears, de la famille du même nom, propriétaire de l'entreprise Whitechapel Bell Foundry, à Londres.
[135] Le nom des cloches, leur poids et leurs donateurs sont donnés dans les Mélanges religieux, 4 juillet 1843. La Minerve des 30 juin et 3 juillet 1843 écrit correctement le nom des donateurs de la deuxième cloche : Albert Furniss et Edward Dowling.
[136] O’Brien. L'événement est rapporté dans les Mélanges religieux, 22 août 1843.
[137] Lewis Thomas Drummond (1813-1882), né en Irlande, avocat, défend la cause des Patriotes poursuivis en 1838. En 1842, il épouse Josephte-Elmire, fille du seigneur Pierre-Dominique Debartzsch. Réformiste, il deviendra solliciteur général pour le Canada-Est, puis procureur général en 1841. DBC.
[138] William Molson (1793-1875), troisième fils de John Molson dit l'ancien, brasseur, distillateur et banquier; il signera le manifeste annexionniste en 1849. DBC.
[139] Rémi Gaulin (1787-1857), prêtre en 1811, sacré évêque en 1833 et coadjuteur de l'évêque de Kingston, Alexander McDonell, à qui il succédera en 1840. DBC.
[140] Jacques-Victor Arraud (1805-1878), originaire du diocèse de Bordeaux, ordonné prêtre chez les sulpiciens canadiens en 1829. DC.
[141] Samuel Wentworth Monk (1792-1865), William Craigie Holmes Coffin (1799-1866) et Amédée Papineau (1819-1903). Ce dernier sera protonotaire jusqu’en 1875.
[142] Denis-Benjamin Papineau (1789-1854), frère de Louis-Joseph Papineau. Élu député en 1842, fait partie des ministères Papineau-Draper et Papineau-Sherwood; commissaire des Terres de 1844 à 1847 et chef du gouvernement. Propriétaire terrien et agent de la seigneurie de la Petite-Nation. DBC.
[143] Dominick Daly (1798-1868), né en Irlande, catholique, secrétaire du lieutenant-gouverneur F. N. Burton en 1823, puis de Dalhousie en 1827; député en 1841, secrétaire provincial du Canada-Uni et membre du Conseil exécutif; en 1843, il ne suit pas Baldwin et La Fontaine dans leur lutte pour le gouvernement responsable; en 1848, il perd son poste. DBC.
[144] William Morris (1786-1858), né en Écosse, homme d'affaires, colonel de milice; conseiller législatif en 1841, il deviendra président du Conseil exécutif du Canada-Uni en 1846. DBC.
[145] James Smith (1806-1868), avocat à Montréal; sera nommé juge en 1847. DBC.
[146] Avec assurance de succéder.
[147] Pallium : « Bande de laine blanche, en forme de cercle duquel pendent deux bandes verticales, ornée de six croix noires, que portent par-dessus leurs habits pontificaux le Pape, les archevêques dont elle est l'insigne distinctif, et certains évêques auxquels elle est accordée par faveur particulière. » TLF.
[148] Joseph-Eugène-Bruno Guigues (1805-1874), ordonné prêtre à Aix-en-Provence, sera sacré évêque par Mgr Gaulin à Ottawa le 30 juillet 1848. DC.
[149] Joseph-Hilarion Jobin (1811-1881), notaire à Montréal à partir de 1833; sera élu député de 1851 à 1863. Neveu du notaire et député patriote, puis réformiste André Jobin. DPQ.
[150] Jean-Baptiste Honorat (1799-1862), né à Aix-en-Provence, ordonné en 1821; arrivé à Montréal en 1841 pour fonder le premier établissement oblat au Canada. DBC.
[151] Pierre Fiset (1821-1878), né à Contrecœur, ordonné à Montréal en 1844, missionnaire oblat au Saguenay. Décédé en Algérie. DC.
[152] Augustin-Médard Bourassa (1818-1897), né à L’Acadie, ordonné en 1844, missionnaire oblat dans le haut Saint-Maurice et dans les chantiers de l’Ottawa; curé à Montebello pendant trente ans. Frère de Napoléon Bourassa, peintre et écrivain. DC.
[153] « Pères conscrits », ainsi les anciens Romains désignaient-ils leurs sénateurs.
[154] Bien que Joseph Signay ait été archevêque depuis le décès de Mgr Panet en 1833, son hésitation au sein des débats aboutissant à la création d’une province ecclésiastique lui a fait retarder son installation comme archevêque jusqu’en novembre 1844. DBC.
[155] Allan Napier MacNab (1798-1862), avocat et homme d'affaires, spéculateur foncier; député au Haut-Canada à partir de 1830; en 1837, il est à la tête des forces loyalistes contre la rébellion dans cette colonie; il restera président de l’Assemblée du Canada-Uni de 1845 à 1848. DBC.
[156] Clément-Charles Sabrevois de Bleury (1798-1862), avocat, élu député sous la bannière patriote en 1832, s'éloigne des radicaux dès 1835, puis se range nettement du côté du gouverneur; conseiller législatif en 1837 et 1838; cofondateur en avril 1837 du journal Le Populaire, adversaire des Patriotes. DBC.
[157] La Minerve, 2 décembre 1844, écrit « Finnall »; elle critique aussi la présence de sociétés secrètes et mentionne les Orangistes.
[158] Trudeau écrit successivement : « Colborne » et « Cobburn »; selon L'Aurore des Canadas, 5 décembre 1844, le meurtrier se nommerait Charles Colburn.
[159] James Ferrier (1800-1888), né en Écosse, homme d'affaires et promoteur de chemins de fer; maire de Montréal en 1845. De 1845 à 1852, il est président de l'Institution royale pour l'avancement des sciences, alors liée au M cGill College. Nommé au Conseil législatif en mai 1847, puis au sénat en 1867, de même qu'au Conseil législatif de la province de Québec. DBC.
[160] Il s'agit plutôt de Joseph Bourret.
[161] George-Étienne Cartier (1814-1873), avocat, appuie les Patriotes dans les années 1830; partisan de L.-H. La Fontaine sous l'union; élu député en 1848, il deviendra un des leaders de la coalition libérale-conservatrice qui donnera lieu au Parti conservateur; un des artisans de la Confédération. DBC.
[162] Il s'agit probablement d'André-Romuald Cherrier (1821-1863), fils de Georges-Hippolyte Cherrier et de Marie-Ann Roy; avocat depuis 1842, il pratique d'abord à Montréal et plus tard, à l'Industie (Joliette); en octobre 1844, il a épousé à l'Industie Henriette Parthenais. Site web Répertoire du patrimoine culturel du Québec.
[163] Edward George Geoffrey Smith Stanley (1799-1869), secrétaire d'État aux colonies de 1841 à 1845; il sera Premier ministre britannique en 1852, 1858 et de 1866 à 1868; père de Frederick Arthur Stanley, futur gouverneur général du Canada de 1888 à 1893, amateur de hockey, qui a laissé au Canada la fameuse coupe Stanley. DBC.
[164] Un indult, en droit canonique, est un « privilège accordé par le Pape à une personne ou à une communauté de personnes, et dérogeant à la règle générale. » TLF.
[165] Francis Hincks (1807-1885), né en Irlande, homme d'affaires; fonde et rédige deux journaux réformistes, le Toronto Examiner de 1838 à 1842 et le Montreal Pilot de 1844 à 1848; membre du Conseil exécutif de 1842 à 1843; revient au pouvoir en 1848 et remplace Baldwin à la tête du gouvernement de 1851 à 1854, avec A.-N. Morin; gouverneur de la Barbade en 1856, puis de la Guyane britannique en 1861, il sera ministre des Finances dans le gouvernement de J. A. Macdonald en 1869. DBC.
[166] William Benjamin Robinson (1797-1873), marchand de fourrures, député tory du Haut-Canada de 1830 à 1840, puis député du Canada-Uni de 1844 à 1954. DBC.
[167] Cette anecdote a d'abord paru dans des journaux européens, comme Le Courrier du Valais, no 83, année 1844 ou Le Censeur, journal de Lyon, politique, industriel et littéraire, no 3076, 26 octobre 1844. On remarque cependant des variantes de noms : Rodolphe d’Egnold et Ismaël de Gonbaiville ou de Gomberville; et Bricquebosk au lieu de Briquebosk.
[168] Le 18 décembre 1843, un appel « Au peuple », signé « Jean-Baptiste », était paru dans La Minerve; on y proposait la fondation d'une Association de la délivrance pour financer le rapatriement les 58 compatriotes déportés le 26 septembre 1839. Le libraire Édouard-Raymond Fabre en a été le trésorier et le principal animateur jusqu'au retour des derniers exilés en 1846.
[169] Dorothée Beaubien, cinquième supérieure générale; Éléonore Thibodeau; Marie-Antoinette Howard dite Rodriguez et Marie-Ursule Charlebois, dite Saint-Joseph. Voir Jeanne d’Arc Lortie, Lettres d’Élisabeth Bruyère, Vol. I : 1839-1849, Montréal, Éditions Paulines, 1989.
[170] Rafle, de raffle (angl.) : loterie.
[171] « Un autre en a eu l'honneur », attribué, selon la tradition à Virgile.
[172] Nommé portraitiste officiel du gouvernement en 1853, Théophile Hamel (1817-1870) sera fort apprécié des notables laïques et cléricaux de son époque. DBC.
[173] Charles Januarius Acton (1803-1847), né à Naples de parents britanniques, auditeur apostolique à la Curie romaine. Cardinal en 1839.
[174] « Quand Dieu [Jupiter] veut perdre un homme, il lui ôte la raison. » Proverbe latin d’un auteur anonyme, souvent attribué faussement au tragédien grec Euripide.
[175] Barthélemy Joliette, (1779-1850), notaire, coseigneur et homme d'affaires; à partir de 1824, il développe le village d'Industrie (Joliette); député en 1830, puis conseiller législatif à partir de 1832 et membre du Conseil spécial en 1838; en 1841, il revient au Conseil législatif du Canada-Uni. DBC.
[176] Joseph Masson (1791-1847), riche homme d'affaires, seigneur de Terrebonne; conseiller législatif de 1834 à 1838. DBC.
[177] La communauté des frères des Écoles chrétiennes, fondée en France par Jean-Baptiste de La Salle, s'est implantée au Bas-Canada en 1837. Plus haut, Trudeau les a désignés d'après leur surnom de « Frères ignorantins ». Par ailleurs, la communauté des frères de la Doctrine chrétienne, également d'origine française, est arrivée d'abord à Québec, avant de s'établir à Montréal.
[178] « La vérité est grande et elle prévaudra. » Vulgate, Appendix, 3 Esdras.
[179] Joseph Painchaud (1787-1871), médecin en 1811, pratique à l’hôpital de la Marine et à l’hôpital Général de Québec; préside le Bureau des examinateurs en médecine de Québec durant plusieurs années. DBC. On trouve l'annonce de son troisième discours sur la digestion dans Le Canadien du 28 mars 1845, p. 2.
[180] Alexis Bidaguin dit St-Martin (1802-1880), originaire de Berthierville, atteint d’un projectile d’arme à feu à l’estomac, en garda une fistule qui permit au chirurgien William Beaumont (1785-1853) de faire les premières observations in vivo de la digestion. Beaumont, chirurgien dans l'armée américaine, est l'auteur de Experiments and Observations on the Gastric Juice, and the Physiology of Digestion, Plattsburgh, FF Allen, 1833.
[181] Barley (angl.) : orge.
[182] Sago, fécule extraite du palmier-sago. Romuald Trudeau vendait du sago dans sa boutique. Voir son annonce parue dans La Minerve, 9 août 1830, p. 3.
[183] Le carrelet (flounder en anglais) est un poisson plus connu sous le nom de plie.
[184] Philosophe et théologien, saint Augustin est né et mort en Algérie (354-430).
[185] Copié tel quel de Paul Lacroix, Bulletin de l’Alliance des arts, Paris, 1844, p. 181.
[186] Il s'agit du cousin de Romuald, Alexis Trudeau, marié à Julie-Sylvia-Matilda Smith.
[187] Il s'agit plutôt de James Leslie.
[188] Robert Baldwin Sullivan (1802-1853), né en Irlande, avocat; inconstant en politique, il rejoint finalement les réformistes en 1842; secrétaire de la province du Canada-Uni pour quelques mois en 1848, puis nommé juge à la Cour du banc de la reine. DBC.
[189] Willilam Hume Blake (1809-1870), né en Irlande, anglican, avocat; défait aux élections de 1844, il est élu député réformiste en 1848 et nommé solliciteur général. En 1849, il prononce en Chambre un discours incendiaire contre les tories lors du débat sur l'indemnisation des victimes bas-canadiennes des rébellions; provoqué en duel par John A. Macdonald, il ne se présente en Chambre que pour offrir sa démission – que La Fontaine refuse. De 1849 à 1862, il est nommé juge, chancelier du Haut-Canada. DBC.
[190] Francis Hincks.
[191] Étienne-Paschal Taché (1795-1865), médecin en 1819, député de L'Islet de 1841 à 1846. À partir de 1848, il est membre à vie du Conseil législatif et occupe successivement les fonctions de commissaire des Travaux publics, receveur général, commissaire des Terres de la couronne, premier ministre de la section bas-canadienne avec A. N. MacNab en 1855, puis avec J. A. Macdonald en 1856-1857; il revient en politique en 1864 et préside la Conférence de Québec qui aboutira, après son décès, à la Confédération de 1867. DBC.
[192] James Hervey Price (1791-1882), né en Angleterre; réformiste, il sera emprisonné durant deux semaines en 1837. Élu député en 1841, partisan du gouvernement responsable, il devient commissaire des Terres de la couronne en 1848; battu aux élections de 1851, il retournera en Angleterre en 1860. DBC.
[193] Malcolm Cameron (1808-1876), homme d'affaires, élu député de Lamark en 1836, puis sous l'Union; il démissionne en 1843 parce qu'il refuse que la capitale soit transférée de Kingston à Montréal. Réélu en 1844 et en 1848, il devient commissaire adjoint aux Travaux publics; mais il démissionne du cabinet l'année suivante, en désaccord avec ses collègues; il se rapproche alors du groupe radical des clear grits et poursuivra une carrière politique capricieuse jusqu'à son décès. DBC.
[194] Il s'agit plutôt de Guillaume Lévesque (1819-1856) que Trudeau semble confondre ici avec son frère le poète Charles-François Lévesque (1817-1859). Patriote, Guillaume Lévesque joint les Frères chasseurs et participe à l'insurrection de novembre 1838; arrêté et condamné à mort, puis à l'exil en 1839. Grâcié, il revient au pays en 1843, est reçu avocat l'année suivante, mais gagnera plutôt sa vie comme chef du Bureau des traductions de l'Assemblée législative du Canada-Uni. En 1844, il est un des membres fondateurs de la Société des amis, qui a pour but d'encourager le développement des lettres et des sciences; cette société sera absorbée par l'Institut canadien en 1847 où, en janvier 1848, Guillaume Lévesque donne une conférence publique intitulée : « De l'influence du sol et du climat sur le caractère, les établissements et les destinées des Canadiens ». DBC.
[195] Jean-Lukin Leprohon (1822-1900), médecin en 1845. Il est le fondateur du bimensuel La Lancette canadienne; ce premier journal médical entièrement de langue française au Canada ne durera cependant que six mois, faute de soutien financier. DBC.
[196] Étienne-Paschal Taché.
[197] Pierre-Jacques Bédard (1816-1876), né à Beauport, ordonné prêtre en 1844. Curé à Kingsey et missionnaire à Wotton. Missionnaire en Illinois et dans le Dakota où il est décédé. Bernard O’Reilly (1818-1907), né en Irlande, ordonné prêtre à Nicolet en 1842; curé à Sherbrooke de 1846 à 1848. Il entre chez les jésuites en 1848, puis quitte l'ordre en 1868 et il se consacre alors à l'histoire; décédé dans l’État de New York. DC. Les lettres sur l'émigration des Canadiens français vers les Cantons de l'Est ont paru dans L'Avenir, 4 mars, 8 et 15 avril 1848, La Minerve, 20 mars 1848 et Le Canadien, 12 mai 1848.
[198] L'association rassemble un groupe de dix personnes (décurie) dont chacune s'engage à former une autre décurie. Comme dans l'armée romaine, dix décuries constituent une centurie.
[199] On trouve un long récit des changements politiques en France (février 1848) et de l’avènement de la République dans La Minerve des 27 et 30 mars 1848.
[200] Outre l'évêque Bourget et L.-J. Papineau, Romuald Trudeau est entouré de jeunes Rouges dans cette Association pour le peuplement des Cantons de l'Est, fondée en avril 1848 : notamment l'instigateur Jean-Baptiste-Éric Dorion (1826-1866), Louis Labrèche-Viger (1824-1872), Joseph Papin (1825-1862), Joseph Doutre (1825-1886) et Toussaint-Antoine-Rodolphe Laflamme (1827-1892). DBC.
[201] Marc-Damase Masson (1805-1878), homme d'affaires et patriote à Saint-Clément-de-Beauharnois, ses propriétés sont détruites lors de la répression en 1837; s'installe à Montréal en 1839 où il développera un des plus importants commerces d'épicerie de gros et de détail. De 1846 à 1850, il est administrateur de la Banque de la cité et du district de Montréal et, en 1861, il sera un des fondateurs de la Banque des marchands. En 1846, il devient marguillier à la paroisse Notre-Dame de Montréal; élu au Conseil de la ville en 1855, il deviendra président de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1858. DBC.
[202] Louis Boyer (1795-1870), maçon puis marchand dans le secteur de l'alimentation et grand propriétaire foncier (il possédait plus d'un million de pieds carrés en lots urbains à son décès); administrateur honoraire de la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal en 1846 et un des administrateurs de la Banque Jacques-Cartier. Il était devenu marguillier de la paroisse Notre-Dame de Montréal en 1847. Il faut souligner que Romuald Trudeau figurait parmi les témoins à son enterrement, aux côtés du maire de la ville William Workman, du juge J.-Amable Berthelot et du sénateur Jacques-Olivier Bureau. DBC.
[203] Après le Prince Albert, le Iron Duke a été construit à la fonderie Sainte-Marie de Montréal en 1846. La Minerve, 19 novembre 1846.