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Les Patriotes de 1837@1838 - Démaray, Pierre-Paul (1798-1854)
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Démaray, Pierre-Paul (1798-1854)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Né le 8 octobre 1798 à Trois-Rivières où il a fait ses études, il choisit la profession de notaire et réalise son stage sous la direction de Pierre Lanctôt et de Laurent Archambeault à Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (L'Acadie), puis de Jean-Emmanuel Dumoulin, à Trois-Rivières. Reçu notaire le 17 avril 1824, il s'installe à Dorchester pour pratiquer sa profession. Rapidement, il se fait une clientèle importante qui comprenait des propriétaires fonciers des environs.

De 1828 à 1837, Démaray exerce aussi des charges publiques. Il est associé de près à la fondation de la paroisse Saint-Jean-L'Évangéliste où il agit à titre de premier secrétaire-trésorier de la fabrique à partir du 16 novembre 1828, puis marguillier le 25 décembre 1829 ( DBC :233). Il occupe d'autres charges publiques au cours de ces années telles que commissaire chargé de la construction de la route entre Dorchester et Laprairie (1831), de commissaire chargé de la décision sommaire des petites causes (1832) et de juge de paix (1833). Il occupe aussi les fonctions de maître poste de Dorchester et sert comme lieutenant de milice dans le 3ebataillon du comté de Chambly. C'est à partir de 1837 que Démaray se fait remarquer dans les milieux politiques. Il assiste, le 23 octobre 1837, à l'assemblée des six comtés à Saint-Charles. Le 5 novembre, il participe à l'assemblée de Saint-Athanase où il propose une résolution demandant l'abolition de la tenure seigneuriale. Le lendemain, il démissionne de son poste de juge de paix et de celui de lieutenant de milice pour protester contre l'administration du gouverneur lord Gosford. Le 10 novembre, un détachement des Royal's de Montréal est envoyé à Dorchester, mais en passant par Saint-Athanase afin d'y effectuer une reconnaissance des lieux. Revenant par le pont Jones, les Royal's ont dû faire face à un attroupement de Patriotes dirigés par Démaray et Joseph-François Davignon, un médecin de Dorchester (Fortin, 1988 :149). À la même époque, son neveu, Joseph Duquette, qui est en fuite suite aux mandats d'arrestation émis après l'affrontement entre les fils de la liberté et les membres du Doric Club à Montréal, est venu se réfugier chez son oncle (Fortin, 1988 :149). Faisant figure de chef des Patriotes de Dorchester, Démaray est l'un des premiers à faire l'objet d'un mandat d'arrêt pour haute trahison.

C'est dans la nuit du 16 au 17 novembre 1837 que Démaray est arrêté par le constable Malo accompagné par la Montreal volonteer cavalry dirigée par Charles Oakes Ermatinfer fils (Fortin,1988 :151). Le docteur Joseph-François Davignon avait lui aussi été fait prisonnier. Bonaventure Viger apprend qu "ils doivent être conduits à la prison de Montréal. Avec quelques hommes, il prend le détachement en embuscade sur le chemin de Chambly. Au cours de l'engagement, le chariot s'est retourné et les prisonniers ont été délivrés (Senior, 1998 :84). Fiers de leur exploit, les rebelles amènent Démaray et Davignon chez le forgeron de Longueuil, Olivier Fournier, pour qu'il brise leurs fers (Senior, 1998 :84). Après quoi, Démaray et Davignon se réfugient aux États-Unis. Démaray s'installe à Keeseville, dans l'état de New York, et ouvre une petite épicerie à Plattsburg pour survivre. Le 29 novembre, Lord Gosford lance de nouveaux mandats d'arrêt avec une récompense pour la capture des deux hommes. Des États-Unis, Démaray est en constante relation avec les principaux réfugiés (Fauteux, 1950 :204). Le 6 décembre 1837, il participe à l'escarmouche de Moore's Corner (Fortin, 1988 :151). En outre, il aide à l'organisation de la rébellion de 1838 aux côtés de Robert Nelson. Le 8 juin 1838, le nouveau gouverneur, Lord Durham proclame une amnistie dont Démaray est cependant exclu. En novembre, il se rend au camp de Napierville. Le 8, il est aux côtés de Médard Hébert à la tête d'un groupe de patriotes pour inspecter des maisons de Loyaux (Fortin, 1988 :151).

Le Parlement britannique offre alors 100 livres à qui réussira à faire capturer les évadés. Ceux-ci se réfugient à Redford, dans l’État de New York, à proximité de Plattsburgh. La famille de Demaray (Desmarais) vient le rejoindre et s’établit à Redford. En 1851, Céline, la fille de Desmarais, âgée de 15 ans, épousera Théodore d’Amours de Courberon, dont le nom se déforme rapidement en Colburn. Quatre ans plus tôt, Pierre Jr., le fils du notaire Desmarais, avait épousé Christine, la sœur de Théodore.

Pierre-Paul Démaray revient à Dorchester en 1841 à la faveur d'une amnistie et reprend sa profession de notaire. Il soumet le curé de sa paroisse, l'abbé Charles La Rocques, à de nombreuses brimades parce qu'il reproche au clergé son attitude lors des rébellions. Il devient maire de Saint-Jean en août 1851 et crée le premier corps de police de la municipalité. Il meurt à Saint-Jean en 1854.

Maude Landry et Gilles Laporte

Voir aussi sur la généalogie américaine de Démaray : http://lecourrierdusud.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=153893&id=1153&classif=Nouvelles

 


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