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Les Patriotes de 1837@1838 - Peter McGill (1789-1860)
 BIOGRAPHIE 
Peter McGill (1789-1860)

                Article diffusé depuis le 19-mai-01

 



Fils de John McCutcheon et de Mary McGill, Peter McGill naît en août 1789 en Écosse. Il immigre au Canada à l‘âge de 20 ans et où il arrive en juin 1809 (DBC, vol VIII, p. 599). Il y retrouve son oncle maternel, John McGill, qui l‘aide à trouver son premier emploi chez Parker, Gerrard & Ogilvy. Il fonde peu de temps après, avec trois associés, une compagnie d‘import-export faisant affaire avec la Grande-Bretagne et les Antilles (DBC, vol. VIII, p.599). Peter McGill épouse Sarah Elizabeth Shuter Wilkins en février 1832 lors de l‘un de ses nombreux voyages à Londres. Ce mariage avantageux ajouté à l‘héritage qu‘il reçoit de son oncle en 1834 l‘amèneront à jouer un rôle de premier plan dans le développement du capitalisme à Montréal (DBC, vol. VIII, p. 598). La plus importante de ces activités est sa longue association avec la Banque de Montréal où il côtoie les gens parmi les plus influents de la colonie, tel que John Molson Jr. et George Moffat. Il entre sur le conseil d‘administration de la première banque du Canada en 1819, en devient vice-président en 1830 et président en 1834 à la suite de Horatio Gates (DENISON, 1966 : p 290). Il occupe cette fonction pendant les 26 années suivantes. Il participe par ailleurs à la construction du premier chemin de fer de la colonie, dont il sera président, et au monopole du transport maritime sur la rivière Outaouais (DBC : vol. VIII, p. 600). McGill est également très actif socialement : il est gouverneur de l‘Université McGill, membre de l‘administration de l‘hôpital général de Montréal, grand surintendant des Francs-maçons de la Royal Arch de la province du Bas-Canada (DBC : vol VIII, p. 602). Calviniste, il est également président de la Montreal Auxiliairy Bible Society de 1834 à 1843. Il est par ailleurs, dès 1827, juge de paix dans le district de Montréal.

Son rôle dans les événements précédents 1837-38 a plusieurs facettes. Tout d‘abord, en 1832 il débute sa carrière politique comme membre du Conseil législatif dont il fera partie jusqu‘à sa dissolution en 1837. En 1834, il est nommé commissaire de la Brithish American Land Company au Bas-Canada (BALC) avec George Moffat (DENISSON, 1966 : p. 327.). Cette compagnie, chargée du peuplement des Cantons de l‘Est, avait d‘ailleurs été fondée en 1832 entre autres par Nathaniel Goulg, associé londonien de McGill (DBC, vol. VIII, p. 601). Autant le Conseil législatif que la BALC, dont fait partie McGill, sont vertement critiqués par les réformistes dans leurs 92 résolutions. Mais la contribution la plus décisive de McGill aux événements de 1837 est son implication dans le mouvement loyal de Montréal : principalement les présidences de la Saint Andrews Society (1835-1842) et de la Montreal Constitutional Association (MCA) en 1836, à la succession de George Moffat. À titre de président de la MCA, Peter McGill prend la parole à une assemblée loyale tenue à la Place d‘Armes le 23 octobre 1837 et regroupant environ 4 000 participants (MUZZO, p.146) et tenue en même temps que la réunion des Six-Comptés à Saint-Charles. McGill y prône entre autres l‘union du Haut et du Bas-Canada, la nécessité d‘abolir le régime seigneurial et le maintient du Conseil Législatif non-électif (MUZZO, p.146). Il a certainement joué un rôle dans la formation de corps de volontaires dès novembre 1837 pour appuyer les troupes britanniques dans la répression des rebelles (MUZZO, 1990 : p.148). Il participe en 1837, avec six autres représentants des marchands anglo-écossais de Montréal, à des discussions avec Lord Durham sur l‘avenir de la colonie, discussion qui auront une énorme influence sur la suite des événements (DENISSON, 1966 : p. 372).

En avril 1838 Peter McGill est nommé au Conseil spécial, mis en place suite aux troubles. En 1841, il est nommé sur le Conseil législatif du Canada-uni où il siègera jusqu‘à sa mort et qu‘il préside de mai 1847 à mars 1848 (DBC, vol.VIII, p. 603). On constate donc que McGill bien que très actif politiquement ne fut jamais élu à l‘une de ses charges (DBC, vol. VIII, p. 603). Il meurt le 28 septembre 1860 à Montréal à l‘âge de 71 ans.
 


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