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Les Patriotes de 1837@1838 - L'incendie de Saint-Benoît, 15 décembre 1837
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L'incendie de Saint-Benoît, 15 décembre 1837
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Saint-Benoit de Mirabel est situé à environ 30km. au nord de Montréal. Les premières terres ont été concédées en 1780 par Messieurs de Saint Sulpice, seigneurs de la Seigneurie du Lac des Deux-Montagnes. Saint-Benoit a été la paroisse-mère de la Seigneurie. (ST-BENOIT, 1999) En 1808, l'arrivée de Jean Baptiste Dumouchel et de Louis Masson, deux commerçants, donne un essor à l'établissement. (ST-BENOIT, 1999) En 1837, la paroisse a 38 ans d'existence et sa population atteint 1000 habitants. . Elle est desservie, depuis 1835, par un curé patriote, Étienne Chartier. Saint-Benoit devient la résidence du député Jean-Joseph Girouard élu en 1831 et réélu en 1834. Autour de lui, se groupent le colonel Raizenne, capitaine de milice, Louis Masson, Jean Dumouchel et Félix Lemaire. Le village se situe au centre d'un large vallon en arrière des monts du Calvaire et de Saint-Joseph. (mode de concession des terres.) (DUBOIS 1937: 52) De cette assemblée, sont nées 34 résolutions qui révèlent des abus de concession de terres par favoritisme. À l'été de 1838, les Patriotes de Saint-Benoit s'organisent et décident de former un camp armé. Le village, plus exposé que d'autres à une descente des orangistes, sent le besoin de se retrancher. Les patriotes forment alors un camp au Grand-Brûlé, nom donné à Saint-Benoit par les premiers colons, car en faisant brûler les souches et l'humus, ils ont provoqué un feu qui a duré au moins deux ans. (ST-BENOIT, 1999)

Le soulèvement à Saint-Benoit est distinctif de celui de Saint-Eustache, plus exposé à la fois aux soldats de Colborne. Saint-Benoit est au contraire considéré comme un bastion imprenable et s'est toujours fait remarquer par l'emportement patriotique de ses habitants. (LAURIN 1982: 30) Le général Colborne est persuadé que Saint-Benoit est entouré de fortifications et que s'y trouvent plusieurs milliers d'hommes. La réalité est que le nombre de patriotes ne dépasse pas 400 à 500 hommes, dont seuls 150 sont armés et que les retranchements ne sont que des fossés. (LAURIN, 1981: 46) Le 15 décembre 1837, l'armée de Colborne se dirige vers Saint-Benoit. Cependant que Girouard conseille à tout le monde de rendre les armes, car ils ne peuvent faire face à une telle armée. Peu après son départ, Colborne reçoit une députation d'habitants de Saint-Benoit pour l'informer qu'ils n'ont aucune résistance à lui opposer et le prient d'épargner les personnes et les propriétés. Le général demande alors où sont les chefs, et quand il apprend qu'ils ont fui, il renvoie les habitants à Saint-Benoit et leur ordonne de déposer les armes sinon, tout le village sera mis à feu. Le 15 au soir, arrivent à Saint-Benoit l'armée de Colborne ainsi que de nombreux volontaires, au total de 5000 à 6000 hommes. Le général et ses hommes braquent des canons et menacent d'exterminer des habitants afin qu'ils révèlent la cachette de leurs chefs (ROCHON, 1987: 262). Le 16 décembre, Colborne donne l'ordre de brûler seulement les maisons des chefs, mais ses ordres ne sont pas respectés. Se déroulent alors des scènes de dévastation et de destruction remarquables et tout le village est réduit en cendres. Les volontaires et les loyaux sont particulièrement impliqués dans les actes de cruautés et de déprédations alors commis.

Malgré tout, bien des familles sont restées à Saint-Benoit. Saint-Benoit est encore debout, mais n'a plus d'armes ni de défenseurs. C'est un village tremblant et repentant. (ABBÉ DUBOIS, 1937: 186)

Patrice Payette

 


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