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Les Patriotes de 1837@1838 - Les collèges classiques
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Les collèges classiques
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Le collège classique constitue au Bas-Canada la principale institution ecclésiastique destinée à l'éducation. On y pratique l'enseignement secondaire classique destiné à former d'une part, l'élite religieuse, qui permet de compenser la faiblesse des effectifs et, d'autre part, l'élite civile, qui forme la petite bourgeoisie canadienne-française composée notamment d'avocats, de notaires et de médecins (Lamonde, 2000 : 80). Sous le régime français, l'Église assume son rôle traditionnel dans le domaine de l'éducation. Le Collège des Jésuites de Québec, fondé en 1635 et détruit lors du siège de Québec en 1759, constitue, de fait, le premier collège classique (Audet, 1971 : 373). Cependant, c'est le Séminaire de Québec, rebâti en 1765, avec son passionnat-externat de type séminaire-collège qui devient l'institution qui servira de modèle pendant près de deux siècles (Galarneau, 1978 : 16). Au début du XVIIIesiècle, on retrouve au Bas-Canada quatre collèges classiques : le Petit Séminaire de Québec, le Collège sulpicien de Montréal (1767), le Séminaire de Nicolet (1803) et le Séminaire de Saint-Hyacinthe (1811). Les ecclésiastiques du collège classique enseignent essentiellement les humanités gréco-latines. Les six premières années de l'enseignement classique sont consacrés à la grammaire et aux lettres. La religion, le français, l'anglais, le latin, le grec, les belles-lettres et la rhétorique composent l'essentiel du cursus (Lamonde, 2000 : 80). L'enseignement de l'anglais prend une importance notable, symbole d'une certaine allégeance (Audet, 1971 : 375). L'enseignement de la philosophie et des sciences pendant les deux années terminales complète la formation intellectuelle et civique de la future élite. La philosophie, enseignée d'une manière normative, comprend trois parties : la Logique, fondée sur l'évidence de l'autorité, la Métaphysique, qui met l'accent sur l'immortalité de l'âme, et l'Éthique, qui suppose l'idée que le pouvoir vient de Dieu et transmis au souverain (Lamonde, 2000 : 81).

Le besoin énorme de prêtres ainsi que la montée du libéralisme et de l'indifférence religieuse pendant la période qui précède les Rébellions amènent les autorités ecclésiastiques à fonder de nouveaux collèges : deux de courte durée, soit le Collège Saint-Roch de Québec (1818) et le Collège de Chambly (1825), ainsi que deux permanents, soit le Collège de Sainte-Thérèse de Blainville (1825) et le Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière en (1829) (Lalonde, 2000 : 156). Le DrJean-Baptiste Meilleur, un laïc, fonde le Collège de L'Assomption (Lalonde, 2000 : 156). Pour R. Galarneau, les années de prospérité, l'augmentation de la population, l'analphabétisme et l'absence de collèges entre Montréal et Québec s'ajoutent aux raisons pour lesquelles les autorités ecclésiastiques fondent de nouveaux collèges (Galarneau, 1978 : 18). Quant aux autres systèmes d'écoles publiques institués pendant le premier tiers du XIXesiècle, l'Église manifeste de vives critiques à l'égard des écoles royales et des écoles de l'Assemblée qu'elle juge, pour les premières, trop assimilatrices et, pour les secondes, trop libérales. Même si l'ensemble de l'élite canadienne fait ses études dans les collèges classiques, plusieurs n'adhèrent pas à l'idéologie cléricale et loyaliste. Sur le plan politique, certains critiquent leur inefficacité dans la formation de la jeunesse et dans sa préparation à la vie pratique (Lamonde, 2000 : 156). Les événements extérieurs influencent les collégiens. Par exemple, au moment de la Révolution de Juillet en France et de la montée de la popularité des radicaux au Bas-Canada, les élèves du Collège sulpicien de Montréal, dont le fils de Papineau, Louis-Joseph-Amédée s'insurgent contre le conservatisme bien connu des Sulpiciens en hissant le tricolore français et en incitant à la révolte (Lamonde, 2000 : 156).

David Montpetit

 


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