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Les Patriotes de 1837@1838 - L'Église presbytérienne au Bas-Canada
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L'Église presbytérienne au Bas-Canada
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




L'Église presbytérienne, religion officielle d'Écosse, se caractérise par une organisation conjointe de laïcs et de pasteurs. Sa doctrine, inspirée de la pensée de Calvin, présente un Dieu glorieux, maître des destinées humaines (DUMAS, 1985 : 63). Déjà sous le régime français, des huguenots calvinistes se sont installés en Nouvelle-France pour commercer ou pour fuir la persécution. Cependant, la révocation de l'Édit de Nantes interdit le protestantisme dans la colonie. On dénombre dans l'armée britannique plusieurs presbytériens s'étant établis dans la nouvelle colonie anglaise. Le révérend George Henry est le premier à occuper la fonction de ministre presbytérien pour la congrégation de la ville de Québec. En 1767, les membres de l'Église d'Écosse obtiennent un lieu de rassemblement à l'intérieur du collège jésuite. En 1795, Alexander Spark succède à Henry lors du décès de ce dernier. Certains membres, insatisfaits de la doctrine de Spark, se séparent pour fonder la congrégation évangélique (GREEG, 1885 : 149). En 1802, Spark s'adresse à George III pour obtenir la construction d'une Église presbytérienne. Il essuie un refus, mais se voit finalement accordé un emplacement en 1808. Deux ans plus tard, l'Église Saint-Andrew, située sur la rue Sainte-Anne, est ouverte au public. Spark célèbre des mariages dans la congrégation même s'il n'a pas légalement le droit de tenir des registres civils. Les presbytériens n'obtiennent ce pouvoir qu'en 1815. Québec et Montréal s'avèrent les seuls endroits au Bas-Canada où s'implante une congrégation presbytérienne avant 1817. En 1786, John Bethune fonde la congrégation de Montréal avant de s'installer au Haut-Canada. Avec Spark et Bethume, John Young rassemble les croyants du Haut et du Bas Canada dans un projet de consistoire, mais cette union se révèle éphémère (GREEG, 1885 : 191). Créée en 1807, l'église Saint-Peter est à son tour subdivisée en 1822 avec la création de l'American Presbyterian Church. En 1818, Robert Easton, William Smart et William Taylor associent des congrégations pour former le Consistoire des Canadas. Suivra de près une tentative de création de Synode des Canadas, dont Easton et sa congrégation sont exclus. Les déchirures qui affectent l'Église presbytérienne sur les plans doctrinal, social et national ne favorisent pas ses démarches face aux autorités politiques et au clergé anglican (RUDIN, 1986 : 107-108).

L'argent promis au clergé protestant dans l'Acte Constitutionnel crée la controverse et envenime les relations entre les Églises anglicane et presbytérienne. Dans le Haut-Canada, les réserves du clergé représentent quelque trois millions d'âcres de terre, que monopolise l'Église d'Angleterre à titre d'Église officielle (GREEG, 1885 : 408). Ce titre est aussi revendiqué par les presbytériens, dans la mesure où leur religion se trouve officialisée en Écosse. Le partage des réserves du clergé consiste, pour bien des Écossais, à leur montrer s'ils sont considérés comme une nation au sein de la colonie (GREEG, 1885 : 407). Le député du Haut-Canada William Morris a cette cause particulièrement à cœur et en fait un problème public en attirant l'attention sur la question. Pour renforcer le poids des revendications, il s'avère nécessaire d'améliorer la cohésion entre les différentes divisions de l'Église presbytérienne. C'est pourquoi, en 1831, le Synode de l'Église presbytérienne du Canada est créé. Le parlement britannique répondra aux demandes de la population par le Clergy Reserve Act en 1840. Il accorde deux fois plus d'argent à l'Église d'Angleterre qu'à l'Église d'Écosse, mais Morris incite ses congénères à accepter cette concession (BRIDGMAN, 1985 : 710).

Marie Beauchamp

 


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