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Les Patriotes de 1837@1838 - Demers, Jérôme (1774-)
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Demers, Jérôme (1774-)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Prêtre catholique, éducateur, architecte et vicaire général, Jérôme Demers est né le 1eraoût 1774 à Saint-Nicolas. En 1785, son père l'envoie au petit séminaire de Québec. Trois années plus tard, il est transféré au couvent des récollets à Montréal, où se trouvent ses oncles Louis et Alexis Demers. Il y termine ses études classiques en 1794. L'année suivante, de retour à Québec, il entre au grand séminaire de Québec. Il devient professeur de quatrième tout en continuant ses études de théologie. Demers a ainsi trouvé sa double vocation de prêtre et de professeur. Il passera sa vie entière au séminaire de Québec où il exercera toutes les fonctions de direction de la maison tout en enseignant la philosophie pendant 29 ans.

Le Bas-Canada s'oriente vers la crise politique et Demers la voit venir. Il tente même de dissuader Louis-Joseph Papineau de s'y engager. Convaincu que les hommes ne jouissent pas de l'égalité politique même s'ils sont égaux, Demers rejette la thèse du pacte primitif et du contrat social. Pour lui, Dieu est à l'origine du pouvoir et il le confère à ceux qui l'exercent sur terre. On doit donc respect et obéissance à l'autorité. Se révolter contre le pouvoir civil, c'est se révolter contre Dieu. L'insurrection n'est jamais permise, laquelle engendre d'ailleurs des maux plus graves qu'elle ne peut corriger (GALARNEAU, 1966 :236). Demers est nommé vicaire général en 1825, puis directeur de l'œuvre de la Propagation de la foi, membre du conseil épiscopal, vice-président de la Société d'éducation de Québec et le conseiller et protecteur des Baillairgé et du peintre Antoine Plamondon. Il n'est, malgré tout, pas indifférent aux luttes politiques qui se déroulent entre 1822 et 1837. Il est pressenti pour aller à Londres combattre le projet de loi d'union du Haut et du Bas-Canada de 1822. Son ami John Neilson lui demande conseil en ce qui concerne le député canadien qu'il devrait amener avec lui. Sans hésiter, Demers suggère Louis-Joseph Papineau. En août 1832, Demers écrit à Neilson pour le supplier d'entrer au Conseil législatif. Il lui mentionne que le bonheur des habitants l'exige et que s'il refuse, ce sera le trouble et l'agitation pour longtemps. Neilson n'a pas la conviction qu'il peut ainsi rendre service au pays. Il décline donc l'offre de Demers en lui rappelant que le poste qu'il refuse est moins important que celui que le grand vicaire a lui-même décliné jadis, celui d'évêque de Québec. Les quelques rares témoignages qui ont ainsi été conservés se révèlent de précieux indices sur le rôle de conseiller discret et de porte-parole de l'évêché que Demers a sans doute exercé durant plus d'un quart de siècle (GALARNEAU, 1966 :238). Louis-Joseph Papineau, à propos de Demers, écrivait en 1860 : " Il est demeuré mon ami, mon conseil, mon consolateur dans des moments de profonde douleur. " (GALARNEAU, 1966 :239).

ISABELLE MILOT

 


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