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Les Patriotes de 1837@1838 - Hertel de Rouville, Jean-Baptiste-René (1789-1858)
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Hertel de Rouville, Jean-Baptiste-René (1789-1858)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Né à Montréal le 20 juin 1789, dans la lignée de ses ancêtres nobles, Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville débute tôt une carrière militaire. Dès l'âge de 22, il est nommé en 1812, capitaine dans les Voltigeurs canadiens et, l'année suivante, participe à la bataille de Châteauguay. Il est promu au commandement militaire du bataillon de Chambly en 1815, en remplacement de son père, Jean-Baptiste-Melchior Hertel de Rouville. En 1816, il épouse Charlotte Boucher de La Broquerie qui lui rapporte une dote de 10 000 livres. Il hérite par la suite, en 1819, de la seigneurie de Rouville et d'une partie de la seigneurie de Chambly. La même année, Hertel de Rouville agrandit sa maison pour en faire un manoir et devient le premier seigneur à s'installer dans la seigneurie de Rouville. Après de longues années de démarches administratives et malgré de vieilles animosités avec ses censitaires, Hertel de Rouville obtient successivement l'institution canonique de la paroisse Saint-Hilaire (1827), la construction d'une église (1825), la nomination d'un premier curé résident (1831), puis finalement, l'érection civile de la paroisse (1835) (CARDINAL, 1983 : 33-72).

Tenté par la politique comme le fut son père, il sera le député de Bedford en 1824 puis de Rouville en 1830 jusqu'à sa démission en 1832. En 1828, en signant une pétition contre Dalhousie, Hertel de Rouville se voit destitué de son grade de général de milice, puis le retrouve avec le départ de Dalhousie. Il est appelé au Conseil législatif du 22 août 1837 au 27 mars 1838. Durant les Rébellions de l'automne, Hertel de Rouville sera colonel d'un bataillon de milice à Saint-Eustache. Le 8 novembre 1838, le curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, Louis Nau l'accuse dans une déposition sous serment, d'avoir soutenu l'effort des rebelles. Suite au témoignage du magistrat de police William Foster Coffin, les autorités britanniques seront de plus en plus réservées face à Hertel de Rouville. Celui-ci semble pourtant être resté fidèle aux Britanniques, comme en fait foi sa correspondance avec des officiers britanniques, et surtout du fait qu'il loge et nourrit les soldats de Wetherall le 18 novembre 1837 lors de leur passage à Saint-Hilaire. N'oublions pas son rôle en tant que juge de paix menant à l'arrestation de certains Frères chasseurs de la région (LAMBERT, 1994 : 69-78). Endetté, Hertel de Rouville vend enfin son manoir en 1844 au major Thomas Edmund Campbell. Il meurt le 3 janvier 1858 à Boucherville.

Jean-Mathieu Nichols

HUOT, Charles (1787- 1858)

Fils de François Huot et de Marie-Louise Robitaille, Charles Huot est né à Québec le 25 octobre 1787. Il devient notaire en 1808 et habite Saint-Cyprien vers 1835 (LEPAILLEUR, 1996:382).

Huot participe aux rébellions de 1837 et 1838, mais son rôle est ambigüe. De l'été 1837 au mois de novembre de la même année, il est bien secrétaire d'assemblée (BOISSERY, 1995:20) à Napierville, mais subit peu après un charivari pour avoir refusé de prêter son bureau de notaire pour l'élection des juges de paix et du capitaine de milice (BOISSERY, 1995:20 et GREER, 1997:92). Des témoignages affirme que Charles Huot est davantage un réformateur qu'un révolutionnaire, on le suspecte même d'être un bureaucrate (BOISSERY, 1995:75). Lors du soulèvement de 1838, on considère, en revanche, son bureau comme le quartier-maître de Napierville (FILTEAU, 1980:433). Sa tâche aurait consistée à confisquer les marchandises provenant des magasins de loyaux et de les redistribuer aux rebelles (SENIOR, 1997:247). Dans les dépositions, il est accusé de distribuer des bons de ravitaillement (ANQ, P224:no 2437). Lors de son procès, du 17 au 22 décembre 1838, il se défend seul. Charles Huot tente d'abord de discréditer la compétence du tribunal. Ensuite, il plaide avoir été forcé de participer à la rébellion, en particulier par Cyrille-Octave Côté (FILTEAU, 1980:433 et BOISSERY, 1995:84). Cependant les preuves écrites, soit des bons signés de sa main, pèsent lourdement en faveur de sa culpabilité (ANQ, P224:no 2647). Il est condamné à mort, mais recommandé à la clémence (BOISSERY, 1995:84). Au mois de septembre 1839, à son grand désarroi, il est déporté en Australie. Au camp de Longbottom, il est un des superviseurs du groupe de Canadiens nommés par le surintendant et un des deux premiers à obtenir son pardon au mois de juin 1844 (LANCTÔT, 1999:165). Dès 1845, il s'établit à Montréal et reprend sa profession de notaire. Il meurt célibataire le 7 février 1858.

Stéphanie Beaupied

 


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Consulté 3316 fois depuis le 19-mai-01
   (14 janvier 2005)
Jean-Baptiste-René Hertel de Rouville est mort en 1859 (voir Dictionnaire biographique du Canada)

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