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Les Patriotes de 1837@1838 - Allard, Jean-Baptiste (1809-1874)
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Allard, Jean-Baptiste (1809-1874)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Né à Saint-Denis le 28 mars 1809, Jean-Baptiste Allard est le fils d'un paysan du nom de Joseph-Emery Allard et de Marie-Angélique Lamothe. Il est admis à la pratique de la médecine le 2 avril 1832. Le 8 avril, Allard achète la terre du médecin Joseph Hensley situé au centre du village de Beloeil ; il est appelé tôt à lutter contre le choléra qui sévit dans la région (LAMBERT, 1994 : 126). Le médecin épouse Élisabeth Anne Eberts le 31 juillet 1837 à Beloeil. Il s'engage alors dans le Parti patriote. Il participe à l'assemblée du comté de Verchères puis intervient à l'assemblée des Six-Comtés à Saint-Charles du 23 octobre à titre de notable où il appuie la résolution qui dénonce le Conseil législatif (LAMBERT, 1994 : 31).

En octobre 1838, il est initié Frère Chasseur. Il devient vite l'un des ses bailleurs de fonds les plus actifs de Beloeil. Pourtant lorsqu'on lui offre le poste de capitaine, il refuse (LAMBERT, 1994 : 83). Dans la nuit du 3 et 4 novembre, Allard participe avec environs 200 à 250 patriotes, au rassemblement de Frères Chasseurs à Chambly où l'on convient d'un plan commun selon les directives de Nelson (LAMBERT, 1994 : 86-88). Allard est envoyé en mission pour consulter Nelson, supposé selon le plan, avoir avancé avec ses troupes sur Saint-Jean ou sur l'île Sainte-Thérèse. En route, Allard s'arrête chez son frère ; il apprend alors la défaite de Nelson et l'avancé des troupes loyalistes. Il revient rapidement à Beloeil pour l'annoncer, en affirmant qu'il s'est bien rendu à Saint-Jean pour obtenir l'information. Les chefs de Beloeil, devant la vitesse de son retour le traitent de "menteur", de "lâche" et de "poltron" (LAMBERT, 1994 : 89). Le 11 novembre, Allard dit tout ce qu'il sait au sujet du camp de la montagne de Boucherville où se trouvent 150 à 200 hommes, au juge de paix de Chambly Samuel Hatt. Le 22 novembre, le lieutenant-colonel George Cathcart, commandant des Dragons du roi et juge de paix, arrête Allard à son domicile de Beloeil et le 26, Allard est incarcéré à la prison de Montréal (AUBIN, 2000 : 408). Malgré un lourd dossier contre-lui, Allard est libéré autour du 17 décembre, mais suite aux pressions du seigneur Hertel de Rouville sur Cathcart, Allard est réincarcéré le 24 décembre (LAMBERT, 1994 : 103). De nombreux paroissiens de la région, dont plusieurs curés signent une pétition pour qu'on le libère. Le 2 avril 1839, Allard est libéré moyennant une caution (LAMBERT, 1994 : 106)

Allard poursuit la pratique de la médecine à sa sortie de prison en 1839. Élu commissaire d'école en 1842, il est aussi juge de paix vers la même époque et ce, durant au moins 20 ans. Enfin en 1850, Allard est l'un des commissaires de la Cour des commissaires de la paroisse de Beloeil (LAMBERT, 1994 : 127). Il meurt le 27 mai 1874 d'une attaque combinée d'apoplexie et de paralysie (FAUTEUX, 1950 : 85).

Jean- Mathieu Nichols

 


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Consulté 3800 fois depuis le 19-mai-01
 melissa  (11 août 2008)
Cette homme fait partie de mes ancètres et je suis actuellement en train de faire une recherche sur lui et je voudrais savoir si la photo que vous avez mit à coté de Allard jean-baptiste est lui-même ?

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