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Les Patriotes de 1837@1838 - Paquin, Jacques (1791-
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Paquin, Jacques (1791-
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Prêtre catholique et auteur, Jacques Paquin est né le 9 septembre 1791, à Deschambault dans le Bas-Canada. (GRIGNON, 1978:61) Ses parents, Paul Paquin, cultivateur et sacristain et Marguerite Mariot très pieuse et charitable, sont bien nantis et Jacques s'identifie beaucoup à ses parents. (DBC, 1988: 734) Il fait des études primaires chez le curé de Deschambault et poursuit ses humanités gréco-latines au collège de Nicolet. Après avoir exposé son désir de devenir prêtre à ses parents, il fait ses études théologiques au séminaire de Québec en 1805. (GRIGNON, 1978:61) En octobre 1808, son oncle, l'abbé Jean Baptiste Paquin, est nommé directeur du séminaire de Québec et incite alors Jacques s'y à s'inscrire. Il y termine ses études classiques en 1813. (DBC, 1988: 734) Ordonné prêtre le 24 septembre 1814, il est envoyé à Varennes comme vicaire et y restera un peu moins de deux ans. De 1815 à 1821, il est missionnaire auprès des Abénakis Ses sept premières années de prêtrise ont convaincu Monseigneur Plessis, évêque de Québec, de lui confier une des plus importantes paroisses du Bas-Canada: Saint-Eustache-de-la-Rivière-du-Chêne. (GRIGNON, 1978:61) Il a 30 ans lorsqu'il s'installe à Saint-Eustache et s'aperçoit alors que la paroisse est en difficulté. Mais le dynamisme et la générosité de Jacques Paquin lui permettent de surmonter bien des obstacles. (GRIGNON, 1978:62) Sur le plan spirituel, il se montre fort actif en étant disponible à toute heure du jour pour baptiser ou visiter des malades. Il enseigne le catéchisme aux enfants et se dévoue auprès des pauvres. Il défend aussi l'intégrité territoriale de sa paroisse en réclamant son érection canonique, accordée finalement par Mgr Joseph Octave Plessis, le 15 novembre 1825. (GRIGNON, 1978:69) Il défraie les coûts pour la construction d'un couvent en pierres situé à 90pi. de l'église. (GRIGNON, 1978:72) De plus, en 1825, il fait construire une école pour garçons et, en 1830, deux autres écoles s'ajoutent dans la paroisse. Il sera de plus, le maître d'oeuvre de la commission scolaire de Saint-Eustache en assumant la présidence de cet organisme. (GRIGNON, 1978:77) Malgré un caractère prompt, fantasque, original et excentrique, il est estimé par ses paroissiens. C'est un homme de lettres, très érudit. Dès 1830, il rédige ses mémoires qui s'envoleront en fumée en 1852, lors de l'incendie de l'évêché. (GRIGNON, 1978:77) Il s'applique pendant plusieurs années à l'établissement d'une revue pour le clergé canadien, son grand rêve.

La période des troubles de 1837 vient bouleverser le travail de ce grand bâtisseur. Lors de la fameuse élection de 1834, le curé Paquin demeure neutre, car il sait qu'au lendemain des élections, gagnants et perdants demeurent ses paroissiens à part entière. (GRIGNON, 1978:73) Il refuse cependant de faire chanter une messe pour célébrer la victoire de Scott et Girouard (DBC, 1988:735). Il avait autrefois été favorable aux patriotes, mais quand ceux-ci se lancent dans la résistance, il les renie car ils menacent les privilèges du clergé et la survie de la foi catholique. Le curé Paquin suit les directives de l'évêché car il est avant tout un "constitutionnel". Il fait front commun avec la classe dirigeante et se tient près du pouvoir. (GRIGNON, 1996:40) De plus, le curé est un riche propriétaire terrien et il tient à préserver son propre patrimoine. Il a aussi investi de fortes sommes dans la construction d'un couvent pour jeunes filles. Il est donc facilement influencé par de nombreux aspects matériels lorsque vient le temps d'agir face aux patriotes. (GRIGNON, 1996:42) À la veille des combats, il tente de convaincre les gens rassemblés à Saint-Eustache d'abandonner leur entreprise rebelle. (GRIGNON, 1978:75) Les chefs patriotes, Girod et Chénier le rencontrent au presbytère et tentent de la convaincre de changer de camp. Il reste hostile malgré les menaces de mort et d'emprisonnement. (DBC, 1988:735) Le curé tente alors de se rendre à Montréal, afin de faire connaître les dispositions actuelles à Saint-Eustache et afin de prévenir les désordres inévitables. On l'en empêche et s'ensuit une violente altercation entre le curé et le Dr Chénier. Le curé accuse Chénier d'être responsable de tous les malheurs qu'il attire sur la paroisse (LAURIN, 1981:22). Chénier, à son tour, accuse le curé d'être la cause du refroidissement qu'éprouve la paroisse. (lAURIN, 1981:22) À la veille des combats, il se réfugie dans sur ferme située près du village et après le saccage et le pillage, revient au village et constate que l'église est réduite en cendres et qu'une grande partie de ses meubles ont péri dans l'incendie. En 1838, il publie un journal historique des événements arrivés à Saint-Eustache où il montre que très peu de ses paroissiens ont participé à la rébellion et que la plupart des chefs n'habitaient pas la paroisse. Il souhaite ainsi obtenir du gouvernement une indemnité pour la reconstruction de son église détruite lors de la bataille. (DBC, 1988:735)

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Patrice Payette

 


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