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Les Patriotes de 1837@1838 - Jacob Mointain (1749-1825)
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Jacob Mointain (1749-1825)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Jacob Mountain est né le 1er décembre 1749 dans la paroisse de Thwaite All Saints, Angleterre, et décédé le 16 juin 1825 à Québec.

À titre de premier évêque anglican du diocèse de Québec, Jacob Mountain joue un rôle déterminant dans le développement de l'Église d'Angleterre au Canada. D'abord, en Angleterre, il obtient une maîtrise ès arts de l'Université de Cambridbe en 1777, avant d'être ordonné prêtre de l'Église anglicane, avant d'occupe le poste de conseiller en théologie de l'évêque de Lincoln. Le 28 juin 1793, Mountain est nommé évêque du Diocèse de Québec, nouvellement créé. Sa candidature est appuyée par Pretyman, conseiller de William Pitt en matière ecclésiastique. Le 1er novembre, la famille Mountain arrive à Québec. Le nouvel évêque est accompagné de son frère Jehosaphat Mountain, qui fera prédication à Montréal. À son arrivée, Mountain entreprend un voyage à travers son diocèse L'évêque de Québec est fermement résolu à implanter les traditions anglicanes dans la colonie. Son poste lui attribue autorité sur le Haut et le Bas-Canada en matière de religion ainsi qu'un regard sur les réserves du clergé accordées par l'Acte constitutionnel. À titre d'évêque anglican de la colonie, Mountain peut aussi siéger aux Conseils législatifs des deux provinces. Il demande à faire partie des Conseils exécutifs, conscient ainsi d'accroître son influence. Dans le Bas-Canada, il accède au conseil législatif en 1795 et au conseil exécutif en 1796. Mountain trouve dans les conseils un moyen de contrecarrer l'influence de l'évêque catholique, Mgr Pierre Denaut, puis Mgr Octave Plessis. Sa position lui permet de bloquer les propositions jugées néfastes à l'Église d'Angleterre et d'empêcher le développement des paroisses catholiques (MILLMAN, 1987 : 578). L'attitude de Jacob Mountain provoque beaucoup de frictions avec les gouverneurs Dorchester et Prescott, qui ne sont pas assez dévoués à la cause anglicane, selon l'évêque. Pour Thomas R. Millman (MILLMAN, 1987 : 579), Mountain a probablement joué un rôle dans le rappel de Prescott en blâmant sa politique de gestion des terres. En 1803, il demande la gestion des terres du clergé, mais l'autorité coloniale ne consent pas à sa requête. En 1805, Mountain retourne en Angleterre pour promouvoir son projet de faire de l'Église anglicane l'Église officielle du Bas-Canada. Il déplore l'isolement religieux du Haut-Canada et la pénurie de pasteurs, mais n'obtient que des augmentations de salaire. En 1819, après un second voyage en Angleterre, il occupe la direction de la Royal Institution for the Advancement of learning, qui favorise la création d'un système d'écoles publiques. L'administration de l'institution, essentiellement anglicane, froisse les autres confessions protestantes. Ces dernières blâment le monopole qu'exerce l'Église d'Angleterre sur l'éducation publique.

Jacob Mountain décède le 16 juin 1825, laissant un de ses fils, George J. Mountain, prêt à suivre ses traces dans la colonie. À cette occasion, le pasteur John Strachan prononce un sermon prônant le développent de l'Église anglicane à titre d'église établie, ce qui vexe considérablement les Méthodistes du Haut-Canada (RYERSON, 1882 : 143). Son épitaphe le désigne à titre de " Fondateur de l'Église d'Angleterre dans les Canadas ".

Marie Beauchamp

 


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