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Les Patriotes de 1837@1838 - Prieur, Fran鏾is-Xavier (1814-1891)
 BIOGRAPHIE 
     
Prieur, Fran鏾is-Xavier (1814-1891)
Article diffus depuis le 19-mai-01
 




Fran鏾is-Xavier Prieur na顃 Saint-Joseph-de-Soulange le 9 mai 1814 d'Antoine Prieur et d'Archange V閞onneau-Denis (LEPAILLEUR, 1996:390). Il d閙閚age Saint-Polycarpe moins de quatre ans apr鑣 sa naissance et y passera sa jeunesse (FALARDEAU, 1944:7). Vers l'鈍e de 15 ans, le cur de la paroisse sugg鑢e ses parents de l'envoyer chez un marchand afin qu'il apprenne le m閠ier. Il s'閠ablit Saint-Timoth閑 en 1835 (FALARDEAU, 1944:9). D鑣 lors, en fr閝uentant la librairie d'蒬ouard-Raymond Fabre de Montr閍l (SENIOR, 1997:221), il a l'occasion de rencontrer les politiciens du Parti canadien (FALARDEAU, 1944:10). Dans Notes d'un condamn politique de 1838, publi en 1865, Prieur nous laisse une autoBIOGRAPHIE int閞essante en plus d'un r閏it des 関閚ements s'閠alant de l'automne 1838 l'automne 1846.

Fran鏾is-Xavier Prieur avoue n'avoir pas pris grand part l'organisation du mouvement patriote dans sa paroisse. D'ailleurs, il n'aborde point les 関閚ements pr閏閐ant le 3 novembre 1838 (Prieur,(1865) 1974:90). Il r関鑜e l'essentiel de ce qu'il doit faire : "[...] dans la promesse d'un certain nombre de se rendre en armes l'appel des chefs alors encore peine d閟ign閟." (PRIEUR,1974:90). Par promesse, Prieur fait r閒閞ence son assermentation, par un certain Charles Rapin, en tant que castor dans l'organisation des Fr鑢es Chasseurs. Malgr son r閏it, les donn閑s exactesconcernant son implication militaire demeurent vagues, car lui-m阭e semble confus dans son r閏it des 関閚ements, preuve que les op閞ations se sont d閞oul閑s dans un cahot total. Somme toute, Fran鏾is-Xavier Prieur dirige entre 150 et 200 hommes de Saint-Timoth閑 (SENIOR, 1997:241-242). Le 3 novembre, Prieur est dans son hameau de Saint-Timoth閑 pour organiser ses hommes (BOISSERY,1995:104). Le soir, il participe avec sa troupe la prise du manoir des Ellice (SENIOR, 1997:240). Lui-m阭e note sa pr閟ence quelques temps la seigneurie des Ellice, o il raconte dans son journal avoir 閠 "pein de ces d閠entions". Prieur ajoute qu'il se rendit aupr鑣 de Madame Ellice pour la rassurer que son mari et ses propri閠閟 seraient en s閏urit (PRIEUR, 1974:92). Cette action lui vaut probablement la vie, puisque l'influence de la famille Ellice lui vaudra la d閜ortation au lieu de la pendaison (SENIOR, 1997:280).

T魌 au matin du 4 novembre 1838, Beauharnois, le bataillon de Prieur, prend facilement le navire Brougham (SENIOR, 1997:241). Prieur tente de rassurer les prisonniers tous secou閟 apr la prise d'otages, qu'aucun mal ne leur sera fait (PRIEUR, 1974:91-92). Cela t閙oigne bien de la mod閞ation du jeune patriote, que Boissery explique : "[...] by the promise of success and social mobility, and by power." (BOISSERY, 1995:104). Le groupe de Prieur est aussi pr閟ent au c魌 de DeLorimier, dans la nuit du 5 au 6 novembre, lors d'une marche vers le Sault Saint-Louis. Mais ils font demi-tour en raison de fausses informations (PRIEUR, 1974:94). Le 7 novembre, Prieur et DeLorimier se rendent au camp Baker en guise de renfort, croyant qu'une troupe de huit cents volontaires y arrivait. Apr鑣 deux jours barricad閟, les insurg閟 se retranchent. Du coup, ils apprennent les d閒aites d'Odeltown, Lacolle et les besoins de renforts pour Napierville (SENIOR, 1997:260-263). Le d閠achement de Prieur se rend trois quart de lieue de Beauharnois et, en entendant les loyaux arriver, se place en position d'attaque. Voyant que le d閠achement des loyaux se composait de 1200 soldats, les rebelles se dispersent sous l'ordre de Perrigo (SENIOR, 1997:263). C'est le 10 novembre, dans la nuit, Prieur confie : "Ici se termine ma carri鑢e de militaire et de chef de troupe, et va commencer celles de fugitif, de pr関enu, de condamn et d'exil parmi les for鏰ts." (PRIEUR, 1974:101). C'est alors le d閎ut de ses "huit ann閑s de souffrances". Prieur voit sa maison d閠ruite et toute fumante avant de se diriger vers la fronti鑢e des 蓆ats-Unis, mais il se perd dans les bois, pour enfin revenir sur ses pas (PRIEUR, 1974:104-105). Recherch activement par les autorit閟, il 鑢e de maisons en granges pendant 10 jours, sans jamais 阾re d閚onc par les habitants (PRIEUR, 1974:103). 蓆onnamment, c'est en tant que fugitif qu'il rencontre sa future femme, une nomm閑 Marguerite Neveu 鈍閑 de 9 ans en 1838 Celle-ci vint lui porter de la nourriture dans les bois. Il se marie le 17 juillet 1849, et eurent un nombre ind閠ermin enfants (FALARDEAU, 1944:21-22). Le 20 novembre, trahit par des compatriotes qu'il ne nomme pas, le major Denny l'arr阾e (PRIEUR, 1974:103-109). Il est incarc閞 au moulin farine de Beauharnois, avant d'阾re transf閞 la prison du Pied-du-Courant le 1ierd閏embre, o ses parents lui rendent quelques fois visite. Il subit son proc鑣 du 11 au 21 janvier 1839. Ce n'est que le 26 septembre 1839 qu'il est embarqu pour l'Australie avec 57 de ses camarades. Compte tenu de sa jeunesse, il n'est point malade bord du Buffalo. Sur le site de Longbottom, en terres australes, il est prisonnier d'蓆at et travaille construire des routes. Plus tard, il est lou un fran鏰is confiseur avec son compagnon Louis Bourdon. Lorsqu'il obtient sa demi libert, il se trouve plusieurs emplois temporaires et fort peu payants tels que jardinier, gar鏾n de ferme et fabricant de chandelles (PRIEUR, 1974:191-198-210). Dans son Journal d'un patriote exil en Australie, Lepailleur parle fr閝uemment de Prieur, qu'il ne semble gu鑢e appr閏ier. Il le consid鑢e 間ocentrique, hautain et incapable de rien et m阭e d閘ateur (LEPAILLEUR, 1996:70,115,216). Prieur revient au Canada le 5 septembre 1846 bord du Saint-George gr鈉e son ancien ma顃re M. Mesnier qui lui paie son billet (PRIEUR, 1974:225). Il revoit sa famille le 14 septembre 1846 (PRIEUR, 1974:243). En revenant d'Australie, Prieur doit recourir la loi de la banqueroute (DUCHARME,1998:74). Vers 1858, il s'閠ablit Montr閍l et ach鑤e une compagnie d'importation de vaisselles et de poteries anglaise Glenn & Co., qui prit le nom de Renaud & Prieur, au 35 de la rue Sanguinet (FALARDEAU, 1944:24 et LEPAILLEUR, 1996:390). En 1860, gr鈉e son implication dans le parti conservateur, il obtient de George-蓆ienne Cartier, le titre de Pr閒et de l'蒫ole de R閒orme de l'蝜e-aux-Noix. En 1875, Prieur est nomm surintendant des prisons du Dominion of Canada (FALARDEAU, 1944:24). Fran鏾is-Xavier Prieur meurt le 1ierf関rier 1891 Montr閍l et est enterr au cimeti鑢e C魌e-des-Neiges (La Minerve du 3 f関rier et du 5 f関rier 1891 et LEPAILLEUR, 1996:390).

St閜hanie Beaupied

 

Recherche parmi 15772 individus impliqu閟 dans les r閎ellions de 1837-1838.

 



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