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Les Patriotes de 1837@1838 - Nicolas, François-Stanislas (1795-1839)
 BIOGRAPHIE 
Nicolas, François-Stanislas (1795-1839)

                Article diffusé depuis le 19-mai-01

 



Né à Saint-Marc-sur-le-Richelieu en 1795, fils d'Étienne Nicolas et de Louise Borgia-Levasseur (Aubin, 2000 : 427). François-Stanislas Nicolas est élevé par son oncle François Borgia, avocat et député de la ville de Québec. Homme de posture imposante, il débute sur le marché du travail comme commerçant (Aubin, 2000 : 323). Ensuite, il se tourne vers l'enseignement pour devenir instituteur en Acadie en 1831. Il a une très bonne éducation et écrit dans un français impeccable (Aubin, 2000 : 323).

Nicolas participe à la bataille de Saint-Denis. Arrêté pour une première fois en juillet 1838, il est poursuivi pour son implication dans l'exécution de l'espion Joseph Armand dit Chartrand (Aubin, 2000 : 26). Un jury formé de canadiens-français l'avait acquitté car l'exécution s'était déroulée conformément aux lois militaires. Libéré, il part aux États-Unis préparer l'insurrection de 1838 (Costisella, 1965 : 67). Il refait surface lors de la bataille d'Odeltown. La veille de cette bataille, le capitaine Hefferman réussit à ligoter François Trépanier, Robert Nelson et François Nicolas pour les livrer aux autorités coloniales. Ils furent cependant libérés par le capitaine Joseph Trudeau et un groupe de rebelles sous les ordres de Louis Defaillette (Aubin, 2000 : 293-294, 423).

Nicolas est néanmoins arrêté de nouveau et reconnu coupable par la cour martiale. Il est incarcéré une deuxième fois le 18 janvier 1838 (Costisella, 1965 : 67). Sa condamnation était assurée du moment où il était tombé aux mains de l'autorité car les Bureaucrates n'avaient pas pardonné le crime commis contre l'espion dit Chartrand (Filteau, 1975 : 436). Condamné à mourir par pendaison, il apprend sa mort le 12 février par les procureurs de la Couronne qui lui en font l'annonce dans l'après-midi (Filteau, 1975 : 437).

Il monte sur le l'échafaud le 15 février 1839, à neuf heures quarante-cinq du matin, en compagnie du Chevalier de Lormier, Charles Hindenlang, Pierre-Rémi Narbonne et Amable Daunais (Aubin, 2000 : 321-322). Avant l'ouverture de la trappe, Nicolas déclare à vive voix : " Je ne regrette qu'une chose, c'est de mourir avant d'avoir vu mon pays libre, mais la providence finira par en avoir pitié, car il n'y a pas un pays plus mal gouverné dans le monde " (Costisella, 1965 : 68). Il avait 41 ans et n'était pas marié.

Marc Allaire

 


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