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Les Patriotes de 1837@1838 - Parent, Étienne (1802-1874)
 BIOGRAPHIE 
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Parent, Étienne (1802-1874)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Né à Beauport le 2 mai 1802, Étienne Parent est l'aîné des quinze enfants d'Étienne-François Parent et de Josephte Clouet. Il meurt des suites d'une maladie à l'âge de 73 ans, le 22 décembre 1874 à Ottawa.

Étienne Parent est élevé dans un milieu agricole. Dès qu'il en a l'âge, il participe aux travaux de la ferme avec son père. Il fait ses études primaires à Québec et se fait remarquer pour sa grande intelligence. À l'âge de douze ans ses parents l'envoient au collège de Nicolet. En 1819, il quitte Nicolet afin de poursuivre ses études au séminaire de Québec où il débute sa carrière de journaliste. Il rencontre Augustin-Norbert Morin qui lui permet de publier ses premiers articles dans Le Canadien. Cette nouvelle passion lui attire les foudres du séminaire qui lui interdit de publier des articles. En 1821, il décide de quitter le séminaire à la veille de ses examens terminaux (Falardeau, 1974 : 634).

La carrière et la pensée d'Étienne Parent sont séparées en deux périodes. Le jeune Parent, le journaliste, qui associait dans un même combat la marche inévitable du peuple canadien vers la liberté politique et la défense de sa nationalité. Le vieux Parent, le conférencier, perçoit pour sa part une nette distinction entre les exigences politiques et les exigences nationales (Thériault, 2001 : 4).

En août 1822, le poste de rédacteur du Canadien lui est offert, Il s'avère un journaliste très combatif et rigoureux. Ses articles impétueux aident les Papineau et Neilson dans leur lutte contre le projet d'union (Falardeau, 1974 : 635). En 1825, Le Canadien est contraint à disparaître en raison de la trop forte concurrence entre les journaux canadiens-français et Parent en profite pour reprendre ses études de droit auprès de Joseph-Rémi Vallières et de Charles-Eusèbe Casgrain. Pour subvenir à ses besoins, il devient rédacteur de la section française de La Gazette de Québec. En 1827, il fait son entrée au gouvernement à titre de traducteur français adjoint et officier en loi de l'Assemblée du Bas-Canada (Falardeau, 1974 : 635). En 1829, il est admis au barreau et prend pour épouse Marie-Mathilde-Henriette Grenier. De ce mariage naîtra six enfants, cinq filles et un garçon. Au début des années trente, Parent abandonne La Gazette de Québec pour relancer Le Canadien avec l'aide de René-Édouard Caron, Jean-Baptiste Fréchette, Elzéar Bédard et Hector-Siméon Huot. Il devient l'âme dirigeante du bihebdomadaire qui réapparaît le 7 mai 1831 (Falardeau, 1974 : 635). C'est lui qui propose de créer l'association nationale, politique et patriotique qui deviendra plus tard la Société Saint-Jean-Baptiste (Lacoursière, 1996 : 288). En janvier 1833, son prestige augmente à l'Assemblée alors qu'il en devient le bibliothécaire puis le greffier.

Une grande partie des Quatre-vingt-douze résolutions de Papineau, Bédard et Morin sont issues du journal Le Canadien. Jean-Charles Falardeau voit même dans Parent le chef intellectuel du Parti patriote (Falardeau, 1974 : 636). Bien qu'il partage les idées du Parti patriote, il demeure tout de même un modéré. Sa réserve lui attire bientôt les foudres des principaux chefs. Il est déclaré " traître à la nation " dans un décret du Comité central publié dans La Minerve à l'automne 1837. Par contre, il est l'un des premiers à plaider en faveur des insurgés qui ont été fait prisonniers durant les événements de 1837et il est cinglant dans sa dénonciation de la répression de Colborne en 1838. Si bien qu'il est finalement arrêté le 26 décembre 1838 pour " menées séditieuses ". Cela ne l'empêche cependant pas de continuer à publier son journal. Grâce à Stanislas Drapeau qui lui apportait clandestinement des tartes truquées, il a pu recevoir des articles et en acheminer jusqu'aux presses du journal. A sa sortie de prison, le 12 avril 1839, Parent était devenu à presque sourd et décide de quitter l'Assemblée pour se consacrer exclusivement à son journal en publiant notamment le Rapport de Durham. Pendant un moment, il s'oppose farouchement à l'union proposée par Durham puis, à la fin de l'année 1840, il se résigne à en accepter l'idée. En 1842, il signe son dernier article et se retire du journalisme.

À l'âge de 40 ans, il devient greffier du Conseil exécutif, puis, il donne des conférences et des lectures publiques à l'Institut canadien. Il joue un rôle de professeur pour les jeunes intellectuels canadiens-français. Il se lie d'amitié avec Louis-Hyppolyte La Fontaine et devient son mentor. En 1847, il devient sous-secrétaire de la province du Canada. Il est un fonctionnaire respecté de tous jusqu'à son retrait de la politique en 1872, deux ans avant sa mort.

Sebastien Tessier

 

Recherche parmi 15772 individus impliqués dans les rébellions de 1837-1838.

 



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