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Les Patriotes de 1837@1838 - Phelps, Elkanah
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Phelps, Elkanah
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Résidant de Stanbridge, dans le comté de Missisquoi, Elkanah Phelps épouse Emily Chappel le 29 mars 1826 à Saint-Armand East (Broadhurst, 1991 : 407). Très actif chez les réformistes du comté, il est également propriétaire et éditeur du Township Reformer (Beaulieu et Hamelin, 1973 : 99), journal réformiste de Stanbridge publié du 20 novembre 1836 au 5 août 1837, avec deux numéros supplémentaires les 8 août et 21 novembre de la même année (Beaugrand-Champagne, 1990 : 41).

Le Township Reformer a adopté la devise " Justice to all classes. Usurpation over none. "; dès juillet 1836, le Vindicator s'empresse d'annoncer sa parution prochaine (Beaugrand-Champagne, 1990 : 36). Elkanah Phelps y prône les droits de la majorité et la légitimité des demandes de la Chambre. Il s'insurge contre la véhémence avec laquelle les tories s'y opposent avec pour seule raison, à son avis, l'origine canadienne-française de la plupart de ses membres. Selon lui, les revendications de la majorité canadienne-française devraient être jugées sur la base des principes qu'elles évoquent et non en fonction de l'origine de ceux qui les présentent.

Dans son premier numéro, l'éditeur du Township Reformer s'oppose au monopole des terres (Beaugrand-Champagne, 1990 : 36). À la suite de la parution des résolutions Russel au printemps 1837, le numéro du 2 mai compare la situation qui prévaut au Bas-Canada à celle de 1775 dans les colonies américaines et reprend l'appel à l'agitation lancé par le Vindicator le 21 avril (Beaugrand-Champagne, 1990 : 150-151). Comme ce fut le cas pour d'autres journaux réformistes de la région, l'éditeur du Township Reformer est soumis à l'intimidation des loyaux. Des représentants de ce groupe lui rendent visite le 5 août 1837 et détruisent la presse et les caractères (Kesteman, 1998 : 211). Elkanah Phelps réussit tout de même à publier l'édition du 8 août, puis la publication s'arrête jusqu'au 21 novembre, date où le journal paraît pour la dernière fois. Phelps y dénonce la formation, par les tories de Missisquoi, de corps de volontaires armés. Selon lui, la situation est suffisamment tendue sans qu'il soit nécessaire de l'accroître davantage par de telles initiatives. Il s'élève également contre les attaques du gouverneur contre la presse et présente un compte-rendu de la situation des journaux réformistes. Dans ce numéro, qui paraît une semaine après l'émission des mandats d'arrestation contre les chefs patriotes, Elkanah Phelps dit d'ailleurs s'attendre à être mis aux arrêts sous peu (Beaugrand-Champagne, 1990 : 37).

La participation d'Elkanah Phelps au mouvement réformiste du comté de Missisquoi ne se limite pas à la publication du Township Reformer; sa présence est également attestée à de nombreuses assemblées de la région entre 1835 et 1837. Le 14 juillet 1835, il signe l'invitation à l'assemblée réformiste prévue pour le 16 du même mois à Dunham Flat, à laquelle il participe. Il prononce des discours à Stanbridge (16 janvier 1836), à Dunham Flat (16 juillet 1836) et à Stanbridge East (4 juillet 1837). Il est nommé au comité des résolutions lors des assemblées du 16 février 1835 (Stanbridge Upper Mills) et du 4 janvier 1836 (également à Stanbridge). Enfin, il agit à titre de président des assemblées de Dunham Flat (16 juillet 1836) et de Stanbridge East (4 juillet 1837) (Patriotes, 2001). Cette dernière assemblée, organisée en vue de dénoncer le contenu des résolutions Russel, regroupe près de 1 000 francs-tenanciers d'origine américaine dans l'église épiscopale du village. On y récuse la conduite de Gosford, on préconise le boycott des produits anglais et le recours à la contrebande avec les États-Unis, on réitère l'appui des réformistes du comté à la Chambre d'assemblée et on adopte 15 résolutions, dont l'une affirme que les participants considèrent " les habitants de cette province comme un seul peuple " et répudient " tous préjugés d'origine ", n'exigeant " rien de plus que notre juste part, conformément aux principes démocratiques de droits égaux " (Lacoursière, 1996 : 327).

À l'époque des rébellions, il n'est pas rare que les participants aux assemblées publiques préparent une résolution visant à remercier les journaux de leur contribution au mouvement qu'ils appuient (BEAUGRAND-CHAMPAGNE, 1990 : 32). Cette pratique révèle toute l'importance qu'on leur accorde dans le débat et, à ce titre, le rôle d'Elkanah Phelps est particulièrement précieux pour les réformistes de Missisquoi.

Nathalie Mailhot

 


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