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Les Patriotes de 1837@1838 - Rodier, Édouard-Étienne (1802-1840)
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Rodier, Édouard-Étienne (1802-1840)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




C'est à Montréal, dans une famille de la petite bourgeoisie urbaine (Chabot, 1966 :819) le 28 octobre 1802 que naît Édouard-Étienne Rodier. Son éducation se fait surtout chez les Sulpiciens qui voient en lui un futur homme d'église. Cependant, Rodier est passionné par la profession d'avocat et décide d'étudier le droit. Il sera formé chez deux avocats de renom, Hippolyte Saint-Georges Dupré et surtout Dominic-Benjamin Rollin. Ce n'est qu'en 1827 qu'il devient officiellement avocat, profession qu'il exerce d'abord à Montréal où il a tôt fait de se faire remarquer . D'ailleurs, selon Fauteux (1950 :365) quand éclatent les rébellions, Rodier est, depuis plusieurs années, l'un des avocats les plus en vue de Montréal. Très vite, sa profession l'amène à se passionner de politique et il adhère totalement aux idées de Papineau. Suite à un deuxième mariage, il quitte Montréal pour l'Assomption où il se fait élire, le 30 juillet 1832, comme représentant du comté à la Chambre d'Assemblée. Il le gardera ce poste jusqu'à l'éclatement des troubles de 1837. À partir de 1834, il s'engage totalement dans l' action politique au détriment de sa carrière d'avocat (Chabot, 1966 : 820). Très impliqué dans le mouvement patriote qui prend forme, Rodier participe à divers groupes d'étude favorables aux journées de juillet en France (Chabot, 1966 : 820). Rapidement, il grimpe les échelons du Parti grâce à son éloquence et à sa fougue (Chabot, 1966 : 820).

Ainsi, à la veille des troubles de 1837, Rodier est l'un des leaders les plus militant du mouvement patriote et ses allocutions verbales ont la caractéristique d'être des plus violentes (Senior 1985 :17, 54). D'ailleurs, il est l'un de ceux qui prennent la parole lors du premier banquet de la Saint-Jean Baptiste en 1834 (Chabot, 1966 : 820) Il s'investit énormément dans les Fils de la Liberté au sein desquels il tient un poste de tête (Chabot, 1966 : 821) . Son action à l'intérieur de cet appareil du Parti patriote pourrait être qualifiée de téméraire car il ne se gêne pas pour provoquer ouvertement ses adversaires (il est l'un des instigateurs de l'émeute du 6 novembre de Montréal) (Chabot, 1966 : 821). De plus, Rodier est de toutes les assemblées importantes qui s'intensifient dès le printemps de 1837. Il prend la parole lors de la plus importante assemblée de l'année, le 23 octobre à Saint-Charles, à l'occasion de l'Assemblée des six comtés. Cette allocution lui vaudra d'être l'objet d'un mandat d'arrestation en date du 16 novembre ; accusé de haute trahison, il doit alors fuir.

C'est à Pointe-à-la-Mule qu'il se réfugie. Là, il retrouve plusieurs leaders patriotes en exil, dont les docteurs Côté et Gagnon qui, comme lui, ont une approche plutôt radicale. Les trois leaders ne perdent pas de temps et, avec Duvernay, planifient l'attaque de Saint-Jean qui, faute de munitions, n'eut jamais lieu. Rodier se rend à l'évidence ; pour qu'une attaque fonctionne, il faut aux insurgés plus de munition et, avec des gens tels les Duvernay, Malhiot et Boudriault, il se rend aux Etats-Unis pour s'en procurer. À son retour, Rodier organise et prend part, à titre d'officier, à l'attaque de Moore's Corner durant laquelle il est assez sérieusement blessé (Fauteux 1950 : 366). Il doit retourner aux Etats-Unis et habite Burlington pour quelques temps. De là, tant bien que mal (il se dit ruiné), il essaie de poursuivre son action patriote. Ainsi, il assiste à la conférence de Middlebury au Vermont, conférence qui devait redonner un envol au mouvement des Frères Chasseurs. Mais cette conférence n'aura pour effet que de le démoraliser un peu plus: l'inaction de Papineau le déçoit énormément (Chabot, 1966 : 821). Il s'allie de nouveaux à Côté et Gagnon qui, tout comme lui, réclamaient l'abolition du système seigneurial et la poursuite des raids frontaliers. Toutefois, l'action radicale qu'il souhaite tant ne vint jamais. Désabusé et fort d'une amnistie qui lui attira, bien involontairement, de nombreuses critiques qui le blessèrent grandement, il rentre à Montréal où il meurt le 5 février 1839.

 


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