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Les Patriotes de 1837@1838 - O'Callaghan, Edmund Bailey (1797-1880)
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O'Callaghan, Edmund Bailey (1797-1880)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Né "apparemment" en 1797 à Mallow, petite ville d'Irlande, Edmund Bailey O'Callaghan est le cadet d'une famille de six enfants. Son père, Owen O'Callaghan, est un bourgeois catholique Irlandais et propriétaire d'un magasin général. Theodore, le fils aîné, tient une commission dans l'armée britannique. Eugene et David, ses deux autres frères, deviendront prètres catholiques. E. B. O'Callaghan quitte son village natal en 1820 ou 1821 pour aller suivre des études en médecine à Dublin, puis à Paris. Il n'arrivera au Bas-Canada qu'en 1823, pour travailler comme médecin à bord des bateaux d'immigrants, situation courante mais pas "nécessairement bien vu à l'époque".

Il commence sa carrière de médecin à l'Hôpital Général de Montréal où il deviendra membre du Hiberian Benevolant Society, société fondée pour venir en aide aux immigrants. Son séjour à Montréal sera écourté par un malentendu l'opposant aux dirigeants britanniques de l'hôpital, qui ont contesté la validité de sa formation académique. Malgré l'appui des patients qui désirèrent le garder, O'Callaghan quitte Montréal pour Québec où il trouve du travail à l'Hôtel-Dieu. C'est là qu'il s'implique surtout auprès de la communauté Irlandaise. Par la suite, il luttera contre la famine et la pauvreté à l'Emigrant's Hospital de Québec. Il participe d'ailleur activement à la Society of the friends of Ireland. C'est à la fin d'octobre 1827 qu' O'Callaghan fera la rencontre de Tracey alors à Québec pour faire la promotion d'un journal patriotique : The Irish Vindicator. Tracey cherceh surtout à y recueillir des dons, mais réussit surtout à recruter O'Callaghan. Ce dernier devient dès lors le premier secrétaire des correspondances Montréal-Québec du The Irish Vindicator.

Ce n'est qu'en 1828, suite à la mort de Jocelyn Waller, qu' O'Callaghan revient à Montréal pour prendre en charge la rédaction du Vindicator. Sa fougue contribue largement aux succès du journal dans les années qui suivirent. Le leadership d'O'Callaghan est à ce moment "incontesté" qu'il apparait bientôt comme le parfait candidat pour rallier le vote de la communauté irlandaise. En 1834, Papineau offre à O'Callaghan de se présenter dans le comté de Yamaska. Comté sûr qui permet à Papineau de compter sur la présence de O'Callaghan à ses côtés en chambre. Il sera élu au parlement provincial en 1836 et se fera remarquer entre autres par sa défense des droits civiques. Son rôle d'agitateur est indéniable dans la cause des rébellions de 1837. C'est à l'automne de cette même année qu'il lance son désormais célèbre: "Agitation, agitation!, Que l'on détruise le revenu, que l'on dénonce les oppresseurs! Tout est légal quand les libertés fondamentales sont en péril."

L'implication directe sur le champ de bataille d'O'Callaghan aux rébellions de 1837 est minime vu qu'il a du déserter le pays pour éviter l'emprisonnement. Un mandat d'arrêt avait alors été émis contre lui et en compagnie de Papineau, il quitte pour les États-Unis à la fin décembre 1837. O'Callaghan y passera le restant de ses jours. À part quelques lettres envoyés par ce dernier à Nelson, et quelques dons pour acheter des armes, l'implication d'O'Callaghan dans la cause patriote devint alors négligeable. Il devient éditeur du journal The Northern Light, pratique la médecine à Albany jusqu'en 1846, avant de devenir archiviste et traducteur à l'emploi de l'État de New York. Il prendra part au conseil de la ville de New York vers 1870 avant de s'éteindre en 1880.

J.-F. Rousseau

 


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