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Les Patriotes de 1837@1838 - McNab, Allan Napier (1798-1862)
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McNab, Allan Napier (1798-1862)
Article diffusé depuis le 19-mai-01
 




Soldat, avocat, politicien, (Newark, Haut-Canada, 19 février 1798 - 8 août 1862 Hamilton Canada ouest)

L'enfance de MacNab fut pour le moins mouvementée. En raison des nombreux voyages de son père, qui faisait la navette entre Halifax et York (aujourd'hui Toronto), en passant par Québec, il a souvent voyagé dans des conditions difficiles. Lorsque sa famille s'établit à York de façon plus définitive, il fréquente l'école primaire de cette ville. Marrion MacRae fait allusion aux souvenirs d'un de ses camarades de classe qui disait que MacNab ne détestait pas se battre ou encore lancer des oeufs à d'autres qui étaient pareillement armés (MacRae, 1971 : 20-21).

En décembre 1813, à l'âgé de quinze ans, il est nommé enseigne d'un régiment, suite à la bravoure et au zèle qu'il manifeste dans la défense de York, aux côtés de son père (MacRae, 1971 : 22-23) et de son grand-père, un officier dans les Queen's Rangers (Wallace, 1960 : 15). La carrière militaire de MacNab se termine avec la guerre en 1814.

MacNab fut ensuite tour à tour charpentier puis comédien. Le père d'un de ses amis, le juge D'Arcy Boulton, l'initie au droit ainsi qu'à la spéculation foncière (MacRae, 1971 : 25). Il devient ainsi le premier avocat de la ville de Hamilton, après avoir été reçu au Barreau le 11 novembre 1826, officier dans la Gore Militia, puis, lieutenant-colonel du IVeGore Regiment (Wallace, 1960 : 15). C'est à la fin des années 1820 qu'il débute sa carrière politique. Au départ, il est député de Hamilton. Il se rangea du côté des Tories modérés (1830-1835). De 1836 à 1849, il s'avère un Tory radical. Le rassemblement de plusieurs centaines d'hommes autour de McKenzie à la Montgomery ne passa pas inaperçu et le gouverneur Francis Bond Head fut informé de l'imminence du danger (Read, 1988 : 14). En l'absence de l'armée régulière, Head eut recours à la milice, la seule force à sa disposition. Des hommes arrivèrent en renfort de Hamilton et Scarborough. Les hommes de Hamilton étaient dirigés par Allan MacNab. Ils capturèrent et déroutèrent les rebelles, mais les leaders rebelles avaient pu y échapper (Read, 1988 : 16). Cela se passait en décembre 1837.

MacNab fut impliqué dans un autre épisode des Rébellions du Haut-Canada. Les chefs rebelles ne furent pas arrêtés lors de l'échec de la prise de Toronto. MacKenzie avait pu, encore une fois, rassembler quelques partisans à Navy Island, sur la rivière Niagara (MacRae, 1971 : 87). Le vapeur américain Caroline ravitaillait les hommes de MacKenzie. Lorsqu'il l'apprit, MacNab rassembla des volontaires à la hâte, aborda le Caroline et y mit le feu (MacRae, 1971 : 88). Le fougueux MacNab ne se soucia pas des conséquences de son geste qui, du point de vue diplomatique, aurait pu mener à une guerre avec les États-Unis. Ces derniers protestèrent vigoureusement contre l'attaque l'un de leurs navires, ainsi que pour le meurtre d'un des leurs.

Les actions de MacNab durant les Rébellions furent récompensées. Il fut sacré Chevalier (Knight) par la Couronne britannique (Wallace, 1960 : 14). Il fut le seul à recevoir cet honneur malgré le fait que plusieurs autres aitt participé à la victoire des loyaux.

De 1850 à 1856, il fut le chef des Tories. Toutes ses politiques, selon lui, se limitaient au chemin de fer ( ). Au cours de ses dernières années en politique, il joua un rôle important dans la formation de l'Alliance libéraux-conservateurs. Il fut Premier Ministre du Canada avant la Confédération, d'abord sous l'administration MacNab-Morin, puis sous l'administration MacNab-Taché (Wallace, 1960 : 19).

Dictionnaire biographique du Canada,vol 9, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, 1005p : Macrae, Marrion, MacNab of Dundurn, Toronto, Clarke Irwin, 1971, 240p : Read, Colin F, La rébellion de 1837 dans le Haut-Canada, Ottawa, Société historique du Canada,1988, 30p : Wallace, William Stuart, The Knight of Dundurn, Toronto, Rous and Mann Press, 1960, 22p.

VIGER, Jacques, antiquaire, Montréal, 7 mai 1787 - Montréal, 12 décembre 1858. Fils de Jacques Viger et Amaranthe Prévost, cousin de Denis-Benjamin Viger et Louis-Joseph Papineau.

Dès sa jeunesse, Jacques Viger manifesta un goût très prononcé pour les lettres et la politique. Il étudie au Collège de Saint-Raphaël (Sulpiciens) (Trépanier, 1940 : 7). Il fait un bref séjour à Québec, quelques jours après s'être marié avec la veuve du major Lennox, Marie-Marguerite La Corne, le 17 novembre 1808. Le 26 novembre de la même année, il devient le rédacteur du journal Le Canadien de Québec (Trépanier, 1940 : 7). Au mois de mai 1809, il quitte Québec pour retourner à Montréal, qu'il ne devait plus guère quitter par la suite. En 1812, il participe à la guerre sous les ordres de Salaberry, qui avait pour mission de repousser l'envahisseur américain (Comeau, 1993 : 20). Avec les Voltigeurs, il défend la frontière méridionale du Saint-Laurent. L'année suivante, il s'en alla à la tête de sa compagnie prendre part au combat de Sockett's Harbour au Haut-Canada. À la fin de 1813, il est rappelé à Montréal par des affaires de famille (Trépanier, 1940 : 8).

Bien que sa carrière avec les Voltigeurs eut été de courte durée, Viger n'abandonna pas totalement ses activités militaires. En effet, lorsqu'il revint à la vie civile en 1814, Viger fut assigné par Sir Georges Prévost, au poste de capitaine surnuméraire dans le bataillon de la milice sédentaire de Montréal (Trépanier, 1940 : 8). Parallèlement à son engagement dans la milice, il occupera le poste d'inspecteur des chemins, ponts et ruelles de Montréal. Alors que Viger avait ce titre, il réalisa un plan détaillé de la ville et rédigea de minutieux rapports sur l'état des chemins (Comeau, 1993 : 20). Après vingt années de services en tant qu'inspecteur, Jacques Viger devint le premier maire de la ville de Montréal de 1833 à 1836 (Canadiana, 1975 : 240). Dans sept des huit quartiers où il y avait eu des élections, il n'y avait eu aucune opposition à la désignation de Viger. La même charge lui fut imposée lors des élections de 1834 et 1835 (Trépanier, 1940 : 8). Durant sa vie politique, Viger appuya les réformistes de Papineau. À l'élection municipale de 1834, on retrouve plusieurs membres du Parti canadien au Conseil, entre autres, J. McDonnell, Robert Nelson et Louis-Hyppolite Lafontaine (Comeau, 1993 : 22). Viger préside aussi le premier banquet organisé par Ludger Duvernay pour célébrer la fête nationale des Canadiens français. Viger chante un couplet qui dénonçait la tyrannie (Comeau, 1993 : 22).. Lorsque Duvernay est condamné à trente jours de prison à la suite de propos incendiaires, Viger fait partie du cortège triomphal qui l'accompagne à la prison.

Outre ses charges publiques, Viger contribue à l'histoire du Canada. Pendant cinquante ans, il compila des documents et des archives, manuscrits, actes officiels, statistiques, récits inédits, listes, cartes, plans, mémoires, lettres, circulaires, bref, tout ce qui pouvait être utile à une histoire du Canada (Trépanier, 1940 : 9). Il réunit le tout dans des cahiers qu'il nomma " Ma Saberdache " et il fonde la société historique de Montréal (Canadiana, 1975 : 240).

Lorsque les Rébellions éclatent, Viger se dissocie du mouvement patriote. Des lettres qui expriment sa loyauté envers l'autorité furent envoyées par Viger au gouverneur Gosford (Senior, 1985 : 110).

 


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   (17 novembre 2005)
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