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Les Patriotes de 1837@1838 - 15 Mai 1837 - ASSEMBLEE DE SAINT-LAURENT - 蝜e de Montr閍l - Discours de Louis-Joseph Papineau.
 DOCUMENTS 
     
15 Mai 1837 - ASSEMBLEE DE SAINT-LAURENT - 蝜e de Montr閍l - Discours de Louis-Joseph Papineau.
Article diffus depuis le 20 mai 2000
 




Orateur d'une exceptionnelle 閘oquence, Louis-Joseph Papineau prononce des discours qui enthousiasment les foules et les soul鑦ent. l'assembl閑 de Saint-Laurent, tenue le 15 mai 1837, il tente au contraire de calmer les patriotes venus en foule, en leur d閏onseillant la r関olte arm閑 et en les invitant plut魌 boycotter les produits import閟 d'Angleterre et vendus par les marchands anglais du Bas-Canada. Il s 'inspire ainsi d'une strat間ie utilis閑 par les Am閞icains dans la premi鑢e phase de leur lutte pour l 'ind閜endance. Nous donnons ici des extraits de ce discours tels que publi閟 dans Histoire du Canada par les textes.


[...] Il y a quelques ann閑s lorsque votre ancien repr閟entant, toujours fid鑜e vos int閞阾s et que vous venez de choisir pour pr閟ider cette assembl閑, vous servait au parlement, lorsque bient魌 apr鑣 lui, j'entrais dans la vie publique, en 1810, un mauvais gouverneur jetait les repr閟entants en prison; depuis ce temps les repr閟entants ont chass les mauvais gouverneurs.

Autrefois, pour gouverner et mettre l'abri des plaintes de l'assembl閑 les bas courtisans ses complices, le tyran Craig 閠ait oblig de se montrer, pour faire peur, comme bien plus m閏hant qu'il n'閠ait. Il n'a pas r閡ssi faire peur. Le peuple s'est moqu de lui, et des proclamations royales, des mandements et des sermons d閜lac閟, arrach閟 par surprise, et fulmin閟 pour le frapper de terreur.

Aujourd'hui pour gouverner, et mettre les bas courtisans ses complices l'abri de la punition que leur ajustement inflig閑 l'assembl閑, le gouverneur est oblig de se montrer larmoyant pour faire piti, et de se donner pour bien meilleur qu'il n'est en r閍lit. Il s'est fait humble et caressant pour tromper.

Le miel, sur les l鑦res, le fiel dans le c渦r, il a fait plus de mal par ses artifices que ses pr閐閏esseurs n'en ont fait par leurs violences; n閍nmoins le mal n'est pas consomm, et ses artifices sont us閟; la publication de ses instructions qu'il avait mutil閑s et m閟interpr閠閑s, la publication des rapports, dans lesquels l'on admet que cette ruse lui 閠ait n閏essaire pour qu'il p鹴 d閎uter dans son administration avec quelque chance de succ鑣, ont fait tomber le masque.

Il peut acheter quelques tra顃res, il ne peut plus tromper des patriotes. Et comme dans un pays honn阾e le nombre des l鈉hes qui sont en vente et l'encan ne peut pas 阾re consid閞able, ils ne sont pas craindre. [...]

Je dois le dire, ce n'est ni la peur ni le scrupule qui me porte dire que l'heure n'a pas sonn o nous devons r閜ondre cet appel (aux armes). Ce n'est pas la peur: si la n閏essit y 閠ait, la force du pays, dans son 閘oignement de l'Angleterre et sa proximit des 蓆ats-Unis, pourrait effectuer cet objet.

Ce n'est pas le scrupule; quiconque est familiaris avec la connaissance de l'histoire de la juste et glorieuse r関olution des 蓆ats-Unis, voit un concert si unanime des hommes les plus 閏lair閟 et les plus vertueux de tous les pays du monde, qui applaudissent la r閟istance h閞o飍ue et morale qu'oppos鑢ent les Am閞icains l'usurpation du Parlement britannique, qui voulut les d閜ouiller et approprier leur revenu, comme il pr閠end aujourd'hui faire du n魌re, que ce serait pour ainsi dire s'associer aux r閜utations les plus grandes et les plus pures des temps modernes que de marcher avec succ鑣 dans la voie qu'ont trac閑 les Patriotes de 74.

La situation des deux pays est diff閞ente, et nos amis d'Angleterre ne la comprennent pas, quand ils nous croient dignes de bl鈓e et une race inf閞ieure, si nous ne r閟istons pas de suite. Je connais un peu mon pays pour avoir 閠udi son histoire, pour avoir 閠 par les circonstances, jet depuis trente ans de la mani鑢e la plus active dans les embarras de la vie publique [...]

Le flot d閙ocratique a coul irr閟istiblement par une pente qui devenant de plus en plus rapide, renversera sans violents efforts les impuissants obstacles que l'on peut tenter de lui opposer. Dans ces circonstances, faut-il abattre, ou n'est-il pas mieux d'user un mauvais gouvernement par la r閟istance constitutionnelle que l'on peut, que l'on doit lui faire 閜rouver en parlement? [...]

Quels conseils nous ont donn閟 ceux de nos amis qui ont si honorablement pris notre d閒ense en parlement? Ils ont dit aux ministres: Les Canadiens sauront vous punir, et se combiner pour appauvrir votre commerce et votre revenu [...]

C'est la marche qu'ont pris les Am閞icains, dix ans avant de combattre. Ils ont bien commenc, et ils ont bien fini dans des circonstances semblables celles o nous sommes plac閟. Nous n'en sommes qu' bien commencer [...] Je crois que nous devons prendre l'engagement de discontinuer l'usage des vins, eaux de vie, rhums et de toutes autres liqueurs spiritueuses, import閑s et tax閑s. L'on trouvera l'avantage public et particulier dans l'abstinence de ces objets. Mais qu'au moins, ceux qui croient trouver de l'utilit dans l'usage des spiritueux consomment ceux qui sont fabriqu閟 dans le pays, plut魌 que ceux qui viennent du dehors [...]

Source: Guy Fr間ault et Marcel Trudel, Histoire du Canada par les textes, Tome 1 (1534-1854), Ottawa, Fides, 1963, p. 199-200 (extraits).

 

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