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Les Patriotes de 1837@1838 - 7 mai 1837 - ASSEMBL蒃 DE SAINT-OURS (proc鑣-verbal)
 DOCUMENTS 
     
7 mai 1837 - ASSEMBL蒃 DE SAINT-OURS (proc鑣-verbal)
Article diffus depuis le 20 mai 2000
 




Le 6 mars 1837, Lord Russell, ministre de l'int閞ieur au Parlement britannique, fait adopter une s閞ie de r閟olutions qui s 'av鑢ent 阾re une fin de non-recevoir toutes les requ阾es des Canadiens pour l'obtention d'un gouvernement responsable et de ses attributs. Les Patriotes r閍gissent avec v閔閙ence et organisent de nombreuses assembl閑s de protestation. Ainsi, le 7 mai, Saint-Ours, les chefs patriotes pr閟entent et font adopter 12 r閟olutions qui expriment leurs dol閍nces et leurs objectifs.

Source: Le journal Le Canadien, 閐ition du 15 mai 1837

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ASSEMBL蒃 DU COMT DE RICHELIEU

L'assembl閑 du comt de Richelieu a eu lieu le 7 courant, St-Ours. Douze cents personnes ont pris part ses proc閐閟 marqu閟 au coin de la vigueur, de la fermet et du d閟ir d'obtenir justice. S閞aphin Cherrier, 蒫uyer, de St-Denis, pr閟idait et J. P. Boucher-Belleville, agissait comme secr閠aire. Le Dr. Wolfred Nelson de St-Denis et M.S. Marchesseault de St-Charles ont adress l'assembl閑 des discours qui ont 閠 vivement applaudis.

Voici les R閟olutions:

Propos par le Dr. W. Nelson, second par M. J. B. Anger, de St-Denis.

R蒘OLU, 1 : Que nous avons vu avec les sentiments de la plus vive indignation les r閟olutions propos閑s l'adoption de la chambre des communes, le 6 Mars dernier, r閟olutions dont l'effet n閏essaire est de nous enlever toute garantie de libert et de bon gouvernement pour l'avenir dans cette province

Sur motion de L. F. Deschambault, 蒫r., second par le Capt. Jalbert, de St-Denis.

R蒘OLU, 2 : Que l'adoption de ces r閟olutions sera une violation flagrante, de la part des communes et du gouvernement qui les a propos閑s, de la Capitulation, des trait閟 portant des obligations r閏iproques, savoir de notre part amour et ob閕ssance, de la part de l'Angleterre, protection et garantie de libert, seraient virtuellement annul閟 par la violation de promesse d'une des parties contractantes.

Sur motion de O1. Chamard, 蒫r., second par J. E. Mignault, 蒫r., de St-Denis.

R蒘OLU, 3 : Que dans ces circonstances, nous ne pourrions regarder autrement le gouvernement qui aurait recours l'injustice, la force et une violation du contrat social, que comme un pouvoir oppresseur, un gouvernement de force, pour lequel la mesure de notre soumission ne devrait 阾re d閟ormais que la mesure de notre force num閞ique jointe aux sympathies que nous trouverons ailleurs.

Sur motion de H. Moger, 蒫r., second par M. A. Marchesseault, de St-Ours.

R蒘OLU, 4 : Que le machiav閘isme qui depuis la Cession a accompagn tous les actes du gouvernement, la mauvaise foi qui les a caract閞is閟 jusqu'ici, la faiblesse qui perce chaque page du rapport des commissaires et dans les discours des ministres, o on ne rougit pas d'all間uer notre division et notre petit nombre comme motifs de nous refuser justice, ne nous inspirent que le profond d間o鹴 et le m閜ris le plus prononc pour les hommes qui commandent un des peuples les plus grands, les plus nobles de la terre, ou qui sont attach閟 un tel gouvernement.

Sur motion de J. B. E. Durocher, 蒫r., second par le Capt. C魌, de St-Charles.

R蒘OLU, 5 : Que le peuple de ce pays a longtemps attendu justice de l'administration coloniale d'abord, du gouvernement m閠ropolitain ensuite, et toujours inutilement. Que pendant 30 ans la crainte a bris quelques-unes de nos cha頽es, pendant que l'amour d閟ordonn du pouvoir nous en imposait de plus pesantes. La haute id閑 que nous avons de la justice et de l'honneur du peuple anglais nous a fait esp閞er que le parlement qui le repr閟ente apporterait un rem鑔e nos griefs. Ce dernier espoir d殓u nous a fait renoncer jamais l'id閑 de chercher la justice de l'autre c魌 de la mer, et de reconna顃re enfin combien le pays a 閠 abus par les promesses mensong鑢es qui l'ont port combattre contre un peuple qui lui offrit la libert et des droits 間aux, et pour un peuple qui lui pr閜arait l'esclavage. Une triste exp閞ience nous oblige de reconna顃re que de l'autre c魌 de la ligne 45 閠aient nos amis et nos alli閟 naturels.

Sur motion du Capt. Beaulac (P.), second par le Capt. Chappedelaine (H.), de St-Ours.

R蒘OLU, 6 : Que nous nions au Parlement anglais le droit de l間islater, pour ce qui regarde les affaires int閞ieures de cette colonie, contre notre consentement et sans notre participation et nos demandes, comme le non-exercice de ce droit par l'Angleterre nous a 閠 garanti par la constitution et reconnu par la m閠ropole lorsqu'elle a craint que nous n'acceptions les offres de libert et d'ind閜endance que nous faisait la r閜ublique voisine. Qu'en cons閝uence nous regardons nuls et non-avenus l'acte des tenures, l'acte du commerce du Canada, l'acte qui incorpore la soci閠 dite Compagnie des terres; l'acte qui sera sans doute bas sur les r閟olutions qui viennent d'阾re adopt閑s par les Communes.

Sur motion de Mr. A. Ducharme, second par Mr. P. T閠reau, de St-Charles.

R蒘OLU, 7 : Que ne nous regardant plus li閟 que par la force du gouvernement anglais, nous lui serons soumis comme un gouvernement de force, attendant de Dieu, de notre bon droit et de circonstances un sort meilleur, les bienfaits de la libert et un gouvernement plus juste. Que cependant, comme notre argent public, dont on ose disposer sans aucun contr鬺e le gouvernement m閠ropolitain, va devenir entre ses mains un nouveau moyen d'oppression contre nous et que nous regardons de notre devoir comme de notre bonheur de r閟ister par tous les moyens actuellement en notre possession un pouvoir tyrannique; pour diminuer autant qu'il est en nous, ces moyens d'oppression, nous r閟olvons.

Sur motion du Capt. Doyon, second par Mr. Ls. M閠ivier, de St-Ours.

R蒘OLU, 8 : Que nous nous abstiendrons, autant qu'il sera en nous, de consommer les articles import閟 et particuli鑢ement ceux qui paient des droits plus 閘ev閟, tels que le th, le tabac, les vins, le rhum, etc. Que nous consommerons de pr閒閞ence les produits manufactur閟 en ce pays; que nous regarderons comme bien m閞itant de la patrie quiconque 閠ablira des manufactures de soie, de draps, de toiles, soit de sucre, de spiritueux, etc. Que consid閞ant l'acte du commerce comme non avenu, nous regarderons comme tr鑣 licite le commerce d閟ign sous le nom de contrebande; jugerons ce trafic tr鑣 honorable; t鈉herons de le favoriser de tout notre pouvoir, regardant ceux qui s'y livreront comme m閞itant bien du pays, et comme inf鈓e quiconque se porterait d閚onciateur contre eux.

Sur motion de Chs. Olivier, 蒫r., second par Mr. Chs. Lebeau, de St-Denis.

R蒘OLU, 9 : Que pour rendre ces r閟olutions plus efficaces, cette assembl閑 est d'avis qu'on devrait faire dans le pays une association patriotique dont le centre serait Qu閎ec ou Montr閍l, dans le but de s'engager ne consommer, autant qu'il est en nous, que des produits manufactur閟 en ce pays, ou import閟 ici sans avoir pay de droits. Qu' cet effet un comit de dix membres soit form pour communiquer avec les autres comit閟 qui pourraient 阾re nomm閟 dans les autres comt閟, avec pouvoir d'ajouter leur nombre. Que ce comit soit compos de Messrs. Boucher-Belleville, J. B. E. Durocher, O1. Chamard, J. E. Mignault, F. X. Poitevin, Ls. Moger, Dr. Dorion, Capt. Beaulac, Ls. Chappedelaine et Moyse Duplessis. Que ces 10 Messieurs aient pouvoir de nommer parmi eux deux personnes pour repr閟enter ce comit une Convention qui doit s'assembler.

Sur motion de H. Laparre, 蒫r., second par M. Jos. Dudevoir, de 'St-Denis.

R蒘OLU, 10 : Que pour op閞er plus efficacement la r間閚閞ation de ce pays, il convient, l'exemple de l'Irlande, de se rallier tous autour d'un homme. Que cet homme Dieu l'a marqu comme O'Connell pour 阾re chef politique, le r間閚閞ateur d'un peuple: Qu'il lui a donn pour cela une force de pens閑 et de parole qui n'est pas surpass閑; une haine de l'oppression, un amour du pays, qu'aucune promesse, aucune menace du pouvoir ne peut fausser. Que cet homme d閖 d閟ign par le pays est: L. J. Papineau. Cette assembl閑 consid閞ant les heureux r閟ultats obtenus en Irlande du tribut appel tribut O'Connell, est d'avis qu'un semblable tribut sous le nom de tribut Papineau devrait exister en ce pays. Les comit閟 de l'Association contre l'importation seraient charg閟 de le pr閘ever.

Sur motion de M. Marchesseau, second par M. Ant. Lorendeau, de St-Charles.

R蒘OLU, 11 : Que cette assembl閑 ne saurait se s閜arer sans offrir ses plus sinc鑢es remerciements aux orateurs peu nombreux, mais z閘閟 et habiles, qui ont fait valoir la justice de notre cause dans la Chambre des communes ainsi qu'aux hommes honn阾es et vertueux qui ont vot avec eux, que pareillement les Industriels de Londres qui, avec un esprit de lib閞alit et de justice digne d'un peuple libre, ont repr閟ent une requ阾e la chambre des communes en faveur de ce malheureux pays, ont droit notre plus profonde reconnaissance. Que nos amis et fr鑢es de l'union politique de Toronto, m閞itent 間alement nos remerciements pour la sympathie notre 間ard qu'ils ont t閙oign閑 dans la s閞ie des r閟olutions pass閑s le 17 avril dernier contre les mesures coercitives propos閑s par les ministres.

Sur motion de S. Cherrier, 蒫r., de St-Denis, second par M. Godefroy Cormier, de St-Ours.

R蒘OLU, 12 : Que cette assembl閑 entretient la conviction que dans une 閘ection g閚閞ale, dont le pays est menac l'instigation d'hommes faibles et pervers, aussi ignorant de l'opinion publique dans la crise actuelle qu'ils sont d閜ourvus d'influence, les 閘ecteurs t閙oigneraient leur reconnaissance leurs fid鑜es mandataires en les r殚lisant de nouveau et en repoussant ceux qui ont forfait leurs promesses et leurs devoirs et qui ont trahi le pays soit en se rangeant du c魌 de nos adversaires, soit en s'absentant l鈉hement lorsque le pays attendait d'eux l'expression honn阾e de leurs sentiments.

Source: Le journal le Canadien, 閐ition du 15 mai 1837.

 

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