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Les Patriotes de 1837@1838 - Les villes de Montréal et de Québec à l'époque des Rébellions
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Les villes de Montréal et de Québec à l'époque des Rébellions
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Jusqu'à la Confédération, bien que plusieurs localités réussissent à obtenir des chartes municipales au Bas-Canada, seules Montréal et Québec constituent dans les faits des agglomérations considérables. Montréal compte 27 000 habitants vers 1830 et Québec, 22 000. Par la suite toutefois, alors que la population de Québec plafonne à 62 000 en 1880, celle de Montréal augmente rapidement, atteignant 140 000 habitants, en particulier à cause de l'activité manufacturière. Le site de Québec fut choisi pour des raisons militaires. Il se caractérise par l'existence d'une haute-ville fortifiée, où on retrouve les fonctions administratives, militaires et religieuses; et d'une basse ville où se localisent les commerçants, les travailleurs de la construction et les ouvriers moins fortunés.

Rappelons-nous d'abord que Québec est, de 1791 à 1840, la capitale de la province du Bas-Canada, lieu de résidence du gouverneur général (au Château Saint-Louis), siège de l'assemblée législative, ainsi que des Conseils. De 1840 à 1867, la Capitale du Canada-uni vagabonde entre Montréal, Kingston, Toronto, Ottawa et Québec. Depuis 1867 enfin, Québec est la capitale de la Province. Notons toutefois que le nombre d'emplois directement liés à l'activité gouvernementale est absolument marginal avant 1880 et se limite à quelques dizaines de personnes. La présence militaire est bien plus notable, notamment après 1831 quand est achevée la Citadelle, complexe militaire protégeant l'entrée du fleuve et où on entretient une garnison permanente de 1000 soldats. Elle décline cependant après la Confédération quand la garnison britannique quitte définitivement la ville en 1871. Québec est aussi une capitale religieuse. Jusqu'en 1840, elle est le siège du seul diocèse catholique d'Amérique britannique. Cela donne à son évêque un prestige et une visibilité remarquables. La communauté des Ursulines y offre un cours de niveau secondaire aux jeunes filles tandis que le Séminaire des Jésuites y dispense le seul programme de niveau supérieur disponible en français avant que l'Université Laval n'ouvre ses portes en 1852. Mais Québec est, au XIXe siècle, le premier port du Bas-Canada et donc reste avant tout une ville commerciale, où converge tout le bois glané le long des affluents du Saint-Laurent et destiné à l'Angleterre. Québec est aussi la porte d'entrée des immigrants qui arrivent par milliers d'Irlande et de Grande-Bretagne entre 1815 et 1860. La Basse-Ville de Québec bourdonne alors au rythme de l'Empire britannique et souffrira donc beaucoup de l'abandon de la protection tarifaire par l'Angleterre après 1846. La ville souffre aussi de l'étroitesse de la plaine agricole environnante et du manque de voies de communication terrestre.

Le site de Montréal découle au contraire d'une position commerciale avantageuse, au coeur d'une riche plaine sillonnée de rivières, de routes et bientôt de chemins de fer. Y prédomine le commerce agricole avec le Haut-Canada, les ÉtatsUnis et la plaine environnante ainsi que les industries manufacturières et de transport.

Contrairement à Québec qui conserve sa vocation militaire, les fortifications de Montréal sont démantelées après 1804. Malgré cela, l'urbanisme continue à s'organiser autour d'un bourg, coincé entre les rues McGill à l'ouest, Berri à l'est et Saint-Antoine au Nord. Ce qu'on appelle aujourd'hui le Vieux-Montréal abrite jusqu'en 1850 l'essentiel des activités montréalaises. On y retrouve bien sûr son port achalandé, rempli de fourrures et de produits agricoles en transit ou destinés aux marchés publics de la ville, comme le prestigieux marché Bonsecours, ouvert en 1850. L'Eglise est fort présente à Montréal. Le puissant ordre des Sulpiciens y gère le Petit Séminaire et le Collège de Montréal, situé aux flancs de la Montagne. On y trouve encore l'Hôtel-Dieu des Soeurs-Grises et l'imposante Basilique Notre-Dame qui domine la ville depuis 1829. Après la subdivision de la grande paroisse de Montréal en 1847, Montréal se couvre vite de vastes et somptueuses églises. Le quartier des affaires se constitue alors au nord-ouest de la rue Saint-Laurent, avec ses banques, ses clubs privés et ses résidences luxueuses.

Au cours de la période, Montréal s'affirme comme métropole de toute l'Amérique britannique, en particulier comme noeud de transport entre le continent et l'Atlantique, mais aussi parce qu'elle est au coeur de la plus vaste et la plus populeuse plaine agricole du Québec.

 


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