• Plan du site
  • Nouveautés
  • Plus populaires
  • FAQ

Rubriques

Liens directs


 

 


Recevez chez vous toutes les nouveautés à propos de la Journée nationale des patriotes


 

 

Dans les titres seulement

 

Dans tout le texte

Les Patriotes de 1837@1838 - Le commerce colonial
 ANALYSE  Partager      
Le commerce colonial
Article diffusé depuis le 20 mai 2000
 




Un fait demeure incontournable. Jusqu'en 1867, le Canada, et avec lui le Québec, n'est qu'une colonie de l'Angleterre faisant partie d'un immense ensemble géopolitique: l'Empire britannique. Ce fait a de profondes implications économiques puisqu'ainsi, ni le Canada, ni le Québec, ne maîtrisent les leviers permettant d'orienter leur propre développement. L'attitude de l'Angleterre envers sa colonie ne diffère guère de celle qu'avait la France envers la Nouvelle-France: la colonie doit servir à fournir la métropole en ressources naturelles brutes. Elle ne doit pas concurrencer les produits de la mère-patrie ni commercer avec les autres puissances. C'est le mercantilisme.

Durant le Régime français l'activité économique pratiquée au Canada était sévèrement contrôlée. Le nombre de manufactures est limité, la pratique des corporations et des compagnies soumises aux autorités. Le résultat est l'échec de la diversification de l'économie. Jusqu'en 1760 la Nouvelle-France exportera de la morue et des fourrures à l'état brut et importe de France les produits manufacturés pour ses habitants et pour le trafic avec les Amérindiens. Une fois la conquête accomplie, l'Angleterre poursuit la politique mercantiliste. Outre les fourrures et la morue, s'ajoute désormais le blé dont le Québec est un exportateur net à la fin du XVIIIe siècle. Au contraire du blé d'autres pays, le blé du Québec bénéficie d'une protection douanière en Angleterre, c'est-à-dire qu'au nom de l'Empire britannique, le blé du Québec se vend là-bas au même prix que le blé anglais, alors que les grains américains, par exemple, sont taxés. Ce sont les Corn Laws, politique mercantiliste déjà ancienne qui vise à protéger et à encourager la production dans l'Empire. Le blocus commercial de l'Angleterre, imposé par l'empereur Napoléon après 1803, propulse les prix du bois pour la construction navale. La Grande-Bretagne étend alors les Corn Laws aux produits forestiers. Le bois québécois coûte donc moins cher en Angleterre que le bois de la Prusse ou de la Russie, par exemple. Ces formes de protection permettent à un commerce actif de naître sur le Saint-Laurent et à la bourgeoisie anglophone de Montréal et de Québec de prospérer.

 


Chercher dans les ouvrages consacrés aux patriotes.





Consulté 2263 fois depuis le 20 mai 2000
 [Nom]  (8 mai 2010)
Je suis d'accord avec ce que vous avez écrit, mais vous devriez ajouter vos sources bibliographiques

   Réagir ou compléter l'information

   

Le matériel sur ce site est soit original, soit libre de droit. Vous êtes invités à l'utiliser 
à condition d'en déclarer la provenance. © glaporte@cvm.qc.ca