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Les Patriotes de 1837@1838 - Pierre Pascal Bourque (1821-1870)
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Pierre Pascal Bourque (1821-1870)
Article diffusé depuis le 28 février 2011
 




Par M. Georges Bellemare, de la Société historique de Montréal

Pierre Pascal Bourque est né à Saint-Charles-sur-Richelieu le 19 avril 1821. Il serait décédé le 2 septembre 1870.

Le monument érigé sur le lot N 331 au cimetière Notre-Dame-des-Neiges sur le mont Royal n’a été installé qu’en 1889, soit plusieurs années après le décès de Bourque. Il est surmonté du buste de bronze de Pierre Pascal Bourque sculpté par Louis Philippe Hébert. Cette œuvre signée et datée fait environ une soixantaine de centimètres de haut.

Pierre Pascal Bourque est considéré comme patriote malgré le fait qu’il n’avait que seize ans et demi au moment de la bataille de Saint-Charles, le 25 novembre 1837. A-t-il pris les armes aux côtés des autres jeunes patriotes à cette occasion-là pour mériter ce qualificatif de Patriote ? Personne ne le sait jusqu’à maintenant. Son nom demeure inconnu dans les ouvrages traitant du sujet des Patriotes de 1837-1838 de même que dans les journaux de l’époque. Le nom de Pierre Pascal Bourque n’apparaît pas non plus dans les études fouillées d’Aedigius Fauteux (Patriotes de 1837-1838, Les Éditions des Dix, Montréal, 1950) et d’Alain Messier (Dictionnaire encyclopédique et historique des patriotes 1837-1838, Guérin, Montréal, 2002).

Les sept plus jeunes Patriotes, tous mineurs, a avoir donné leur vie sur le champ d’honneur de Saint-Charles sont Louis Moïse Parizeau — 17 ans, le plus jeune — né à Saint-Marc, le 10 juin 1820 qui a été confondu lors de la reconnaissance des corps des victimes avec Félix Hamel — 19 ans — né à Saint-Jean-Baptiste-de Rouville, le 23 février 1818 ; Joseph Boulay — 19 ans — né à Saint-Marc, le 17 août 1818 ; Joseph Raphaël Godhue — 19 ans — né à Saint-Charles, le 19 janvier 1818 ; Marc Jeannotte-Lachapelle — 20 ans — né à Saint-Marc, le 4 janvier 1817 ; Louis Lévesque — 18 ans — né à Saint-Marc, le 26 avril 1819 et Hyppolite (baptisé Paul) Senécal— 18 ans — né à Saint-Marc, le 26 février 1819. (Saint-Charles 1837 et la survie d’un peuple menacé, Georges Bellemare, Guérin, Montréal, 2005)

Pour quelle raison alors, a-t-on voulu conserver dans la mémoire collective le nom de Pierre Pascal Bourque en tant que patriote en lui élevant un monument au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, sur un lot où son corps n’est même pas inhumé ?

Malgré son jeune âge, est-ce que Pierre Pascal Bourque aurait pu être ce correspondant anonyme qui signe Un ami de la Justice et de la Vérité dans le journal Le Canadien en février 1838. Il ne fait aucun doute que ce correspondant a été témoin oculaire tant des des préparatifs, que de la bataille elle même et des jours qui ont suivi ce 25 novembre 1837 à Saint-Charles. Ou alors, aurait-il pu être un jeune qui a donné de précieux renseignements à l’auteur anonyme afin de préciser les étonnant détails de ses articles ? On se souvient qu’à l’âge de dix-huit ans, Amédée Papineau, fils de Louis-Joseph, commence déjà à prendre des notes et à entreprendre la rédaction quotidienne de son journal d'un Fils de la liberté, le 13 mars 1838.

 

Note d'Alain Lacoursière, le "Colombo de l'art québécois" http://www.telequebec.tv/.../episode.aspx?idCaseHoraire=102165046 :

En 2002, l’un des plus vieux bustes en bronze du Québec est volé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges. La sculpture, qui ornait la pierre tombale du patriote présumé Pierre-Pascal Bourque, est l’œuvre de Louis-Philippe Hébert, le plus célèbre sculpteur de l’histoire de l’art québécois, et vaut environ 20 000 $, selon les experts. La sculpture est retrouvée en mars 2006 dans un encan de la région montréalaise. Alain Lacoursière réussit à remonter jusqu’à son « propriétaire », un professeur qui prétend avoir acheté l’œuvre pour 300 $ dans un marché aux puces de Saint-Hyacinthe. Après avoir été récupéré par Alain Lacoursière, le buste a été confié aux bonnes mains de Jérôme Morissette, restaurateur spécialisé en métaux au Musée national des beaux-arts du Québec. En octobre 2006, quand il sort de l’atelier, non seulement le buste est-il comme neuf, mais il possède un tout nouvel ancrage : une tige métallique de plus d’un pied de longueur qui sera fixée dans la pierre du socle. On croit dès lors être à l’abri d’un nouveau vol. Or, en janvier 2008, le buste est volé à nouveau…

 

Note de l'auteur :

En regardant l'émission du détective Alain Lacoursière sur le vol du buste de Pierre Pascal Bourque au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, j'ai compris le déroulement du double vol de ce bronze magnifique de Philippe Hébert. Or, en janvier 2009, en me promenant en lendemain de tempête j'ai vu que le buste de Bourque n'était plus là. Après avoir averti l'administration du cimetière de cette disparition, on m'a référé au Musée de l'au-delà, puis à Alain Tremblay. Bref, il a pu retrouver une seconde fois l'œuvre d'Hébert et l'a remis au directeur de cimetière. Depuis ce temps le buste n'a pas été remis sur son monument. SAUVONS DE L'OUBLI LA MÉMOIRE DU PATRIOTE PIERRE PASCAL BOURQUE, né à Saint-Charles-sur-Richelieu en 1821, et pour permettre en même temps d'admirer une oeuvre magnifique de Philippe Hébert.

 


Chercher dans les ouvrages consacrés aux patriotes.





Consulté 3547 fois depuis le 28 février 2011
 Rosaire Pelletier  (23 novembre 2012)
Je viens de lire votre texte.Je veux assister à une activité organisée par la Société historique de Montréal,dimanche 25 novembre 2012,à 14 heures ,au cimetière Notre-Dame-des -Neiges de Montréal. Il s'agit du dévoilement du buste de Pierre Pascal Bourque ,copie résine de l'oeuvre du sculpteur Louis-Philippe Hébert.

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