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Les Patriotes de 1837@1838 - Histoire des Patriotes, un compte-rendu de Gilles Rhéaume
 HISTORIOGRAPHIE 
     
Histoire des Patriotes, un compte-rendu de Gilles Rhéaume
Article diffusé depuis le 25 octobre 2004
 




Gérard FILTEAU, Histoire des Patriotes, Éditions du Septentrion, Sillery, 2003, 628 pages.

Cette réédition de l’un des ouvrages parmi les plus importants de l’histoire des essais au Canada-Français et au Québec tombe à point nommé. Paru une première fois dans les années trente et rééditée au milieu des années soixante-dix, ce grand classique relate, avec ordre et méthode, les faits et gestes de la période de notre histoire sans doute la plus marquante pour les générations suivantes et parmi les plus significatives pour ceux et celles qui ont à cœur l’avenir national de notre peuple.

Au moment où le Canada consolide effrontément sa mainmise sur le devenir des Québécois par des lois iniques et des mesures perfides dont le nombre et la portée ne cessent de bloquer, chaque jour davantage, leur développement collectif et individuel, il est rafraîchissant de lire ou de relire une œuvre de cette qualité, tant les similitudes avec l’époque des Patriotes de 1837-1838 sont saisissantes.

Cette reconstitution historique en est une qui ne laisse personne indifférent et qui favorise grandement la connaissance de ces événements. Les professeurs, les chercheurs, les étudiants, les militants et les curieux trouveront dans ces pages une multitude de données, de renseignements et de portraits des principaux acteurs ainsi qu’une présentation critique et systématique des enjeux majeurs de cette véritable épopée. Divisé en huit parties, l’ouvrage brosse un tableau qui ne peut que satisfaire pleinement la soif de connaissance de celles et ceux qui le liront.

L’Angleterre qui s’est emparé de la Nouvelle-France devenue le Canada par le Traité de Paris de 1763 n’a reculé devant aucun stratagème pour s’assurer d’installer et de maintenir une tutelle sur toute une population pourtant installée depuis déjà des siècles sur ce territoire du continent nord-américain. Après avoir fait semblant de reconnaître les droits naturels et historiques des Francophones d’Amérique en 1774, par le «Quebec Act», afin de les distraire des invitations réitérées des Indépendantistes américains, Londres, en 1791, par le «Constitutionnal Act», a créé le Bas-Canada qui, malgré une assemblée parlementaire élue au suffrage universel, n’était pas vraiment démocratique car c’est le Gouverneur, nommé par le gouvernement anglais, qui détenait le pouvoir…

Les députés canadiens-français étaient incapables d’adopter les lois que commandait pourtant la conjoncture. Les Francophones contrôlait le Parti canadien, dirigé par Joseph Papineau, le père de Louis-Joseph, qui malgré sa majorité en Chambre, ne pouvait rien ! Dans les année vingt de ce siècle, cette formation politique changea de nom pour devenir le Parti Patriote. Un vaste mouvement social et politique s’est ainsi organisé sur l’ensemble du territoire avec des journaux, des associations de jeunes et de femmes, un drapeau, le tricolore dit canadien, une société nationale, la Société Saint-Jean-Baptiste, un programme connu sous le nom des 92 résolutions etc. À une époque où ni la télévision, ni la radio n’existaient, il est éblouissant de constater comment et combien ces idées de liberté et d’indépendance ont pu pénétrer aussi rapidement et efficacement toutes les couches de la population. Cette mobilisation nationale apeura fortement les autorités coloniales qui, comme ce fut le cas en octobre 1970 et en octobre 1995, lors du référendum volé, concocta des manœuvres et des magouilles visant à déstabiliser, puis à annihiler les contestataires… Stéphane Dion et Jean Chrétien eurent été heureux de participer à ces actions tyranniques… Et Paul Martin n’aurait rien dit, sans doute espérant des jours meilleurs…

Avec une plume trempée dans l’encre de la recherche authentique de la vérité, Gérard Filteau, avec la patience, la consistance et la fidélité d’un moine bénédictin, livre les fruits de ses recherches dont l’ensemble constitue une fresque extraordinaire d’acuité. Cette réédition est enrichie de commentaires qui jalonnent le texte original et nous permettent de profiter pleinement d’éclairages aussi pertinents que signifiants. Ce livre se lit comme un roman tant son style en est dynamique et harmonieux. Tout s’y retrouve et avec moult détails depuis les grandes assemblées publiques, les discours des Chefs, le vécu quotidien de la population, les décisions du «Family Compact», les batailles, toutes les batailles de cette période jusqu’aux aspirations des dirigeants Patriotes comme les Papineau, Delorimier, Chénier, Duvernay etc. De Saint-Charles à Saint-Denis, de Beauharnois à Chateauguay, de Saint-Eustache à Sainte-Scolastique en passant par Montréal, Sorel et autres, c’est tout le Québec du XIXe siècle qui se déroule sous nos yeux.

L’«Histoire de Patriotes» de Filteau doit se trouver dans toutes les bibliothèques comme une œuvre de référence à laquelle il est possible de faire appel.

Gilles Rhéaume

 


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Consulté 6836 fois depuis le 25 octobre 2004
 David  (25 octobre 2004)
M. Rhéaume affirme que: «L’Angleterre qui s’est emparé de la Nouvelle-France devenue le Canada par le Traité de Paris de 1763 n’a reculé devant aucun stratagème pour s’assurer d’installer et de maintenir une tutelle sur toute une population pourtant installée depuis déjà des siècles sur ce territoire du continent nord-américain. » Si Jacques Cartier explore le fleuve Saint-Laurent en 1535, la population française est très limitée jusqu`à l`établissement de la colonie royale par Louis XIV en 1663. Cette année, on ne dénombre que 2500 Français (essentiellement des voyageurs, des militaires et des commerçants), cela plus de 100 ans après les voyages de Cartier. En 1663 la colonie prend son essor et elle est vraiment habitée de Français qui émigrent ici. La Nouvelle-France réellement peuplée de Français ne dure donc que 100 ans et non des centaines d`années.

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